Bonaparte et Malte

Relations internationales, politique intérieure, mode de gouvernement, guerres, négociations, autant d''aspects qui constituent la politique à l'époque

Message par méditerranée » 12 Juil 2015 17:00

Il convient également de noter qu?au côté de la commission du gouvernement, était le commissaire de la République française. Sans ce personnage, la commission n?était habilitée à la prise d?aucune décision et restait constamment sous son contrôle.


Est ce que ce commissaire de la République avait un role décisionnel parallèle à celui du général commandant les troupes ?
Etant donné la personnalité de Bonaparte, pensez vous que le commissaire de la République pouvait influer véritablement sur l'action de l'Armée ?
Enfin, dernière question, n'était-il pas plutôt du rôle du commissaire du Gouvernement de prendre ces fameux décrets ?

Amitiés

Posté sur le forum Pour l'Histoire par méditerranée le 26/02/2004 06:48
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Message par Dalmatie » 12 Juil 2015 17:00

Mon cher Méditerranée,


Je crois que je me suis mal exprimé.

Bonaparte n'a evidemment pas demandé l'autorisation à Paris pour pondre ses décrets, mais il a appliqué, je pense un système qu'appliquait tout les généraux en chef du directoire afin d'assimiler toute nouvelle conquete. Cyril précise d'ailleurs qu'un commissaire de la République accompagnait l'expédition.

Bonaparte a organisé sa "conquete", non pas en apprenti sorcier, mais en suivant les méthodes Directoriale.

Selon Madelin :

Il exigea - tout simplement - que l'Ordre renonça à la possession de l'Ile en faveur de la République française.


Dont acte, et il a organisé l'ile afin de l'assimiler à la république Française.



A son départ de l'île, il a laissé le pouvoir à un gouverneur général, le général Vaubois avec une garnison de 4000 hommes.
Il est aussi peu probable que Vaubois ait pris ses ordres à Paris. Bonaparte était son supérieur hiérarchique direct. Les instructions que Bonaparte a laissé au général Vaubois devaient concerner simplement la mise en œuvre des innombrables décrets qu'il avait pris pendant ces six jours, au nom de la France.


Il les a pris au nom de la France. Je ne veux pas le disculper. Je veux simplement dire qu'il a agit normalement comme sa fonction de Général en Chef l'y autorisait. Un autre Général en chef aurait certainement agit dans la même optique.

Encore une fois, loin de moi l'idée de vouloir le disculper. Mais à Malte, il a agit comme un Général de la République. Ce qu'il a fait est certainement trés choquant, mais, s'il n'avait pas eut la destinée qu'il a eut et s''il était rentré dans le rang comme la plupart de ses collegues, les Maltais dirait "ces salop de francais.." et non "Ce salop de Bonaparte...".



Si vous avez une information fiable infirmant mon opinion, je ne pourrais que m'incliner, mes conclusions n'étant basées que sur des suppositions.


Un Madelin, par exemple, passe trés rapidement sur l"étape Maltaise de l'expédition d'Egypte. Mes conclusions sont basés sur ce que je sais de Bonaparte et que la suite de l'aventure.




A mon avis, vous êtes Bonapartiste......


Là, vous allez faire rire mes amis et faire pleurer les Bonapartistes.

S'interresser à cette période ne veut pas dire qu'on soit Bonapartiste ou Napoléonnien. Il y a un sujet sur ce forum qui évoque ce point.

amicalement

Dalmatie "Bonapartiste...... :roll: "



Amitiés[/quote]

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Dalmatie le 26/02/2004 17:37
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Message par Drouet cyril » 12 Juil 2015 17:00

Bonsoir,

L’administration de l’île, la surveillance de la perception des contributions, l’approvisionnement, l’organisation de la justice civile et criminelle, l’administration de la santé constituaient les principales charges de la commission dite de gouvernement, composée de neuf membres nommés par le général en chef (auxquels il faut ajouter un secrétaire et un trésorier).
La commission était divisée en un bureau (trois membres, nommés pour six mois, en activité constante) et un conseil (les neuf membres, réunis une seule fois par décade)
A sa tête, était un président choisi pour six mois parmi les membres, et à ses côtés, le commissaire de la République.
Suivant l’ordre du 17 juin, la commission ne pouvait rien faire « que sur la demande du commissaire, ou après avoir ouï son rapport ». Chaque délibération devait être accompagnée de ses conclusions.

Vaubois avait sous sa responsabilité la police du port et de l’île, la garnison ainsi que les forces locales (les compagnies de chasseurs, de vétérans et de canonniers, et la garde nationale).
Parallèlement, il avait le droit de contrôler et de se mêler de l’administration du pays. Tout règlement, avant publication, devait en effet avoir été visé par le commandant.

De plus, toute initiative portant sur un point non évoqué dans les différents ordres formulés par Bonaparte devait être préalablement transmise à ce dernier.

En somme, le rôle de la commission était déjà sur une voie toute tracée par les ordres de Bonaparte qui gardait sur elle, de part son autorité directe ou celle de Vaubois (c’est ce qui se passa en réalité), un contrôle entier.

Salutations respectueuses.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Drouet Cyril le 26/02/2004 18:48
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Message par méditerranée » 12 Juil 2015 17:00

dalmatie a écrit :Bonaparte n'a evidemment pas demandé l'autorisation à Paris pour pondre ses décrets, mais il a appliqué, je pense un système qu'appliquait tout les généraux en chef du directoire afin d'assimiler toute nouvelle conquete.

Au vu de l'explication très claire de Cyril, j'en conclus que les généraux faisaient ce qu'ils voulaient sur les territoires de leurs conquêtes.

dalmatie a écrit :Cyril précise d'ailleurs qu'un commissaire de la République accompagnait l'expédition.

Le commissaire de la République qui, si j'ai bien compris, était le seul personnage non nommé par le général, n'avait dans la pratique, il me semble, que le rôle d'entériner les décisions du chef des armées

dalmatie a écrit :il a organisé l'ile afin de l'assimiler à la république Française.

C'est bien ce qu'on lui reproche. Mais je veux bien admettre que la faute en revient au Directoire qui lui a donné les pleins pouvoirs
Finalement, nos avis ne sont pas si éloignés que ça?

dalmatie a écrit :Là, vous allez faire rire mes amis

Tant mieux
C'est pas tous les jours qu'on rigole, parole, parole, comme dirait notre ami Georges que votre signature semble indiquer que vous appréciez?

Amitiés

Posté sur le forum Pour l'Histoire par méditerranée le 26/02/2004 22:31
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Message par Drouet cyril » 12 Juil 2015 17:00

Bonsoir,

Le commissaire de la République fut Michel Regnaud de Saint-Jean-d’Angely. Il conserva sa charge jusqu’au 9 novembre 1798, date à laquelle il s’embarqua pour la métropole afin d’y demander des renforts.

Il est bon de préciser que le Directoire, une fois la prise de Malte annoncée, tenta de remettre cette nouvelle conquête sous son autorité immédiate et envoya son propre commissaire : Alexandre-Edme Méchin. Ce dernier ne dépassa jamais l’Italie et l’archipel resta sous le contrôle de Vaubois
Le dit commandant, sur ordre du Directoire, faillit bien, lui aussi, être remplacé. On désigna dans un premier temps Chassez (14 novembre 1798) puis Cambrai (28 avril 1799) ; aucun des deux arrêtés ne put être exécuté.

Salutations respectueuses.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Drouet Cyril le 27/02/2004 21:10
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Message par Dalmatie » 12 Juil 2015 17:00

Bonjour,

Le commissaire de la République servait il à controler la compatibilité des décisions du Général en chef avec la doctrine Révolutionnaire pour, le cas échéant, avertir le gouvernement de tout écart ou tout semblant de tiédeur ?

Amicalement

Dalmatie "c'est le week end...."

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Dalmatie le 28/02/2004 07:25
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Message par Drouet cyril » 12 Juil 2015 17:00

Bonjour,

Le commissaire de la République à Malte était l’œil du Directoire auprès de qui il devait rendre compte.
Si l’on s’en tient aux ordres de Bonaparte, son rôle était cependant considérablement amoindri par le contrôle exercé sur l’administration par le véritable chef de l’archipel, Vaubois.

Néanmoins, il n’est pas certain que les directives données à Méchin n’entraient pas en contradiction avec les intentions du général en chef de l’expédition.
N’ayant pas sous la main de documents liés à ce cas précis, je n’ai aucune certitude sur ce point, mais les nominations de Méchin, Chassez et Cambrai ressemblent bigrement à une reprise en main par le Directoire de la direction des affaires.

Salutations respectueuses.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Drouet Cyril le 28/02/2004 13:25
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Message par the argie » 12 Juil 2015 17:01

Quelques ordres donnes par Napoleon a l'egard des membres de l'ordre de malte semblent être contradictoires.
Par exemple, le 12 juin il a dit que " les chevaliers conserveront les propriétés qu?ils possèdent dans les îles de Malte et du Gozo, a titre de propriété particulière" Mais le 13, dans 2 ordres differentes il a ordonne que " Les citoyens Berthollet, le contrôleur de l?armée et un commis du payer, enlèveront l?or, l?argent et les pierres précieuses qui se trouvent dans l?église de St.Jean et autres endroits dépendants de l?ordre de malte, l?argenterie des auberges et celle de grand maître... Ils laisseront, tant a l?église de st jean qu?aux autres églises, ce qui sera nécessaire pour l?excercise du culte" et que " tous les biens de l?ordre de malte et des différents couvents des chevaliers appartiennent à la république française." Non seulement ça, sinon que le 15 juin il annonce aux consuls de Tunis, Tripoli et Alger... "Le pabillon tricolore flotte sur tous les forts.
Vous voudrez bien, citoyen, faire part de la destruction de l?ordre de malte et de cette nouvelle possesión de la république au bey." Et le 16: "L?ordre de malte étant dissous... Dix jours après la publication du présent ordre, il est défendu, sous quelque prétexte, de porter les uniformes des corps de l?ancien ordre de Malte."
Le 13 juin il a signe l'ordre suivante:
"1º les chevaliers qui n?étaient pas profès et qui se seraient maires ont malte;
2º les chevaliers qui auraient des possessions particulières dans l?île de malte;
3º Ceux qui auraient établi des manufactures ou des maisons de commerce;
4º Enfin, ceux compris dans la liste que je vous envoie... seront regardes comme citoyens de malte et pourront y rester tant qu?ils desideront. Ils seront exceptes de l?ordre donne aujourd?hui."
Mais le 16 l'ordre était que " tous les prêtres... qui ne sont pas natifs des îles de malte et du Gozo seront tenus d?évacuer l?île au plus tard dix jours après la publication du présent ordre: l?eveqee... sera seul excepte du présent ordre"
Sur l'importance de l'île de Malte, il annonce au general Chabot, le 15 juin, que " la république vient, par-la, d?acquérir une place aussi forte que favorablement située pour le commerce"
Sur la resistence de l'île... ben... je ne sais pas si Napoleon a exegeré ou Drouet Cyril s'est trompé( vraiment, je crois plus probable la première option) mais le 16 juin Napoleon, dans un lettre a un tel Najac, lui dit qu' " àpres deux jours de fusillade et canonnade, nous avons obtenu la ville de malte et tous ses forts"
Mais ce qui est plus remarquable c'est le message adresse a l'eveque de malte:" A l?évêque de Malte: Je ne connais pas de caractère plus respectable et plus digne de la vénération des hommes, qu?un prêtre qui, plein du véritable esprit de l?évangile, est persuadée que ses devoirs lui ordonnent de prêter obéissance au pouvoir temporel, et de maintenir la paix, la tranquillité et l?union au milieu d?un diocèse."

Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 29/02/2004 20:35
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Message par Drouet cyril » 12 Juil 2015 17:01

Bonsoir,

Sur la question de la résistance maltaise, je n’ai pas le nombre total des pertes subies par les troupes françaises mais il n’a pas du être très important.
Ainsi, Larrey, en son hôpital de Berkarkara, n’évoque que trois morts et douze blessés.


Le ton de la lettre à l’évêque de Malte s’explique par le fait que ce dernier avait su contenir ses ouailles lors du débarquement et aussi parce que Bonaparte comptait bien sur lui pour assurer la tranquillité de l’archipel :
« Je désire, Monsieur l’évêque, que vous vous rendiez sur-le-champ dans la ville de Malte, et que, par votre influence, vous mainteniez le calme et la tranquillité parmi le peuple. »

Demande qui fut d’ailleurs bien reçue par l’intéressé qui répondit à Bonaparte par une lettre où, assuré qu’il était que ses avis seraient « exactement suivis », il garantissait qu’il maintiendrait « le bon ordre, l’obéissance et la tranquillité ».

Salutations respectueuses.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Drouet Cyril le 29/02/2004 22:25
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Message par Adolphe » 12 Juil 2015 17:01

Quels que soient les motifs qui ont conduit à la prise de Malte par les Français, c'était une bonne chose. Un ordre religieux guerrier n'avait plus de raison d'être à l'époque.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Adolphe le 04/03/2004 09:35
Adolphe
 

Message par méditerranée » 12 Juil 2015 17:01

Adolphe a écrit :Quels que soient les motifs qui ont conduit à la prise de Malte par les Français, c'était une bonne chose. Un ordre religieux guerrier n'avait plus de raison d'être à l'époque.

Un forum d'Histoire nous permet d'analyser les évènements et de comprendre les attitudes et les réactions des différentes parties concernées par ces évènements.
Votre commentaire ne présente aucun intérêt et ne prouve que votre manque d'objectivité.
Je ne suis arrivé sur ce forum que peu de temps avant vous.
Votre allusion (sur un autre fil) à un "bizutage" (sic) pourrait être appréciée au mieux, comme un manque d'intérêt pour l'Histoire, au pire, comme une provocation.

Amitiés

Méditerranée (qui n'est là ni pour défendre Bonaparte, ni pour justifier l'action des chevaliers de Malte)

Posté sur le forum Pour l'Histoire par méditerranée le 04/03/2004 10:22
méditerranée
 

Message par Adolphe » 12 Juil 2015 17:01

méditerranée a écrit :Votre allusion (sur un autre fil) à un "bizutage" (sic) pourrait être appréciée au mieux, comme un manque d'intérêt pour l'Histoire, au pire, comme une provocation.

Je ne vois pas le rapport avec le sujet. Je faisais part d'une impression fâcheuse. En réponse, au lieu de m'indiquer que je me serais trompé, vous tirez argument de mon impression pour essayer de décrédibiliser mon intervention. Est-ce le seul argument dont vous disposez pour défendre une institution moyennâgeuse ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Adolphe le 04/03/2004 12:00
Adolphe
 

Message par the argie » 12 Juil 2015 17:01

Je viens de trouver cette page:
Une page d'histoire franco-maltaise
Quand Malte était française
En plus d'être un futur partenaire européen, Malte fut rattachée militairement par Napoléon à la République française, retour sur cet épisode guerrier entre nos deux pays.
Le 10 septembre 1792 est votée la confiscation des biens de l'Ordre des chevaliers de Malte par l'Assemblée législative. Bien que cette mesure ne concerne que les territoires sous domination française, c'est une véritable catastrophe pour l'Ordre. En effet, les domaines qu'il possède en France font partie de ses plus importantes sources de revenus, l'argent vient à manquer, l'Ordre n'est déjà plus que l'ombre de lui-même.
Le 10 août 1792, la famille royale est enfermée dans la tour du Temple qui appartient à l'Ordre. Le Grand maître de l'Ordre des chevaliers de Malte tente, en vain, de protester et fait part de son indignation aux cours royales européennes. Il se ruine pour faire vivre les nombreux chevaliers français que compte l'Ordre et qui en plus d'avoir tout perdu, doivent assumer la charge de parents venus se réfugier sur l'île.
Un territoire français
L'Ordre de plus en plus faible ne semble plus en mesure de s'opposer aux appétits des puissances européennes, voyant dans l'île une excellente base pour contrôler la Méditerranée. L'Angleterre, notamment, en guerre contre la République française, commence de plus en plus à vouloir s'approprier l'île. Le Grand maître de l'Ordre demande alors à Paul 1er, tsar de Russie, de devenir protecteur de l'Ordre. Cette fatale erreur scelle à jamais la destinée de l'Ordre sur Malte.
Mauvais calculateur, le Grand maître aurait dû comprendre que la France, pourvue d'une puissante flotte méditerranéenne et menée de victoire en victoire par Bonaparte, était bien plus proche que la lointaine Russie. Napoléon qui prépare son expédition égyptienne, ne peut se permettre de laisser une base ennemie en plein milieu des lignes de communications entre la France et l'Égypte une fois qu'il y aura débarqué ses troupes. En plus de ses nombreux agents sur place, la France peut compter sur le soutien d'une partie des Maltais. Ces derniers n'aiment guère les chevaliers de l'Ordre qui les regardent de haut et qui ne sont pas sujets du Grand maître contrairement aux autres habitants.
Drapeau républicain
La bourgeoisie maltaise, avocats, banquiers, armateurs, ont adopté les principes révolutionnaires qui sont aussi un moyen de contrer l'influence de l'Ordre.
Le 6 juin 1798, deux vaisseaux de l'escadre française demandent l'autorisation de faire escale, elle est accordée. Puis toute la flotte apparaît à l'horizon, les défendeurs de l'île sont désemparés. Le Grand maître cède à l'ultimatum de Bonaparte, la flotte entre dans le port, le drapeau républicain flotte sur Malte, l'île devient française.
Blocus britannique
Les chevaliers français (260 sur les 362 membres de l'Ordre) obtiennent le droit de rentrer sur le territoire français sans être considérés comme immigrés. 53 des plus jeunes d'entre eux allèrent même jusqu'à se joindre à l'armée de Bonaparte et firent carrière sous le Consulat, l'Empire et la Restauration. En Égypte, certains formeront les cadres de la légion maltaise composée d'engagés maltais. Deux jours après la prise de Malte, Bonaparte reprenait la mer en direction de l'Égypte après avoir laissé un gouvernement provisoire dirigé par des officiers français. Mais dès le début de l'année 1799, la flotte britannique commandée par l'amiral Nelson fait route vers Malte dont elle commence le blocus. Le 5 septembre 1800, le gouverneur pour la République française, largement dépassé en puissance de feu et en nombre de soldats, capitule. Nelson lui accorde les honneurs de la guerre, et permet à l'Angleterre de s'implanter au c?ur de la Méditerranée.
Maximilien MENAND-CHAMBON


Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 10/03/2004 21:48
the argie
 

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