Napoléon et la paix

Relations internationales, politique intérieure, mode de gouvernement, guerres, négociations, autant d''aspects qui constituent la politique à l'époque

Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 10:47

Jean a écrit :Est-ce une mauvaise tactique ?

Tant qu'elle réussit, probablement pas. Mais quand elle échoue, elle ne paraît plus aussi bonne.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 15/02/2004 22:14
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Message par FA8 » 12 Juil 2015 10:47

Est il necessaire de rappeler que les Bourbons ne versaient pas la somme prévue par le traité? Sans compter les assassins pour tuer l'Empereur?
C'est un début.
Ensuite, avant même qu'il ne soit revenu, les coalisés l'avaient déjà condamné, un peu comme un délinquant qui sort de prison, et à qui la société ne donne pas une seconde chance.
Pourtant l'Empereur et l'histoire le prouve, leur a laissé plusieurs chances, car malgré les traités de paix qui sont qualifiés de difficile par certains, les coalisés se refaisaient vite une santé, étonnant pour des traités humiliants. . .
Je peux citer des traités humiliants, ou les humiliés ont largement mis plus de temps à se relever comme en 1870 pour la France, il faudra attendre 1914 pour la revanche, et le diktat de Versailles en 1918, ou il faudra attendre 1939 pour que l'Allemagne se rélève.
Si les traités avaient si durs que cela, Napoléon ne serait jamais tombé.

Amicalement.


Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 15/02/2004 22:31
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 10:47

FA8 a écrit :Est il necessaire de rappeler que les Bourbons ne versaient pas la somme prévue par le traité?

Donc pour obtenir le paiement de sa pension, Napoléon pouvait mettre l'Europe à feu et à sang. :shock:
FA8 a écrit :Sans compter les assassins pour tuer l'Empereur?

Des noms à mettre sur cette légende ?
FA8 a écrit :Ensuite, avant même qu'il ne soit revenu, les coalisés l'avaient déjà condamné, un peu comme un délinquant qui sort de prison, et à qui la société ne donne pas une seconde chance.

En principe, un délinquant qui sort de prison a une seconde chance, il n'est pas condamné. Votre comparaison est donc un peu boiteuse.
Et vous ne répondez pas aux questions.
Napoléon a-t-il tenté d'ouvrir des négociations ? N'a-t-il pas comme d'habitude essayé de prendre ses adversaires de vitesse avant qu'ils n'aient le temps de concentrer leurs troupes pour l'attaquer ?
Les jeux étaient sans doute déjà joué d'avance. Mais n'aurait-il pas dû le savoir avant même de débarquer à Golfe Juan ? A-t-il seulement hésité face à cette perspective ?

FA8 a écrit :Pourtant l'Empereur et l'histoire le prouve, leur a laissé plusieurs chances, car malgré les traités de paix qui sont qualifiés de difficile par certains, les coalisés se refaisaient vite une santé, étonnant pour des traités humiliants...

Et vous ne vous êtes jamais dit que ces traités pouvaient être la cause de la reprise rapide de la guerre ?
FA8 a écrit :Je peux citer des traités humiliants, ou les humiliés ont largement mis plus de temps à se relever comme en 1870 pour la France, il faudra attendre 1914 pour la revanche, et le diktat de Versailles en 1918, ou il faudra attendre 1939 pour que l'Allemagne se rélève.

Ce n'est pas la dureté des traités qui expliquent ces délais.
FA8 a écrit :Si les traités avaient si durs que cela, Napoléon ne serait jamais tombé.

Pouvez-vous expliquer une telle affirmation ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 15/02/2004 23:22
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Message par FA8 » 12 Juil 2015 10:47

Donc pour obtenir le paiement de sa pension, Napoléon pouvait mettre l'Europe à feu et à sang

La question est de savoir pourquoi les bourbons n'ont pas respecté le traité signé. Il faut aussi s'attacher aux causes et aux conséquences, il ne faut oublier les unes ou les autres ( quand cela nous arrange ).


Des noms à mettre sur cette légende ?

Je parle sérieusement, et toi tu portes atteinte à mon idée, en la qualifiant de légende. Je ne réponds pas.

Difficile d'entamer des négociations, quand les interlocuteurs vous qualifient d'Ennemi de L'Europe, Hors la Loi etc....

Pouvez-vous expliquer une telle affirmation ?


Je dirai juste, comment expliquer que les ennemis d'hier écraisaient par des traités durs ( enfin soi disant ), ont pu se relever aussi vite?


Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 16/02/2004 14:53
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 10:48

FA8 a écrit :La question est de savoir pourquoi les bourbons n'ont pas respecté le traité signé. Il faut aussi s'attacher aux causes et aux conséquences, il ne faut oublier les unes ou les autres ( quand cela nous arrange ).

C'est vous qui avez lu le livre de Dominique de Villepin. Ne fournit-il pas d'explications ?
FA8 a écrit :Je parle sérieusement, et toi tu portes atteinte à mon idée, en la qualifiant de légende. Je ne réponds pas.

"Porter atteinte à votre idée", mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Vous parlez d'assassins qui doivent tuer Napoléon à l'ïle d'Elbe. Citez leur noms ou le nom des commanditaires, sinon il s'agit de vagues rumeurs invérifiables.
FA8 a écrit :Difficile d'entamer des négociations, quand les interlocuteurs vous qualifient d'Ennemi de L'Europe, Hors la Loi etc....

Je n'ai pas dit que c'était facile, je n'ai même pas dit que c'était possible, j'ai juste demandé si Napoléon avait envisagé une telle possibilité, si Napoléon avait hésité avant de revenir de l'île d'Elbe en sachant qu'il ne pourrait pas négocier. Mais vous ne répondez jamais à ce genre de question.
FA8 a écrit :Je dirai juste, comment expliquer que les ennemis d'hier écraisaient par des traités durs ( enfin soi disant ), ont pu se relever aussi vite?

Ce n'est pas la dureté des traités qui empêchent de reprendre la guerre (au contraire, plus un traité est dur, plus le risque d'une reprise rapide de la guerre semble grand), mais l'ampleur de la défaite ou la satisfaction mutuelle des parties qui ont signé le traité.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 16/02/2004 16:04
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Message par FA8 » 12 Juil 2015 10:48

C'est vous qui avez lu le livre de Dominique de Villepin

Je te conseille de le lire

Ne fournit-il pas d'explications ?

Pas d'explications particulières dont je me rappelle.

'ai juste demandé si Napoléon avait envisagé une telle possibilité, si Napoléon avait hésité avant de revenir de l'île d'Elbe en sachant qu'il ne pourrait pas négocier

Napoléon voulait la paix, son séjour à l'Ile d'Elbe l'avait fait revoir certaines de ses idées.
Il est revenu en France, selon les voeux du peuple et de l'armée. Les coalisés auraient du respecté le choix de ce peuple à disposer de lui même. Pour les démarches de paix, je ne sais pas, mais vous dirai une réponse dans la semaine.


mais l'ampleur de la défaite

Connaissez vous l'extrait d'une proclamation: Après Austerlitz, nous fûmes trop généreux.

Cela résume bien le contexte de l'époque.

Amicalement


Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 17/02/2004 19:53
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Message par Frédéric Staps » 24 Nov 2018 13:35

Napoléon affirmait constamment que s'il cessait d'être redoutable, son empire serait détruit. Finalement, par ses guerres, Napoléon aurait cherché comme un excès de légitimité, ne voyant pas la grande reconnaissance dont il était l'objet, particulièrement au lendemain de la signature de la paix d'Amiens. Si bien qu'à la conception d'Arno Mayer, reprise par Jacques-Olivier Boudon, selon laquelle l'Empire, né de la guerre, ne pouvait se maintenir que par la guerre, Steven Englund oppose que c'est l'"excentricité de Napoléon qui éclaire l'enchaînement des conflits, parce qu'il laissa sa nature de soldat l'emporter sur l'homme politique qu'il portait aussi en lui". Steven Englund examine alors l'histoire diplomatique et militaire des années 1804-1815, en soulignant notamment les occasions volontairement manquées d'établir une stabilité européenne, après Iéna notamment.

Extrait du compte-rendu du livre de Steven Englund par Nathalie Petiteau.
https://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=4&srid=92&ida=5406

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 24/01/2005 09:49
En paraphrasant Clemenceau, on pourrait dire que l'histoire militaire n'est pas de l'histoire.
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