Marie Walewska, l'autre grand amour?

Le temps de la grandeur est passé, mais l'Empereur se bat toujours.
Que se passe-t-il pour cet homme et ses proches?
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Fortune
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Message par Fortune » 03 sept. 2006 17:40

Avec une toute petite exception : la passion du début pour Joséphine.
Certes, avec la fougue et l'impertinence qu'on lui connait, mais à sa façon
je pense qu'il a été un amoureux romantique l'espace d'une passion, à en croire la lecture de ses lettres envoyées à sa toute nouvelle épouse.
Modifié en dernier par Fortune le 03 sept. 2006 17:41, modifié 1 fois.
Fortune
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Message par Invité » 03 sept. 2006 17:40

Oui...
Mais je ne pense pas que Napoléon ait été un romantique.
Peut-être un peu dans sa prime jeunesse? (Clisson et Eugénie...)
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CC
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Message par CC » 03 sept. 2006 17:41

Oui, avec Joséphine au début.
J'ai la même impression.
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Frédéric Staps
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Message par Frédéric Staps » 03 sept. 2006 19:41

CC a écrit :Après un viol, il est effectivement étonnant que la victime se rende d'elle-même chez son bourreau.
Le "violeur" n'est pas n'importe qui. Les menaces qu'il a proférées pour faire céder Marie Walewska ont de quoi inquiéter la jeune comtesse polonaise. Repousser plus longtemps les avances de l'homme le plus puissant du moment pourrait entraîner de très graves conséquences pour sa patrie. Des membres de sa famille ont déjà sacrifié leur vie pour la cause patriotique qui est loin de lui être indifférente. Voilà quelques éléments qui peuvent expliquer qu'elle soit arrivée à surmonter l'éventuelle répulsion que pouvait susciter le comportement particulièrement peu délicat d'un empereur qui croit que son pouvoir lui donne le droit de commettre les actes les plus odieux pour assouvir ses désirs. :roll:
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Message par Fortune » 08 sept. 2006 21:13

Au fait, cette pauvre Marie Walewska meurt en 1817, donc avant Napoléon.

Il avait été affecté en apprenant, à l'île d'Elbe, le décès de Joséphine.
En a-t-il été de même à l'annonce de la disparition de son "épouse polonaise"?
S'est-il confié à ce sujet à ses compagnons de captivité?

:fleur:
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Frédéric Staps
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Message par Frédéric Staps » 09 sept. 2006 10:06

Inutile de chercher dans le Mémorial.
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Message par Fortune » 09 sept. 2006 10:10

Développez SVP...
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Message par CC » 09 sept. 2006 10:14

Je pense que Pierre veut dire que Las Cases a arrêté le Mémorial, pour cause d'arrestation et de départ de Sainte-Hélène en novembre 1816... et Marie est morte en décembre 1817. :wink:
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Message par Fortune » 09 sept. 2006 10:29

D'accord, mais il n'y a pas eu que le Mémorial.
Chacun tenait son "petit carnet secret", certains rendus publiques, d'autres pas.
Pas d'info sur les sentiments de l'empereur à l'annonce de la mort de Marie?
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Message par Drouet cyril » 10 sept. 2006 10:14

Je ne sais si on lui annonça la mort de Marie, mais il fut tenu au courant de son mariage. Nouvelle qui ne lui fit guère plaisir.
fulub
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Message par fulub » 01 oct. 2006 6:33

mais l a t il exprimer quel que part ce regret?
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Joséphine
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Message par Joséphine » 24 janv. 2007 23:52

Napoléon a bien regretté Joséphine. Ce fut un coup terrible à l'île d'Elbe. Puis, sur le chemin de l'exil, il est passé à Malmaison, dans le souvenir de son amour. Il aimait vraiment Joséphine. Physiquement et moralement. Il n'y a que ses dettes qui l'énervaient.
S'il a appris la mort de Marie, il en a sûrement été très triste également. Il était sentimental. Il s'attachait aux choses et aux gens, même s'il le cachait parfois très bien.
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Frédéric Staps
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Message par Frédéric Staps » 25 janv. 2007 16:45

Joséphine a écrit :Il était sentimental.
Bof...
Voici ce que Napoléon écrivait le 23 mai 1804 à Berthier suite au décès de son père :
Mon Cousin, je prends part à votre douleur. La perte d'un père est toujours sensible. Je vous connais, et je comprends vos peines.
Mais enfin, à quatre-vingt-cinq ans, il faut bien finir; et quand on a bien vécu, on ne peut plus ambitionner à cet âge que de laisser un bon souvenir.
Croyez à toute la part que je prends à cette perte.

C'est loin d'être le texte d'un sentimental. Et si cela se voulait réconfortant, ça paraît plutôt raté. :roll:
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Joséphine
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Message par Joséphine » 25 janv. 2007 22:42

Il a raison cependant: à 85 ans, on est vieux. Surtout il y a 200ans. Imaginez un peu le nombre de personnes qui doivent leur vie à la chirurgie moderne. Il y a 200 ans, arriver à 85 ans devait tenir de l'exploit. Donc c'est vrai, c'est triste mais normal de mourir à cet âge. Et Napoléon ne dit pas autre chose. Il le dit alors que les autres se contentent de le penser. IL n'a pas toujours le tact, mais cela ne veut pas dire qu'il n'est pas sentimental. Pierre, je trouve votre exemple mal choisi. Je maintiens donc: Napoléon était un sentimental.
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Message par Frédéric Staps » 25 janv. 2007 23:29

Il est sentimental comme Adolphe, le personnage du roman homonyme de Benjamin Constant. Incapable d'aimer la femme qu'il a séduite tant qu'il doit vivre à ses côtés, mais trouvant une satisfaction certaine dans la tristesse qu'il éprouve après sa mort dont il est en partie responsable.

Pour le texte à propos du père de Berthier, je n'ai pas pu m'empêcher de l'interpréter de la manière suivante quand je l'ai lu la première fois :
Berthier, ne venez pas nous emmerder avec vos pleurs sur la mort d'un vieux bonhomme qui avait fait son temps. Votre douleur est ridicule.
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