Pour présenter et discuter de livres, films, sites web...
Répondre
Avatar du membre
La Bédoyère
De coeur et de passion
Messages : 909
Enregistré le : 07 juin 2007 16:09

Message par La Bédoyère » 12 août 2008 18:59

Merci Bastet pour votre post.

Avez-vous lu l'article intéréssantissime sur le général Hugo ?


:paix:
---
Quelle époque, quels hommes

Avatar du membre
bastet
Messages : 747
Enregistré le : 06 août 2008 20:40
Localisation : Sud Ouest

article général

Message par bastet » 13 août 2008 9:53

Cher La Bedoyère!

L'article est très intéressant, mais moi je trouve que physiquement il ressemble à Victor et encore plus sur le plan amoureux, en plus il était artiste cet homme.

Avez-vous lu Napoléon et le folie espagnole, c'est assez bien; et le Napoléon de Luigi Mascilli Migliorini?

A bientôt et courage : moi je ne tiens pas compte des détracteurs ou contradicteurs comme ça j'ai l'âme en repos et j'avance dans mes pensées toutes remplies du Maître
"Mes vers fuiraient doux et frais/Vers votre jardin si beau/Si mes vers avaient des ailes/Des ailes comme l'oiseau"

Avatar du membre
La Bédoyère
De coeur et de passion
Messages : 909
Enregistré le : 07 juin 2007 16:09

Message par La Bédoyère » 13 août 2008 18:40

Bonsoir Bastet !

J'ai lu la biographie de Luigi Mascelli Migliorini...Je l'avais entedu dans un colloque, organisé par la Fondation Napoléon, en novembre 2004....C'est la grande classe !


:paix:
---
Quelle époque, quels hommes

Avatar du membre
La Bédoyère
De coeur et de passion
Messages : 909
Enregistré le : 07 juin 2007 16:09

Message par La Bédoyère » 13 août 2008 19:38

Cétait un colloque sur Napoléon et l'Europe.
---
Quelle époque, quels hommes

Avatar du membre
Frédéric Staps
Réfractaire impénitent
Messages : 4617
Enregistré le : 26 avr. 2006 12:17

Message par Frédéric Staps » 23 août 2008 8:41

Puisque vous avez lu tous les deux le livre de Luigi Mascilli Migliorini, vous allez peut-être pouvoir m'expliquer les nombreux passages obscurs de ce livre. A votre avis, est-ce la traduction qui est mal faite (il y a en effet quelques phrases qui semblent incorrectes d'un point de vue grammaticale) ou l'auteur écrit-il de manière délibérément complexe afin de convaincre ses lecteurs tétanisés de sa remarquable intelligence ? (Le fait qu'un quart du livre est occupé par les notes me ferait plutôt pencher pour la seconde hypothèse).

Voici un passage (lu hier soir) que vous seriez bien aimables de décrypter pour moi (pp. 279-280 de l'édition française dans la collection Tempus de Perrin) :
Et puisque le jeu des précédents historiques ne serait, en l'occurrence, que trop facile, on ne peut s'empêcher d'observer - grâce encore une fois à Montgaillard pour qui Napoléon, ce faisant, avait "changé la face du monde (11)" - que la complexité du dessein napoléonien ne naissait pas seulement du singulier court-circuit par lequel il voulait imposer à une Europe moderne un système de relations qu'elle avait désormais dépassé, mais du fait que la dimension impériale qu'il voulait expérimenter était quelque chose de tout à fait nouveau. L'Empire fédératif, autrement dit, ne venait pas avant les Etats modernes, comme la généalogie symbolique pouvait facilement le faire croire ; mais au contraire, comme l'indique la chronologie, après eux. Et il posait en ce sens deux types de problèmes qui ne pouvaient alors probablement pas être résolus, et en tout cas pas dans la direction indiquée par Napoléon, sans mériter sans doute pour autant les critiques a priori de certains historiens - on pense aux pages célèbres de Quinet - au nom de l'anachronisme de ce projet (12).
D'un côté, en effet, on assiste à la tentative d'un Etat moderne comme la France de se donner une dimension impériale, perçue - nous reviendrons bien sûr sur ce point décisif, en parlant du Blocus continental - comme nécessaire au développement de ses forces économiques. Cette remarque suggère un parallèle avec la Révolution considérée comme un moment où se libèrent des énergies matérielles et idéologiques qui, nées dans le cadre national, s'y sentent aussitôt à l'étroit. D'autre part cet Empire, qui naît essentiellement en plaçant sous sa tutelle l'Allemagne et l'Italie, à savoir les deux grandes zones que l'Europe moderne, dans la construction de son système d'équilibre, avait consciemment circonscrites et vouées à la fragmentation politique et à l'absence d'hégémonie internationale, cet Empire oblige l'Europe à s'interroger de nouveau sur ce choix, imposé ou subi, concernant ces zones vitales du continent. Il impose, autrement dit, une réflexion sur l'avenir de ces terres et de ces peuples qui, comme on le sait, seront au centre de l'histoire du siècle suivant, en rendant justement nécessaire de repenser l'équilibre européen en des termes qui ne pourront plus être ni ceux des traités de Westphalie ni ceux des traités d'Aix-la-Chapelle (13).
Il serait donc superficiel de dire qu'à partir de 1806 Napoléon s'est laissé prendre au piège d'un jeu de rôles dont le temps révélera le pathétique anachronisme. Il est peut-être plus exact, mais aussi plus délicat, de dire qu'il travaille à un édifice nouveau avec de vieux matériaux, aboutissant à un pastiche architectural dont l'imposante façade, faite de citations grandiloquentes du passé, brouille en fait la lecture de la physionomie concrète de la construction. La constitution des féodalités impériales, la redéfinition, comme on l'a vu, du rapport entre pouvoir civil et pouvoir ecclésiastique, ou le népotisme véritable de son utilisation de la famille sont parmi les exemples les plus évidents de la naissance d'une forme politique extrêmement originale, mais dont l'originalité était paradoxalement due, comme le note Bourrienne, au fait qu'elle "rappelait plutôt la domination des Romains et les conquêtes de Charlemagne que les habitudes et les oscillations politiques de l'Europe moderne (14)".

Avatar du membre
La Bédoyère
De coeur et de passion
Messages : 909
Enregistré le : 07 juin 2007 16:09

Message par La Bédoyère » 23 août 2008 17:26

Je relis le livre et l'on en reparle.

Je me l'étais fait prêter en 2004, année de sa sortie.

:paix:
---
Quelle époque, quels hommes

Répondre