Le commandement de l'aile droite

Relations internationales, politique intérieure, mode de gouvernement, guerres, négociations, autant d''aspects qui constituent la politique à l'époque

Le commandement de l'aile droite

Message par Laurent » 12 Juil 2015 11:28

Bonjour !

Je fais ressurgir ici une question suscitée par une discussion vieille de plusieurs années mais qui n'a toujours pas trouvée de conclusion définitive, du moins à mes yeux.

Examinons le cas de quelques grandes batailles napoléoniennes: Austerlitz, Eylau, Wagram, la Moskowa/Borodino. A chaque fois, lors de ces affrotements, l'aile droite de l'armée est confiée à Davout, maréchal reconnu pour sa grande habileté au combat (du moins au niveau du corps d'armée puisqu'il n'eût jamais à exercer ses talents à un niveau plus élevé -mais peu nombreux furent les maréchaux qui eurent cette opportunité-).

A partir de ce constat, cette attribution de l'aile droite au plus capable des généraux présents répond-elle à un simple "hasard", à la volonté de Napoléon ou bien, comme cela avait était avancé par Aria à l'époque, sans qu'elle ne puisse jamais nous en dire davantage, existait-il dans l'armée une tradition qui voulait que l'aile droite soit systématiquement confiée au plus habile exécutant ?

Connaissant mal l'histoire militaire de l'Ancien Régime, puisque si tradition il y a elle vient forcément de là, quelqu'un saurait-il nous en dire davantage ? Sinon, que doit-on conclure de ce constat ?

Cordialement.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Laurent le 06/12/2003 15:25
Laurent
 

Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 11:28

Je ne peux pas prétendre connaître l'histoire militaire de l'Ancien Régime. Par contre, je serais prêt de croire que l'on accordait une valeur supérieure au commandement de l'aile droite par rapport à celui de l'aile gauche parce que comme l'écrivait Saint Augustin "la droite est prise en bonne part, en bien ou en justice, et la gauche en mauvaise part, en mal ou en injustice".
Voir l'article de Pierre-Michel Bertrand, "Blâmés, moqués, contrariés... Le martyre des gauchers", L'Histoire, n° 264, avril 2002, pp. 62-67.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 06/12/2003 15:59
Avatar de l’utilisateur
Frédéric Staps
Réfractaire impénitent
 
Message(s) : 3620
Inscription : 26 Avr 2006 12:17

Possible

Message par Frédéric » 12 Juil 2015 11:28

Il est possible qu'il y ait eu une vielle tradition qui veuille que les éléments délite tiennent la droite d'une formation.
Ainsi, lorsqu'un bataillon d'infanterie est disposé en ligne, les grenadiers (compagnie d'élite) occupent la droite de la ligne.

En ce qui concerne les bataille, je pense qu'adopter cette habitude aurait été désastreux au niveau de la stratégie.
Fort de cette coutume, l'ennemi aurait eu une idée du dispositif des troupes françaises et aurait pu prendre ses dispositions en conséquence.

A mon humble avis, le fait que Davout se soit retrouvé à la droite de l'armée tient du pur hasard.
A Austerlitz, il ne faut pas oublié qu'il n'a pas encore commis d'actions d'éclat contrairement à ses collègues plus agés (Aurstaedt n'aura lieux que l'année d'après). S'il est posté à droite, c'est tout simplement parce qu'il est le dernier à arriver de Vienne (qui se trouvait au sud) et que tout les autres corps sont déjà regroupés, en outre son corps d'armée n'est pas complet. Les hommes qui ont meilleures réputation à l'époque son placés au centre et à gauche (Soult et Lannes)

Pour Wagram, il ne faut pas oublier que la gauche est défendue par Massena qui n'est pas non plus une petite pointure à ce niveau.

A la Moskowa, Davout occupe plutôt le centre que la droite. Nous pouvons considérer que ce sont Poniatowski et ses Polonais qui manoeuvrent à droite.

Bien cordialement

Frédéric

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric le 22/12/2003 17:47
Frédéric
 

....Embrayage neuf, pot d'echapement à refaire....

Message par Dalmatie » 12 Juil 2015 11:28

Bonsoir,

J'ai toujours eut du mal avec l'histoire et les explications des batailles.

Mais, à propos de droite, centre et gauche, il m'a semblé comprendre que Napoléon avait envisagé de tourner les armées alliés en 1814 en adoptant la tactique suivante.

Davout serait sortie de Hambourg, aurait récupéré toute les garnisons déssiminés dans les places fortes et aurait put fondre sur les arrières de l'Armée du nord de Charles-Jean XIV (j'ai des scrupules à écrire sin nom qui a tendance à donner des boutons à Hypo), Napoléon et Augereau aurait pu fixer Blucher en attendant Davout et...... Murat et Eugène qui auraient tourné et coincé Schwarzenberg en passant par Vienne. Bref, un encerclement à trés grande échelle.

Davout étant coupé de toute communication et Murat frayant dangereusement avec l'ennemi, se beau plan devait resté lettre morte.

J'aimerai savoir, tout d'abord, et le plus important, est-ce que j'ai bien compris ce que Nap envisageait et deuxiement, si ce plan aurait pu etre viable en tenant compte des centaines de milliers d'homme qu'avaient les alliés en réserve

Amicalement

Dalmatie "qui essais de comprendre et qui a bien du mal avec ces histoires militaires...."

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Dalmatie le 22/12/2003 19:07
Dalmatie
 
Message(s) : 189
Inscription : 08 Mai 2006 9:03


Retour vers Guerres et politique au temps de Napoléon

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité