Les cavaliers polonais vers Somosierra

Le temps de la grandeur est passé, mais l'Empereur se bat toujours.
Que se passe-t-il pour cet homme et ses proches?
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Diana
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Les cavaliers polonais vers Somosierra

Message par Diana » 14 mars 2010 11:06

:salut:
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tableau d'Horace Vernet

En 1807, alors que Napoléon se trouvait à Varsovie il était escorté par une garde d’honneur provisoire sous les ordres du comte Vincent Krasinski et composée de jeunes gens appartenant à la meilleure classe de la société polonaise. L’éducation, la bonne conduite et le dévouement de ces jeunes Polonais impressionna l’Empereur qui proposa au gouvernement provisoire de Pologne de former un régiment de chevau-légers pour servir dans sa garde. Ce fut le 6 avril 1807 que Napoléon signa le décret de la formation du régiment des chevau-légers dont voici les données :

« Le régiment compte quatre escadrons, de deux compagnies chacun. Chaque compagnie comprend : 1 capitaine, 2 lieutenants en premier, 2 lieutenant en second, 1 maréchal des logis chef, 6 maréchaux des logis, 1 sergent fourrier, 10 brigadiers, 97 soldats, 2 trompettes et 2 maréchaux ferrants.
L’État-major du régiment comprendrait, outre le commandant du régiment : 2 majors de la garde (Français). 4 chefs d’escadrons, 1 capitaine instructeur de la garde, 2 adjudants (Français), 4 sous-adjudants polonais, 1 porte-étendard, 4 médecins et 15 hommes de différents grades, avec les attributions de vaguemestre, aide-vétérinaires, etc. »


Pour être admis au régiment, les candidats devaient être propriétaires ou fils de propriétaires, avoir pas moins de 18 ans ni plus de 40, l’habillement et l’équipement étaient à leurs frais. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, lors de la charge héroïque de Somosierra, les hommes étaient armés de carabines, de pistolets et de sabres, les lances ne feront leur apparition qu’en 1809, après la bataille de Wagram.

Voici ce que dit Zaluski dans ses Mémoires concernant les lances :
« Dans cette bataille (Wagram), les chevau-légers polonais chargèrent les uhlans autrichiens. Dans la bagarre, plusieurs hommes s’emparèrent des lances de leurs adversaires et en usèrent si adroitement que leurs camarades suivirent leur exemple et s’empressèrent d’en faire autant. Ainsi armés, les chevau-légers, soutenu ensuite par les chasseurs à cheval de la garde, s’emparèrent de 45 canons autrichiens, dispersèrent quatre régiments de cavalerie ennemie et firent prisonnier le prince d’Auersperg. »

« Qu’on leur donne des lances, s’ils savent si bien s’en servir » dit Napoléon à Bessières. »
Le premier signe de l'ignorance, c'est présumer que l'on sait.
(Baltasar Gracián 1601-1646)
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CC
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Message par CC » 15 avr. 2010 17:38

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