Belgique

Relations internationales, politique intérieure, mode de gouvernement, guerres, négociations, autant d''aspects qui constituent la politique à l'époque

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Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:28

En fait, je pense qu'il sagit essentiellement de l'actuelle Belgique, je n'ai rien trouvé de particulier sur la Hollande ! :?:

Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 30/12/2003 16:44
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:28

Donc rien ne justifie l'attitude de la France à l'égard de la Hollande lorsqu'elle l'empêche d'adopter la neutralité dans le conflit.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 30/12/2003 17:23
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Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:28

Pour le moment, je n'ai rien trouvé dans le traité, mais je prospecte ! :wink:
Quoi qu'il en soit, si rien n'étais dit à propos de la Hollande , ca marche dans les deux sens et la République Batave était quand même "soeur" de la République Française dont il était logique qu'elle partageat les interets ! :?:


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 30/12/2003 17:36
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:29

De quelque manière que vous preniez les choses, l'attitude de la France à l'égard de la Hollande est difficilement justifiable.
République soeur, dites-vous. Peut-être. Les patriotes hollandais ont effectivement fait appel aux révolutionnaires français pour qu'ils les aident contre les velléités autoritaristes de Guillaume d'Orange. S'ils avaient su que le prix à payer serait un renoncement à leur indépendance à l'égard de la France, ils auraient probablement réfléchi à deux fois. Mais comment imaginer qu'une nation qui vient de faire une révolution au nom des principes de liberté, d'égalité et de fraternité va se transformer en un envahisseur qui refusera de partir au moment où son aide n'est plus nécessaire ? Comment imaginer que ce grand républicain qu'était le général Bonaparte va, parce que le gouvernement de la République batave n'obtempère pas avec suffisamment de célérité, transformer cette République en un royaume sur le trône duquel il va placer un de ses frères ? Comment enfin imaginer que ce même Napoléon va s'irriter de ce que son frère veuille gouverner son pays dans l'intérêt de ses sujets ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 30/12/2003 22:06
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Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:29

Comment se fait il que le Directoire ait demandé au Général Bonaparte de piller l'Italie au lieu de la liberer ? Je pense que les Républicains, comme les autres, ont toujours regardé l'interet de la France avant celui des autres peuples ! :roll:
Pourquoi voulez vous que l'interet de la France et la Hollande aient été contraires ? la Hollande aurait pu acquerir une nouvelle prosperité au sein de l'Empire, mais Louis a voulut la jouer perso et, a cru bon pour plaire à ses "sujets", d'ouvrir les portes des ports Hollandais aux navires Anglais ! :?
Encore une fois, c'est le blocus qui pousse Napoléon a l'intransigeance, car ce dernier ne peut fonctionner que si il est respecté partout et en premier lieu par les membres de sa propre famille ! :wink:


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 31/12/2003 09:46
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:29

hypolite a écrit :Comment se fait il que le Directoire ait demandé au Général Bonaparte de piller l'Italie au lieu de la liberer ?

Ce n'est pas le Directoire qui a demandé au général Bonaparte de piller l'Italie. C'est le général Bonaparte qui a pillé l'Italie et qui a compris que son intérêt était de faire profiter en partie le Directoire de ce pillage.
hypolite a écrit :Je pense que les Républicains, comme les autres, ont toujours regardé l'interet de la France avant celui des autres peuples !

Vous avez une curieuse conception de l'intérêt de la France.
hypolite a écrit :Pourquoi voulez vous que l'interet de la France et la Hollande aient été contraires ?

Vu votre conception de l'intérêt de la France, je vois mal que cet intérêt puisse être compatible avec celui de la Hollande.
hypolite a écrit :la Hollande aurait pu acquerir une nouvelle prosperité au sein de l'Empire

Vous ne connaissez manifestement pas l'histoire de la Hollande. Au 17e siècle, elle était la première puissance économique mondiale. Sa prospérité reposait essentiellement sur le commerce international. En obligeant la Hollande a entré dans le blocus, la conséquence immédiate était la ruine de son économie. En juillet 1803, Schimmelpenninck résume bien la situation : "Nous sommes au bord du précipice, vous aurez le chagrin de nous voir succomber fnancièrement. Nous nous sommes ruinés avec ordre et méthode, cela même a retardé la chute, mais cela ne la rend pas moins inévitable..."
hypolite a écrit :mais Louis a voulut la jouer perso et, a cru bon pour plaire à ses "sujets", d'ouvrir les portes des ports Hollandais aux navires Anglais !

Cet idiot de Louis a cru qu'être roi avait une véritable signification. Il a cru qu'il devait se préoccuper du bien-être de ses sujets. Au moins son frère Jérôme n'a jamais fait une erreur pareille. Pour lui, la fonction de roi se limitait à parader au milieu de sa cour et pas du tout à se préoccuper de son peuple. Bref un roi selon les voeux de Napoléon.
hypolite a écrit :Encore une fois, c'est le blocus qui pousse Napoléon a l'intransigeance, car ce dernier ne peut fonctionner que si il est respecté partout et en premier lieu par les membres de sa propre famille !

Combien de fois faudra-t-il vous répéter que le blocus était un plan foireux qui ne pouvait pas marcher quelle que soit sa rigueur ? Si on ajoute à cela que Napoléon ne cessait d'accorder des dérogations à ce blocus aux commerçants français alors qu'il les refusait obstinément aux commerçants de tous les autres pays, on finit par comprendre comment il s'est aliéné les opinions publiques de tous ces pays soumis alors qu'au départ, elles avaient plutôt bien accueilli les Français.
Même Frédéric Staps était allé acclamer Napoléon lors de son passage dans sa ville. On sait que par la suite, il avait assez bien changé d'opinion à son égard suite à sa manière de fonctionner.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 31/12/2003 10:32
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Message par Wagram » 12 Juil 2015 16:29

Ce n'est pas le Directoire qui a demandé au général Bonaparte de piller l'Italie. C'est le général Bonaparte qui a pillé l'Italie et qui a compris que son intérêt était de faire profiter en partie le Directoire de ce pillage.


Concernant la deuxième partie de votre phrase, ce n?est pas faux, mais c?est encore une fois tourné de manière à faire porter le chapeau à Bonaparte.

Avant que Bonaparte soit nommé commandant en chef de l?armée d?Italie, l?un des directeurs, en l?occurrence Carnot, avait déjà écrit à Scherer, le prédécesseur de Bonaparte en ces termes : « Trouvez donc le moyen de vous en passer, ou d?en prendre là ou il y en a, l?abondance est derrière une porte qu?il suffit d?enfoncer ».

Car c?est bien une mission de « conquistador » avant tout qui est ordonné à Bonaparte, la guerre, les victoires, oui mais surtout ramener de l?or, des trésors, des ?uvres d?art, en guise de paiement du prix de la liberté.

Autre missive qui est adressée au général en chef en date du 11 Avril : « il faudra que celui-ci dès qu?il y sera maître de la Lombardie, se jette vers le sud, notamment pour enlever « la Casa Santa de Lorette et les trésors immenses que la superstition y amasse depuis quinze siècles, évalués à deux millions sterlings, ce qui sera « faire une opération financière la plus admirable et qui ne fera tort qu?à quelques moines ».

On demande très clairement à Bonaparte de gagner, ensuite ( et surtout ) de brigander et de faire payer au prix fort la liberté qu?il est venu y porter, ce qu?il fera.

Cet idiot de Louis a cru qu'être roi avait une véritable signification. Il a cru qu'il devait se préoccuper du bien-être de ses sujets. Au moins son frère Jérôme n'a jamais fait une erreur pareille. Pour lui, la fonction de roi se limitait à parader au milieu de sa cour et pas du tout à se préoccuper de son peuple. Bref un roi selon les voeux de Napoléon.


Louis n?avait pas, tout comme beaucoup d?autres de sa famille, de réelles capacités à administrer, Napoléon le savait fort bien quand il déclare : « si j?avais du distribuer les trônes aux mérites mais choix auraient été tout autres ». Mais il se devait de jouer sur la fidélité à son régime, en théorie ou les prendre si ce n?est dans sa famille, les fidèles ?

Combien de fois faudra-t-il vous répéter que le blocus était un plan foireux qui ne pouvait pas marcher quelle que soit sa rigueur ? Si on ajoute à cela que Napoléon ne cessait d'accorder des dérogations à ce blocus aux commerçants français alors qu'il les refusait obstinément aux commerçants de tous les autres pays, on finit par comprendre comment il s'est aliéné les opinions publiques de tous ces pays soumis alors qu'au départ, elles avaient plutôt bien accueilli les Français.
Même Frédéric Staps était allé acclamer Napoléon lors de son passage dans sa ville. On sait que par la suite, il avait assez bien changé d'opinion à son égard suite à sa manière de fonctionner.


Le blocus continental n?était pas viable à moyen terme car il imposait de trop lourds sacrifices financiers à tout le continent, car ce blocus pour qu?il fonctionne, se devait d?être respecté par tout le continent, sans exception, afin de se donner toutes les chances de réussir dans la tentative d?asphyxie de l?Angleterre. Une fois la décision prise, Napoléon se devait d?aller jusqu?au bout, c'est-à-dire faire respecter ce décret très dur à tous les pays concernés, sous peine de voir son plan échouer, il était condamné à ne pas faire machine arrière. Concernant les autorisations accordées aux marchands Français, cela a effectivement un côté injuste et a crée des inimitiés légitimes chez les autres, néanmoins c?est quand même lui qui est contraint de combattre l?Angleterre sur le terrain économique, il ne va pas en plus rajouter à la dureté une autre dureté envers les commerçants Français. Et puis ce blocus n?était pas si foireux que ca puisqu?il a presque atteint son but, l?Angleterre en a énormément souffert même si elle n?a pas été abattue.

L?Angleterre inaugura la première les divers embargo, et ce, dès 1803 avec l?araisonement de quelques 1200 navires Français et Hollandais, sans aucune déclaration de guerre, elle venait de lancer son blocus. Sa chance fut que pour parvenir à ses fins elle n?était pas obligée d?en passer par les mêmes sacrifices que Napoléon.

Même Frédéric Staps était allé acclamer Napoléon lors de son passage dans sa ville. On sait que par la suite, il avait assez bien changé d'opinion à son égard suite à sa manière de fonctionner.


Vous? acclamer Napoléon? :wink: Plus sérieusement que pensait Staps de l?attitude des dirigeants de son pays envers Napoléon ? Sait il lui aussi suffisament interrogé sur leur motifs? ?
Comme je passe presque plus de temps sur ce forum que sur le miens, je vais créer un sujet sur ce personnage, on en reparlera donc.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Wagram le 31/12/2003 13:44
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:29

Wagram a écrit :Concernant la deuxième partie de votre phrase, ce n’est pas faux, mais c’est encore une fois tourné de manière à faire porter le chapeau à Bonaparte.

Que Bonaparte ait été désigné chef des pillards de l'Italie par le Directoire ou qu'il ait pris l'initiative lui-même ne change pas grand-chose à la question. Une fois qu'il a commencé à remporter des victoires, il a déversé de grosses sommes d'argent pour renflouer les caisses de la France, à la différence d'autres qui mettaient la plus grosse partie de l'argent dans leur poche. A-t-il agi par désintéressement ? On peut en douter. On ne pille pas quand on est totalement désintéressé. En agissant comme il a agi, il a consolidé sa position et s'est acquis dès cette époque une réputation qui l'a bien servi dans la suite de sa carrière. Dès ce moment, il avait déjà mis en place une habile politique de communication qui lui permettait de diffuser une image flatteuse de lui-même.
Donc, Bonaparte, simple exécutant des ordres de pillage du Directoire, ça ressemble méchamment à la thèse de Caratini qui veut faire de Bonaparte le simple exécutant du plan de Carnot. :lol:
Wagram a écrit :Louis n’avait pas, tout comme beaucoup d’autres de sa famille, de réelles capacités à administrer

Vous avez par ailleurs écrit quelque chose du genre : "Napoléon savait mettre les hommes qui convenaient à la bonne place" ou j'ai mal compris.
Le reproche fait à Louis par Napoléon n'était pas de s'être montré incapable de gouverner convenablement son pays (ça, c'était Jérôme qui avait heureusement quelques ministres d'une certaine valeur pour faire le boulot à sa place), mais de ne pas l'avoir gouverné avant tout dans l'intérêt de la France et d'avoir voulu prendre en compte les intérêts des Hollandais qui ne correspondaient pas à ceux de la France. Pire, il avait même envisagé une résistance armée face aux prétentions d'annexion de son frère.
Wagram a écrit :Mais il se devait de jouer sur la fidélité à son régime, en théorie ou les prendre si ce n’est dans sa famille, les fidèles ?

Louis s'est montré plus infidèle qu'incompétent. Il est le seul à avoir dû abandonner son trône sur la pression de Napoléon, alors que les autres l'ont perdu lors de la chute de l'Empire.
Wagram a écrit :Le blocus continental n’était pas viable à moyen terme car il imposait de trop lourds sacrifices financiers à tout le continent

Le blocus était un choix désastreux. Il a amené Napoléon à faire la guerre un peu partout en Europe pour le faire respecter et il n'a finalement servi à rien.
Wagram a écrit :Une fois la décision prise, Napoléon se devait d’aller jusqu’au bout

Oui, il faut toujours assumer ses erreurs et aller jusqu'au bout pour bien montre à quel point ce sont des erreurs.
Wagram a écrit :Concernant les autorisations accordées aux marchands Français, cela a effectivement un côté injuste et a crée des inimitiés légitimes chez les autres

Ca fait aussi fort magouille, mais le protectionnisme un peu borné et à la limite de la malhonnêteté est une constante dans la politique économique de la France. Il y a quelques années, une compagnie d'assurances belgo-hollandaise envisageait de créer une filiale en France. Pour empêcher cette création, le gouvernement français ne trouva rien de mieux que d'augmenter en permanence le montant du capital de départ de telle sorte que la compagnie finit par devoir renoncer à son projet. Malgré l'Union européenne, le protectionnisme à la française a donc encore un bel avenir devant lui. :wink:
Wagram a écrit :néanmoins c’est quand même lui qui est contraint de combattre l’Angleterre sur le terrain économique

Contraint ? Et pourquoi Napoléon III changea-t-il tout soudain de stratégie et adopta-t-il une politique de libre-échange avec l'Angleterre en rupture totale avec la tradition française et la politique de son oncle ? A-t-il lui aussi été contraint ?
Wagram a écrit :il ne va pas en plus rajouter à la dureté une autre dureté envers les commerçants Français.

La différence est surtout que Napoléon n'hésitait pas à imposer des contraintes à ses voisins, mais qu'il ne tenait pas à le faire de la même façon à ses nationaux, de peur de devenir impopulaire. Etre impopulaire en Hollande, en Allemagne ou en Italie n'avait finalement à ses yeux que peu d'importance, l'être en France pouvait être plus gênant car cela remettait en question la légitimité de son pouvoir.
Wagram a écrit :Et puis ce blocus n’était pas si foireux que ca puisqu’il a presque atteint son but

C'est une légende. Les historiens de l'économie qui se sont penchés sur la question s'accordent à dire que le blocus a échoué parce que Napoléon avait mal évalué les capacités économiques de l'Angleterre et reposait sur une analyse économique erronée qui accordait à l'exploitation agricole la part déterminante dans la richesse économique, alors que l'Angleterre tirait de l'industrie et du commerce la part principale de ses ressources.
Wagram a écrit :l’Angleterre en a énormément souffert même si elle n’a pas été abattue.

Il n'y a pas que l'Angleterre qui en a souffert. L'économie mondiale en a également été affectée. La "révolution industrielle" (il paraît que le terme n'est plus à la mode, mais je continue néanmoins à l'utiliser pour faire simple) n'a commencé vraiment à toucher l'Europe continentale qu'après la chute de Napoléon. C'est seulement sous le régime hollandais que l'industrie sidérurgique commence à se développer dans la région de Liège.
Wagram a écrit :L’Angleterre inaugura la première les divers embargo

C'est faux. Le Directoire avait déjà mis en place un tel système. Napoléon n'a fait que le reprendre, l'amplifier, le systématiser et l'étendre aux autres pays.
Wagram a écrit :Plus sérieusement que pensait Staps de l’attitude des dirigeants de son pays envers Napoléon ? Sait il lui aussi suffisament interrogé sur leur motifs… ?

On connaît très peu de choses sur les opinions de Frédéric Staps. Il a apparemment laissé une lettre (un peu mystique) en partant de chez lui. Pour le reste, c'est Napoléon lui-même, Rapp, Schulmeister et d'autres qui rapportent ses propos. Napoléon dans le récit qu'il fait à Sainte-Hélène met dans la bouche de Staps des jugements assez durs à l'égard de l'empereur François d'Autriche. Cela ressemble cependant à l'opinion que Napoléon lui-même exprimait à l'égard de son beau-père à cette époque. Il n'est donc pas impossible qu'il s'agisse d'une reconstruction de sa part.
Wagram a écrit :Comme je passe presque plus de temps sur ce forum que sur le mien

Y seriez-vous contraint d'une quelconque façon ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 31/12/2003 14:51
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Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:29

Le Directoire avait clairement signifié à Napoléon qu'il était en Italie pour en piller les richesses et ne demendait aucune implication politique ! la création de la République Cispalpine est la seule initiative de Napoléon ainsi que tous les bienfaits dont il gratifiera l'Italie !
Pour ce qui est de l'attitude de Napoléon III face à l'Angleterre, les deux situations ne sont pas comparables et Louis Napoléon avait vécu la plus grande partie de sa vie civile en Angleterre, ce qui a aidé à se rapprochement !
Que le blocus ait été une erreur, c'est facile à dire deux siecles aprés, mais je ne vois pas qu'elle option il lui restait aprés l'échec de Boulogne ! :cry:


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 31/12/2003 16:09
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Message par Wagram » 12 Juil 2015 16:30

Que Bonaparte ait été désigné chef des pillards de l'Italie par le Directoire ou qu'il ait pris l'initiative lui-même ne change pas grand-chose à la question.


Si je pense que ça change quelque peu justement, au début de la campagne il n?a aucun pouvoir autre que militaire, il est donc le sabre du directoire uniquement. Ce n?est pas le fait d?avoir reversé tout l?or amassé qui a servi sa carrière, cela a simplement rassuré le directoire, ce qui l?a servi ce sont ses victoires, ses premiers pas en politique à Milan, son habile propagandisme ou il avait déjà compris qu?il fallait glorifier ses victoires aux yeux des dirigeants et du peuple. C?est plus compliqué qu?un simple résumé : « il était le simple éxécutant du directoire », oui il l?est au départ, le soucis pour les directeurs, c?est que plus il avance dans ses victoires, plus il gagne en autorité, plus il décide seul au nez des Barras and co, si j?admet cela, j?admet donc aussi qu?il est pu ordonner de son propre chef des pillages, évidemment mais sans oublier que c?est l?ordre initial et le but de départ. Parler de lui dans le terme de chef des pillards c?est omettre tout son talent militaire, lui qui je vous le rappelle, commanda pour la première fois en chef devant l?ennemi, et quel ennemi, la prestigieuse armée Autrichienne, avec une armée dénuée de tout. Mais il est vrai que le talent militaire vous passe au dessus.

Vous avez par ailleurs écrit quelque chose du genre : "Napoléon savait mettre les hommes qui convenaient à la bonne place" ou j'ai mal compris.


Oui de manière générale, mais il y a des exceptions, Louis n?était pas un nullissime gouvernant, évidemment, il l?était au sens de la politique Napoléonienne, il n?allait pas dans le sens de l?empire en général, Napoléon en le rappelant à l?ordre était fidèle à lui-même.

Il y a quelques années, une compagnie d'assurances belgo-hollandaise envisageait de créer une filiale en France. Pour empêcher cette création, le gouvernement français ne trouva rien de mieux que d'augmenter en permanence le montant du capital de départ de telle sorte que la compagnie finit par devoir renoncer à son projet. Malgré l'Union européenne, le protectionnisme à la française a donc encore un bel avenir devant lui.


Attaque facile, aucune pays n?est tout blanc ou tout noir, la Belgique a du en faire aussi allez? Le protectionnisme à la Française a encore un bel avenir ? J?en doute.

Contraint ? Et pourquoi Napoléon III changea-t-il tout soudain de stratégie et adopta-t-il une politique de libre-échange avec l'Angleterre en rupture totale avec la tradition française et la politique de son oncle ? A-t-il lui aussi été contraint ?


Le contexte est quand même différent, Napoléon III n?avait pas la même hostilité devant lui, il ne reçut pas le même lourd héritage en terme de relations extérieures. Le temps avait passé, les rancoeurs s?étaient quelque peu calmées.

C'est une légende. Les historiens de l'économie qui se sont penchés sur la question s'accordent à dire que le blocus a échoué parce que Napoléon avait mal évalué les capacités économiques de l'Angleterre et reposait sur une analyse économique erronée qui accordait à l'exploitation agricole la part déterminante dans la richesse économique, alors que l'Angleterre tirait de l'industrie et du commerce la part principale de ses ressources.


Ceci est la réponse que vous me faîtes quand je dis que le blocus a presque atteint son but, le but étant l?asphyxie de l?Angleterre, parler de « presque atteint son but » revient à dire qu?elle en a souffert, c?est logique, hors vous me répondez ensuite cela :

Il n'y a pas que l'Angleterre qui en a souffert. L'économie mondiale en a également été affectée. La "révolution industrielle" (il paraît que le terme n'est plus à la mode, mais je continue néanmoins à l'utiliser pour faire simple) n'a commencé vraiment à toucher l'Europe continentale qu'après la chute de Napoléon. C'est seulement sous le régime hollandais que l'industrie sidérurgique commence à se développer dans la région de Liège.


Vous reconnaissez donc que l?Angleterre en a souffert économiquement, le but fut donc presque atteint même si il a échoué, ne dîtes donc pas que les souffrances économiques de l?Angleterre sont une légende.

C'est faux. Le Directoire avait déjà mis en place un tel système. Napoléon n'a fait que le reprendre, l'amplifier, le systématiser et l'étendre aux autres pays.


Quand je dis que l?Angleterre a ouvert la première les hostilité en terme de sanctions économiques envers la France, je parle dans l?ère du gouvernement de Napoléon pas avant.

Y seriez-vous contraint d'une quelconque façon ?

Oui et non

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Wagram le 31/12/2003 16:20
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:30

hypolite a écrit :la création de la République Cispalpine est la seule initiative de Napoléon ainsi que tous les bienfaits dont il gratifiera l'Italie !

Comptez-vous au nombre des bienfaits l'incendie du village de Binasco ? :wink:
hypolite a écrit :Pour ce qui est de l'attitude de Napoléon III face à l'Angleterre, les deux situations ne sont pas comparables et Louis Napoléon avait vécu la plus grande partie de sa vie civile en Angleterre, ce qui a aidé à se rapprochement !

L'auteur de l'extinction du paupérisme devait sans doute avoir subi de mauvaises influences qui n'avaient rien à voir avec les grandes idées de son oncle. Déjà pour qu'il se proclamait socialiste... :wink: (Heureusement il avait laissé tomber l'étiquette "national").
hypolite a écrit :Que le blocus ait été une erreur, c'est facile à dire deux siecles aprés

Je ne sais pas si c'est si facile que cela. Les travaux historiques que François Crouzet a consacrés à la question ne sont pas à ma connaissance un travail vite fait et superficiel.
hypolite a écrit :mais je ne vois pas qu'elle option il lui restait aprés l'échec de Boulogne !

Ben oui, dès le moment où vous considérez comme Napoléon qu'il n'y a qu'une victoire militaire totale et définitive qui peut mettre fin à une guerre, il est difficile d'envisager que d'autres solutions auraient pu donner de meilleurs résultats. C'est donc bien en fin de compte la victoire militaire qui y a mis un terme, mais pas celle que vous espériez sans doute.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 31/12/2003 16:35
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Message par Laurent » 12 Juil 2015 16:30

Un petit message en passant pour embêter tout le monde avant de partir à l'assaut du réveillon:

Wagram a écrit :Ce n’est pas le fait d’avoir reversé tout l’or amassé qui a servi sa carrière


Le tout vous y croyez vraiment ? :roll:

Wagram a écrit :Parler de lui dans le terme de chef des pillards c’est omettre tout son talent militaire, lui qui je vous le rappelle, commanda pour la première fois en chef devant l’ennemi, et quel ennemi, la prestigieuse armée Autrichienne, avec une armée dénuée de tout.


Non, dire que Bonaparte a pillé, et Napoléon après lui mais pas de la même façon, n'omet rien du tout, surtout pas ses capacités militaires. Ca veut simplement dire qu'il a piqué des sous qui n'étaient pas lui :wink: . C'est tout. Mais bon, pour vous rassurer on va dire que c'était monnaie courante à l'époque :wink: .

Wagram a écrit :Mais il est vrai que le talent militaire vous passe au dessus.


Et celle-là vous ne pouvez pas me la sortir :wink:.

Bon réveillon à tous et gardez quelques couteaux pour couper la bûche :wink: .

Laurent " :wink: " (copyright déposé chez Dalmatie).

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Laurent le 31/12/2003 17:43
Laurent
 

cupide !

Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:30

On peut sans doute reprocher bien des choses à Napoléon, mais certainement pas la cupidité ! :?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 31/12/2003 18:47
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Message par Frédéric Staps » 12 Juil 2015 16:30

hypolite a écrit :On peut sans doute reprocher bien des choses à Napoléon, mais certainement pas la cupidité !

Les victimes des pillages lui en auront été certainement très reconnaissantes. :D

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 01/01/2004 08:49
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Message par hypolite » 12 Juil 2015 16:30

Napoléon devait auto-financer son armée qui manquait de tout et en plus renflouer les caisses du Directoire, mais il n'a jamais "recolté" pour lui même (comme Massena par exemple) ! :roll: Il lui est arrivé souvent, quand il était Empereur, de renflouer les caisses de l'Etat sur ses propres deniers ! :shock:
Donc, je pense que l'on ne peut pas dire que Napoléon était "Cupide" ! :wink:


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 01/01/2004 11:06
hypolite
 

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