Situation militaire de l'Espagne face à l'armée française

Le temps de la grandeur est passé, mais l'Empereur se bat toujours.
Que se passe-t-il pour cet homme et ses proches?
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Diana
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Situation militaire de l'Espagne face à l'armée française

Message par Diana » 24 avr. 2009 15:46

:salut:
..."D'autres,voyant l'Europe entière fléchir sous la puissance de Napoléon, ne pouvaient s'imaginer que l'Espagne se sentît en état de reconquérir ses provinces et son indépendance. La résistance ne pouvait être pour eux que la ruine de leur pays. Cette incertitude se faisait particulièrement remarquer dans les classes supérieures; de sorte que, si les Français avaient eu des forces suffisantes pour occuper toutes les provinces et réprimer les premiers mouvements insurrectionnels,l'effervescence se fut peut-être calmée peu à peu, et la nouvelle dynastie aurait eu des chances pour se fonder. Mais l'Empereur, accoutumé à ne voir la force que dans le gouvernement et les troupes régulières, crut trop facile de conquérir un royaume dont les princes étaient ses prisonniers, et qui n'avait à lui opposer que le simulacre d'une armée. Dans cette persuasion, il se borna à renforcer les trois corps d'armée dont nous avons déjà parlé. Un quatrième corps, aux ordres du maréchal Bessières, porta le total des troupes françaises en Espagne à environ 80 mille hommes. Cette armée,trop peu nombreuse pour soumettre une population de plus de 10 millions d'âmes, déterminée à se défendre, était encore faible par sa composition.
Excepté un détachement de la garde impériale et quelques bataillons suisses, polonais ou italiens, il n'y avait que des bataillons provisoires de conscrits, commandés par des officiers restés longtemps sans emploi.

A cette époque, la totalité des troupes espagnoles,y compris les milices provinciales, s'élevait à peine à 100 mille hommes, nombre dont il fallait défalquer la garnison des places de l'Afrique, des îles Baléares et des Canaries; le corps de la Romana, alors en Danemark comme auxiliaire des Français, et celui sous les ordres de Junot, en Portugal. Il ne restait donc, dans la Péninsule, qu'environ 50 mille hommes de troupes régulières, en y comprenant le corps du camp de Saint-Roch, et les garnisons des places maritimes."


MÉMOIRE ET CORRESPONANCE DU ROI JOSEPH
Publiés et annotés et mis en ordre
Par A. DU CASSE
Aide de camp de S.A.I- le prince Jérôme Napoléon
TOME QUATRIEME
PARIS 1854
Le premier signe de l'ignorance, c'est présumer que l'on sait.
(Baltasar Gracián 1601-1646)
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CC
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Message par CC » 02 mai 2009 15:57

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