Charles Tristan de Montholon avant Sainte Hélène

La figure de Napoléon a tendance à faire de l'ombre aux autres personnages de son époque. Cette rubrique est destinée à leur faire une place.
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Diana
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Charles Tristan de Montholon avant Sainte Hélène

Message par Diana » 16 nov. 2007 15:58


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Charles Tristan marquis de Montholon naquit à Paris en 1783 et y décèdera le 21 août 1853.
Sa famille est d’origine bourguignonne et de noblesse de robe remontant au XIVème siècle.
Son père était colonel des dragons de Penthièvre et Charles Tristan n’a que 6 ans lorsque son père décède. Sa mère épousera en seconde noce M. de Sémonville qui adoptera l’enfant qui gardera le nom de son père mais auquel sera ajouté celui de son beau-père
À 11 ans le voilà embarqué sur la frégate « Junon » et témoin de la Campagne de Sardaigne.
En 1798 il entre au service et devint aide de camp d’Augereau. Cependant, le général Joubert ayant épousé la sœur de Charles Tristan celui-ci prend avec lui son jeune beau-frère, mais à la mort de Joubert, il retourne près d’Augereau.
Ensuite, avec l’armée d’Allemagne, le jeune Montholon participe à la bataille de Hohenlinden où il reçu le sabre d’honneur pour son courage.
Ensuite avec la Grande Armée il participe aux différentes campagnes et à Iéna il est grièvement blessé lors d’une charge contre les carrés prussiens.
Il se fait brillamment remarquer par Murat à Heiselberg et est à nouveau blessé à Eckmülh.
Lors de l’affaire de Madrid, on le nomme,sur le champ de bataille, chef d’escadron et colonel.
Plus tard, avec une dotation de 5000 francs il est fait baron et après la bataille de Wagram l’empereur le fait comte et l’attacha à sa personne.

Entre 1810 et 1812 il est nommé ministre plénipotentiaire près du grand-duc de Wurtzbourg et constatant l’existence d’une nouvelle coalition contre la France, transmet un rapport qui est conservé aux archives des affaires étrangères. Malgré ses brillantes capacités de diplomate, en 1812 il tombe en disgrâce.
La cause de cette disgrâce est son mariage avec Albine de Vassal, alors l’empereur lui avait refusé l’autorisation pour cette union. Il épouse Albine grâce à un subterfuge qui bien sur déplut à Napoléon qui lui retire toutes ses fonctions.

Il se retire sur ses terres et ne participera à aucunes des campagnes de 1813, mais en 1814 poussé par les évènements il va offrir ses services qui sont acceptés et qui lui permettent de prendre le commandement du département de la Loire avec le grade de général de brigade.

Lors de l’exil de Napoléon à l’île d’Elbe il ne servit pas les Bourbons et alla au-devant de l’empereur lors de son retour, celui-ci lui confie le commandement des régiments qui doivent le rejoindre. Il ne se distingue pas particulièrement pendant cette période et, après Waterloo il essaye de convaincre Napoléon de ne pas se rendre aux Anglais mais Napoléon ne suit pas ce conseil il abdique et son sort est désormais inévitable.
Charles Tristan de Montholon ainsi que le grand maréchal Bertrand, le général Gourgaud et Las Cases partiront avec leurs famille, domestiques et équipages pour la lointaine prison de Sainte-Hélène.

On s’interroge encore, sur les motifs qui ont réunis ces personnes aussi différentes pour accompagner Napoléon dans son exil.
Le premier signe de l'ignorance, c'est présumer que l'on sait.
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CC
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Message par CC » 17 nov. 2007 11:20

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Frédéric Staps
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Message par Frédéric Staps » 17 nov. 2007 11:56

Diana a écrit :La cause de cette disgrâce est son mariage avec Albine de Vassal, alors l’empereur lui avait refusé l’autorisation pour cette union. Il épouse Albine grâce à un subterfuge qui bien sur déplut à Napoléon qui lui retire toutes ses fonctions.
Un de plus !!!
Combien de personnes ont-elles donc dû pâtir de la fâcheuse habitude de Napoléon à se mêler de leur vie privée et de leur mariage ?
On peut déjà citer Berthier, Lucien, Jérôme, Hortense (indirectement). Voici maintenant Montholon. Mais il doit y en avoir d'autres...
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