VIVE L'EMPEREUR

Le temps de la grandeur est passé, mais l'Empereur se bat toujours.
Que se passe-t-il pour cet homme et ses proches?
fulub
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VIVE L'EMPEREUR

Message par fulub » 28 mai 2006 8:58

Je sais que ce genre de texte, est issu surtout de la legende, mais je le trouve tellement beau est triste à la fois, que je ne peux m'empêcher de le mettre sur le forum.
Dans une baraque, entre BORISOW et STUDIANKA, minuit à la lueur d'une lanterne;
-Bon sang de dieu, ou et, c’te chabraque? J’ai le cul gelé.Une grande planche tomba, d’un coup sourd, dans l'ombre.Sans doute qu'elle frappait des blessés; un hurlement retentit, et des hommes qu'on voyait a peine, en tas sur le sol, firent craquer leurs mâchoires.
-C'est pire que des fontaines...souffla quelqu'un.Mes deux trous dans le bras droit s'est rouverts.Sacré bonsande cochon, tu n'arreteras t'i pas de tomber me vla dans la glace rouge.A t'on jamais vu du sang qui gèle, c’est encore la faute à c'coquillard.
Le cuirassier qui avait culbuté la planche fit demi tour en grognant.Il n'avait gardé de sa tenue que son casque au manchon de poil, et sa culotte pourrissait à la MOSKOWA.Il avait les abatis matelassés de foin lié en cothurnes.Une lance cosaque lui avait ouvert un coté, et glacé, il cherchait dans les ténèbres sa chabraque perdu, pour s'en couvrir.
Le premier qui bouge, dit il sans regarder personne, je le tue à coups de casque.
Des cris couvrirent sa voix.Quelques soldats malgré leurs blessures, essayèrent de se lever.La porte s'entre bailla, et dans un coup de vent, un nouveau venu s'approcha d'eux.
On se tient debout pour saluer les amis, dit un voltigeur qui hoquetait son dernier souffle.
Alors quoi, sur une quille ! répondit le dragon en se glissant.On m'a pas appris cette valse la!
Quelqu'un tourna la lanterne.Le dragon n'avait qu'une jambe.
Tiens, c’est jacole, cria une voix.
BRUERT, Bruert, dit le cul de jatte.
Alors deux hommes, blessés à la tête s'avancèrent, ils étaient de la même compagnie que jacole.Le dragon, couché les regarda.
Vous aut’ aussi qu'est ce que tu as, Dubois?
DUBOIS montra son cou a moitié ouvert.Il tendait le crâne à gauche, pour fermer l'entaille et ne parlait pas....
Touché dit le dragon.et toi bruert?
Bruert à plat ventre se mit à rire
Moi j'ai quat'oeils à la frimousse
Tous les blessés de la baraque entendirent .Ils étaient bien cinquante.Ce mot les égaya.
Est il rigolo, ce BRUERT, ronfla dans sa soupente un grenadier de la garde.
Qu’est ce que cela veut dire tes « quat'oeils « demandait le dragon..T’a du chien de blaguer en ce moment ici...
Bruet toujours a play ventre ;leva la tete :
J’ai reçu deux ricochets dans le front, v’lan, v’lan tout près des oreilles.
le cuirassiers blessé au flanc passa devant eux, et sombre, énorme, demanda
« :ou et ma chabraque? »
Malgré sa blessure, JACOLE SE DRESSA SUR SES POING et le buste haut, accroupi sur son unique jambe :
« T'as pas fini de nous raser avec ta sacrée pelure d'enfer, j’vas t'en tailler une sur ta peau de chabraque, si tu continues ».
« Ah gueuler gueuler toujours… tiens, tu as raison; j’aime mieux me battre » repondit le soldat.
ILS AVAIENT leurs sabres .Le dragon tira le sien, l’empoigna, et malgré sa souffrance, pointa le ventre du cuirassier.
Mais au moment ou l'homme à la chabraque ripostait,un autre sabre étincela entre les blessés,et a la lanterne éclaira deux yeux clairs ,une figure enveloppée de favoris,des croix françaises...
« Silence », cria l'officier.
Il fit trois pas, jeta un coup d'oeil au fond de la baraque, et se mit à interroger les blessés Ton nom?
CAILLASSE Henri.
De quoi te plaint tu?
L'homme se fâcha.
« Probablement, dit 'il que tu te fous des houzards, mon capitaine.
Est ce que t'as vu broncher ceux de 1806? Me plaindre moi, qu’ai plus souvent couché dans les bombes que toi d'avec les p......... de vienne, si tu recevais de la mitraille, hein malgré tes croix, t’irait il geindre auprès de l'autre?
Non dit le capitaine
Il regardait l'homme étalé à terre, et cherchait le long de son corps.
« qu'est ce que tu as « ?
Le housard tendit deux choses rouges
« Je n'ai plus de mains. »
Le capitaine frémit et se retourna.Sa botte avait touché un homme.
« Ton nom? »
-DUBUQUE
-Qu’est ce que tu as?
C’était un cavalier du 20e chasseurs.il souleva sa gorge qu'une balle avait traversée.
Le capitaine fit un demi à gauche.
-Et toi, comment t'appelles tu?
Mais le soldat ne voulut rien dire.Accroupi, le front collé terre, ses épaules n'avaient pas bougé.Le capitaine lui prit la ceinture, le secoua, et il vit que c'était un voltigeur de la garde.L'homme resta sur ses genoux.
-Fais voir ta frimousse.
Le voltigeur n'avait plus de figure.Il montra sa plaie, qq. Chose comme une pâtée de gueule.
-Oui dit un homme, vous croyez p'tet qui va vous répondre.
Le blessé avait levé ses deux mains, et tenait six doigts à la hauteur de ses yeux...
...veut dire comme ça .Dit son compagnon, qu’il a besoin de six francs, histoire de payer le médecin major, et boire à vote santé, capitaine.
Le voltigeur fit signe que non Alors l'officier se pencha, et reconnut la blessure .Le soldat de la garde allait mourir.Une balle lui avait traversé la tête en lui arrachant le nez, la peau des lèvres, et six dents.
-Tu es un brave, dit le capitaine.
Le voltigeur satisfait se recoucha.
Plus pale que la lune qui entrait par les crevasses de la porte, l’officier à deux pas de lui, entendit une rauque haleine, l’ahan de fatigue d'un bûcheron, et des soufflets sourds comme frappés sur un bois solide, il s'approcha.
-Ton nom? dit il au fantôme.
DRAGON DE LATOUR MAUBOURG, fit une voix rauque.
Et les coups continuèrent.
-Ton nom ? Répéta l’officier, j’ai besoin de ton nom.
-Dragon de LATOUR MAUBOURG, dit la voix devenue têtue.
-Il s'appelle BEAUS de la 3e compagnie.
-C'est bien, dit le capitaine en frissonnant.Et qu'est ce que tu as toi? Mon camarade.
Le soldat ne répondit rien, mais sa lutte redoubla de fureur.IL enlevait la gangrene de son pied a coups de sabre.
-Ou as tu été blessé?
L’homme comprit à sa manière; c’était un peu une brute.Et sa tête se dressa en recitant cette page de livret, cette leçon:
-Neufs coups de sabre au siège de SCHLESTADY 93
-Biscaïen dans la jambe gauche à la prise de francfort96
-Éclat d'obus à la poitrine hohenlinden1800
-Perdu le doigt index de la main droite à Austerlitz 1805
-Coup de feu au bras droit à caracals 1811
Et il ajouta, pris d'un rire sombre, en, cognant de nouveau son pied; mort dans les Russies en 1812.
Le capitaine terrifie fit demi tour. A trois heures du matin, l’empereur, cantonné à borisow, au milieu de sa grande armée, apprit une seconde fois par Oudinot, que deux ponts se trouvaient à STUDIANKA.
Vous y pourrez faire passer l'armée, sir.corbineau à qui nous devons cette découverte avait raison, dit le maréchal.
L’empereur se leva, tout a fait décidé, et le maréchal sortit.
Vers cinq heures, l’armée quitta ses cantonements.On avait commencé un pont sur borisow, de manière à tromper l'ennemi, et les pontonniers en emportaient un autre, pour le jeter à studianka.Le jour allait venir.
OUDINOT marchait à coté de l'empereur suivi au loin des immenses débris de la grande armée,lorsqu’a mi route une galopade retentit,et un aide de camp du maréchal lancé ventre à terre,à bride avalée,arrêta sa monture devant lui.
-C’est vous BAROIS?
Oui, monsieur le maréchal.
-Qu’avez vous?
Le capitaine était tout bleme.Il epilait sa moustache à coups de dents, et secouait son cheval.
-Rien… je n'ai rien;
Tout à coup il s'écria;
-Monsieur le maréchal, je viens de voir une chose terrible.
-Contez nous ça dit OUDINOT
Le capitaine fit volte face, et d'une voix rapide ou haletaient son épouvante et son émotion.
-Une bande de trainards appartenant aux divers corps d'armée_ah!quels hommes rencontra,le soir du 24, dans les environs de STADHOF,un guêpier de cosaques,douze cents ,monsieur le maréchal,ces hommes,grenadiers,cuirassiers,dragons,au nombre de cinquante,dont qq uns mourrants,n'étaient commandés que par un voltigeur de la garde,que je vous recommande pour le jour ou la vielle armée manquera de chefs d'escadrons;des douze cents cosaques,il ne reste plus que des bottes,je viens de voir nos soldats ,tous réfugiés dans une baraque,sans vivre,sans effets,sans secours.Ils n'ont qu'une lanterne,disent des blagues et s'amusent à mourir...
L'empereur tête basse, allait au pas derrière son état major.Le maréchal demanda;
-Ou sont ils?
Sur la route que nous suivons, un peu en avant de STUDIANKA Monsieur le maréchal, qu’on m'enlève mon grade, si de ma rosse de vie je dois revoir ça.
-Ne rien promettre à de semblable soldats J'ai outrepasser auprès d'eux mes droits de capitaine,mais que faire aux milieu d'hommes gavés de mitraille comme des poulets de grain,et qui,à chaque question,vous répondent;vive l'empereur,Je les ai tous interroges.Il y en a qui ont fait JEMMAPES.Tonnerre de dieu,j'ai sur le coeur une infraction à faire casser au grade vingt commandants de corps ,mais j'ai trente deux ans et de la poigne ,je regagnerai mes galons demain ou je crèverai pour la france.
-Quelle est cette infraction ?dit OUDINOT.Parlez devant l'empereur.
L'empereur… fit BARROIS.
NAPOLEON se retourna tout à fait et regarda le capitaine dans les yeux.
-PARLEZ.
L'officier trembla sur sa selle, étourdit.l’etat major marchait toujours.Au moment ou le capitaine reprenait son souffle et retrouvait sa salive, le cheval de NAPOLEON s'arrêta net.
NOUS Y SOMMES, cria barrois ivre fou, mes gaillards sont la, sur la route.
Quand je leurs ai dit que l'empereur passerait devant eux pour aller à studianka, ils sont sortis de la baraque, en masse, pour le voir, alors j'ai fait formes le cercle, et je leurs ai promis a tous ...Ah dit le capitaine en se frappant le shako, qu’on m'enlève mon grade.
-Parlez dit l'empereur impatient
Eh bien cria le capitaine, comme ils allaient partir sans se plaindre, moi BARROIS aimable garçon, capitaine tout court je leur ai lâché des croix, les croix de l’empereur. Vive la France, ont crié mes ânes, Ils ont toujours prêts ce testament la dans leur giberne.Enfin, au regard qu'ils m'ont lancé, j’ai senti que ces vieux bougres la, parleraient de moi au bon dieu, et remettraient mes affaires du ciel en ordre.
Maintenant vous pouvez ôter ces croix, je ne suis qu'un simple capitaine après tout.Mais mourir pour mourir, crever contents, ça vaut mieux que rien.OUDINOT
Interrompit le capitaine qui vraisemblablement délirait .Il y avait sur le chemin une butte de spectres, et cette butte, rouge de sang, était immobile.
-C'est eux dit le capitaine.
Un vent de glace les avait gelés.Ces cinquante hommes couvraient les deux bords du chemin, comme les croyants de la mecque.Ils avaient attendu l'empereur
toute la nuit,et sinon de leur blessures,ils étaient en train de mourir de froid .BRUERT,aux tempes crevés,était grimpé sur le cuirassier qui depuis cinq heures gardais la route,en équilibre sur une jambe,comme un heron.D'autres ne bougeaient pas...DUBUQUE,étendu ,vomissait encore du sang.Le voltigeur au museau marché par les balles,enfoncé dans ces débris de jambes,ces tronçons de bras,surveillait l'horizon comme un oiseau de nuit dans son arbre,mais ce fut le dragon de LATOUR MAUBOURG monté au sommet de ce sublime tertre ,qui le premier ,apercevant les colonnes ,cria en guise de garde a vous , »vive l'empereur »
Napoléon pensif les observa une seconde, et se retourna vers le capitaine
-OU avez vous été décoré, vous?
-A ULM sire ou j'ai fait prisonnier une colonne d'autrichiens
OUDINOT s'avança
-Votre majesté n'ordonne rien pour ces croix?
-Quelles croix?
-Celles qu'a données si imprudemment le capitaine
L'empereur dit seulement,"le chef d'escadrons BARROIS vient de faire ce que j'eusse fait à sa place, remettons nous en route, je maintient ces croix, vous me ferais signer les cinquante brevets demain"
Et raide sur son cheval et dans son manteau, vaguement le tondu salua les morts.

"La légende de l'aigle"
Par georges d'esparbes
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Message par CC » 28 mai 2006 10:49

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Message par CC » 28 mai 2006 10:52

C'est une hécatombe, cette campagne!

Encore un récit plein de drames. Avec un moteur: Napoléon.

Moteur à ce point: légende ou réalité?
fulub
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Message par fulub » 28 mai 2006 10:56

comme je l'ai ecrit ,il y a eu peut etre une petite part de verité dans ce texte , mais c'est oh combien pathetique,et c'est cela ,ce genre de texte qui a contribuer quelques part a la legende de napoleon.
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Message par Joker » 28 mai 2006 23:58

Horrible et sublime à la fois !
Toute l'atrocité de la retraite de Russie est condensée dans ce récit.
Il n'y a rien à ajouter, juste à s'incliner... :croix:
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Message par CC » 29 mai 2006 0:17

Désolée, mais à ce point dans l'horreur, je ne trouve rien de sublime. :cry:
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Message par Joker » 29 mai 2006 0:32

Le sublime, à mes yeux, vient du fait que ces hommes à l'article de la mort et malgré leurs souffrances physiques continuaient à vénérer celui qui les avait mené là.
Au point de quitter leur abri de fortune pour aller l'acclamer lors de son passage en patientant plusieurs heures sous un froid polaire.
Une telle abnégation de soi-même force le respect, même si on peut difficilement la concevoir avec nos valeurs actuelles...
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Frédéric Staps
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Message par Frédéric Staps » 29 mai 2006 9:10

Le problème est de déterminer la part de vérité de ce texte. Elle a l'air bien faible. Si 50 Français avaient pu exterminer à eux seuls 1200 cosaques, la retraite de Russie n'aurait pas été le désastre qu'elle a été mais la plus grande victoire de Napoléon. Ce point paraît donc assez douteux.
Quelle est par ailleurs l'authenticité des dialogues des blessés et des mourants ? D'Esparbès les a-t-il repris à partir du témoignage du capitaine ? Cela paraît également douteux puisque ces dialogues débutent avant l'arrivée du capitaine. Il s'agit donc nécessairement d'une reconstruction. Et bizarrement, dans cette reconstruction, aucune voix ne s'élève pour formuler des plaintes qui seraient pourtant tout à fait justifiées. On sait pourtant que, même dans des conditions moins extrêmes, les hommes récriminaient. Il paraît donc surprenant qu'à l'article de la mort, pas un seul, alors qu'ils n'avaient plus grand-chose à perdre, n'ait exprimé de la colère face à un tel gâchis.
Ce texte, "sublime" pour certains, plonge plutôt d'autres dans un profond malaise, car il pourrait bien n'être sous couvert de rendre hommage au courage de ces hommes qu'une manière d'occulter la souffrance et le désespoir qu'ont dû subir ces hommes.
On retrouve d'ailleurs dans ce texte de d'Esparbès cette focalisation sur la question des médailles dont l'attribution généreuse par le chef suffirait à effacer la perte des vies humaines. :roll:
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Message par Joker » 29 mai 2006 23:38

Il s'agit là de votre propre vision des choses, ni plus ni moins.
Même si, et sur ce point je vous rejoins en partie, la base de ce récit peut sembler douteuse, il y eut, ne vous en déplaise, des hommes qui adoptèrent ce type d'attitude lors de la retraite de Russie.
Cette déroute eut pour effet de révéler les caractères des uns et des autres : la lâcheté et l'ignominie des uns le disputa à la bravoure et à l'héroïsme des autres, et ce jusqu'au sacrifice suprême.
Même s'il a probablement fait oeuvre de fiction, D'Esparbès s'est aussi inspiré de faits et anecdotes authentiques en les enrobant sous une forme romanesque.
Et ne focalisez donc pas ainsi sur cette histoire de médailles : elle dénote simplement l'impuissance de l'Empereur à récompenser comme il convient une telle abnégation. Aucun panégyrique là-dedans !
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Message par Frédéric Staps » 30 mai 2006 8:13

Joker a écrit :Aucun panégyrique là-dedans !
Non, c'est certain. Un ouvrage qui s'intitule La légende de l'aigle n'a sûrement aucune intention de magnifier "l'aigle" dont il parle... :lol:
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Message par Joker » 30 mai 2006 23:46

Vous occultez complètement le fait qu'une légende a aussi ses côtés noirs.
Et je continue à prétendre que D'Esparbès en a également nourri son récit.
A chacun sa propre grille de lecture... :wink:
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Message par fulub » 31 mai 2006 6:22

je ne dirais qu'une chose ,il n'y a pas de fumé sans feux,(ce n'est pas de moi ,si si!)
1pour cent de vérité ? plus,? pour ma part peu importe.C'est un recit ou chacun peu imaginer ou pas la scene
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Message par Frédéric Staps » 31 mai 2006 9:43

fulub a écrit :il n'y a pas de fumée sans feu
En histoire, c'est certainement le plus mauvais argument qui soit. C'est le contraire de la critique historique, car cela permet d'accréditer les pires rumeurs.
Pour prendre un exemple qui n'a pas grand-chose à voir avec Napoléon, je viens de lire un livre de Will Eisner qui s'appelle Le complot et qui raconte L'Histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion. Ce qui est surprenant dans cette histoire (et qui a motivé l'auteur à en faire une BD), ce n'est pas tant la manière dont ce faux document a été composé, mais bien le fait que quoique l'on ait démontré à diverses reprises qu'il s'agissait d'un faux, ce document continue à circuler et à alimenter l'antisémitisme. Reprenant des propos qu'il a entendus à ce sujet, Eisner fait notamment dire à un de ses personnages :
Même si c'est un faux, les gens devraient le lire parce qu'il démasque les juifs !!!
http://www.actuabd.com/article.php3?id_article=3002
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Message par Joker » 31 mai 2006 23:32

Avouez quand même que le rapport entre votre exemple sur des thèses antisémites et la légende napoléonienne est pour le moins tiré par les cheveux. :o
D'Esparbès est sans doute un admirateur de Napoléon, mais il n'occulte pas pour autant ses côtés sombres en le dépeignant comme un hystérique (cf le post sur les "Marie-Louise") ou comme un individu manifestement dépassé par les événements dans le texte repris ci-dessus.
Je crois donc tout simplement que Fulub a voulu dire qu'il était loisible à chacun de rechercher la part de vérité dans ses écrits et de laisser courir son imagination pour le reste...
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Message par fulub » 01 juin 2006 5:13

chacun est libre d'interpreter a sa facon ub texte et d'y voir ce qu'il veut.
pour ce qui est de ce texte ,c'est vrai que c 'est fait pour montrer la "grandeur" de napoleon ,mais peut etre a t'il simplement ecrit divers temoignage par ci par la ,et les a mis bout en bout ,et a rajouter un peu de "couleur" histoire que le sujet se tienne.
c pour cela que je dit il n'y a pas de fume sans feu.
je pense qu'il reflete qq part un etat d'esprit de soldats de l'epoque (pas tous) mais des "anciens" (sujets repris d'ailleurs dans le film "austerliz" le grognard joué par michel simon.) pas content contre napoleon ,mais pret a prendre des risques pour lui.
tspf
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