les charges de la cavalerie française

Ici se joue l'avenir de l'Empire - c'est le quitte ou double.

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Diana
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les charges de la cavalerie française

Message par Diana » 06 mars 2008 16:34


Image

:salut: "La retraite de la cavalerie fut suivie par une pluie de boulets et d'obus qui nous auraient annhilés, si nous n'avions pas été couverts par le petit remblai qui en rejetait la plus grande partie par-dessus nos têtes. Cependant quelques-uns atteignirent et jetèrent bas des hommes et des chevaux.

"La première colonne française était composée de grenadiers à cheval et de cuirassiers, les premiers en tête.
J'ai oublié s'ils avaient ou non changé cette disposition, mais je crois, d'après le nombre de cuirasses que nous trouvâmes ensuite, que les cuirassiers menèrent la deuxième attaque. Quoiqu'il en soit, leur colonne se rassembla.[...]


[...] La colonne monta alors une fois de plus sur le plateau et messieurs les tirailleurs se retirèrent à droite et à gauche pour laisser la place à la charge. Le spectacle était imposant et si jamais le mot sublime fut exactement appliqué, il pouvait sûrement l'être à celui-ci. Les cavaliers avançaient en escadrons serrés, l'un derrière l'autre, si nombreux cette fois que l'arrière était encore caché par la crête lorsque la tête de la colonne n'était qu'à 60 ou 80 yards de nos canons. Leur allure était un trot lent, mais soutenu. Ce n'était pas là une de ces furieuses charges au galop, mais l'avance, à une allure délibérée, d'hommes décidés à arriver à leurs fins. Ils marchaient dans un profond silence et le seul bruit qu'on entendait à travers le rugissement incessant de la bataille était le roulement sourd du sol foulé par les pas simultanés de tant de chevaux. Chaque homme se tenait ferme à son poste, les canons prêts, chargés d'un boulet d'abord et d'une boîte à mitraille par-dessus: les tubes étaient dans les lumières: les porte-feu brillaient et pétillaient entre les roues. Un mot de moi seul manquait pour précipiter la destruction sur ce magnifique déploiement d'hommes vaillants et de nobles chevaux.

(à suivre)
Le premier signe de l'ignorance, c'est présumer que l'on sait.
(Baltasar Gracián 1601-1646)
Luc Meaux
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Message par Luc Meaux » 10 mars 2008 8:43

c'est laquelle?
Espion, Lève-toi!
Sébastien
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Message par Sébastien » 10 mars 2008 13:29

La charge de Borodino ?
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Surcouf35
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Message par Surcouf35 » 11 mars 2008 11:38

Comment s'appelle ce superbe tableau montrant une charge des cavaliers Anglais (je crois des Ecossais gris) lors de la bataille de Waterloo, tableau qui d'ailleurs a été repris dans le film Waterloo ?
La parole a été donnée à l'homme afin de masquer sa pensée et le regard afin de dissimuler ses paroles
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Joséphine
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Message par Joséphine » 13 avr. 2008 10:46

L'image dit qu'elle s'appelle "vive l'empereur".
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Drouet cyril
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Message par Drouet cyril » 18 avr. 2008 19:25

L'image dit qu'elle s'appelle "vive l'empereur".
Il s'agit la charge du 4e Hussards à Friedland.
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)
Ronald Billuart
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Charges de cavalerie

Message par Ronald Billuart » 22 avr. 2008 6:28

Voici l'extrait d'une lettre écrite au capitaine Siborne par le capitaine Mercer de l'artillerie britannique.

Nous ne pouvions rien voir de tout ce qui se déroulait sur le front parce que le sommet sur lequel notre première ligne se trouvait était plus haut que le terrain que nous occupions. De cette ligne, nous ne pouvions voir que les quelques carrés d’infanterie postés juste à côté de nous entre les batteries.
De temps à autre, des corps de cavalerie se ruaient entre les carrés et disparaissaient je ne sais comment après avoir été dispersés sur la contre-pente.
Un de ces corps s’approcha d’ailleurs en ordre plus compact que les autres et se dirigea droit dans notre direction. A ce moment, un régiment de cavalerie qui appartenait, je crois, à la Légion germanique, déboucha de la ravine en D(5) et se mit en formation pour l’attaquer. Le corps français qui s’était immédiatement rendu compte du danger, pivota en ligne vers la gauche. Les unités qui progressaient pour charger entrèrent littéralement en collision alors qu’elles étaient en plein galop. Le choc parut violent, aucun des deux adversaires ne fut défait car chaque parti traversa l’autre et referma ses rangs immédiatement après s’être dégagé. La charge ne fut pas renouvelée et les deux corps disparurent comme le reste, sans que je sache comment.
Plusieurs avalanches de ce genre s’étaient déjà déroulées auparavant. Vers deux heures de l’après-midi, un nouvel assaut eut lieu qui sembla submerger totalement la droite de notre première ligne. Je ne puis mieux le comparer qu’à un immense ressac se rompant sur une côte parsemée de rochers épars contre lesquels la vague vertigineuse se précipite dans un vacarme furieux, se scinde et continue sa course, sifflant et bouillonnant loin au-delà de la plage. En un instant, une multitude de lanciers et d’autres cavaliers dévalèrent le vallon en quantité telle que tous les intervalles entre les lignes en étaient couverts, toutes unités confondues, l’ensemble s’éparpillant dans toutes les directions.
Le 14th Regiment prit immédiatement les armes et fit corps avec son carré tandis que nous nous apprêtions à l’appuyer avec la partie gauche de notre batterie.
Des premières lignes, nous ne pouvions plus voir que les canons abandonnés sur la crête, mais plus rien des carrés ! Chaque être vivant semblait balayé par ce terrible souffle. Tout paraissait tellement lugubre qu’un officier qui se trouvait à cheval à côté de moi me fit part de ses sérieuses appréhension quant au sort qu’il croyait réservé à la bataille.
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CC
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Message par CC » 26 avr. 2008 14:07

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Message par cavalier jacobin » 11 juin 2008 15:29

Comment s'appelle ce superbe tableau montrant une charge des cavaliers Anglais
Il s'agit de la charge des SCott Greys lorsqu'ils s'emparent de l'aigle de 45e de ligne.
Un historien s'appuie sur ses recherches pour délivrer ses résultats, quitte à briser quelques clichés.

http://www.associationsuchet.com
david saforcada
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Message par david saforcada » 12 juin 2008 11:30

concernant les charges de la cavalerie française, sait on ce qu'ont fait les batteries d'artellerie à chaval attachées à chaque division ???

pourquoi n'ont elles pas suivi le mouvement pour pouvoir s'approcher des carrés anglais et pourquoi pas ré-éditer l'action de drouot à Wagram ???
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Message par Rigoumont » 08 août 2008 21:54

david saforcada a écrit :concernant les charges de la cavalerie française, sait on ce qu'ont fait les batteries d'artellerie à chaval attachées à chaque division ???

pourquoi n'ont elles pas suivi le mouvement pour pouvoir s'approcher des carrés anglais et pourquoi pas ré-éditer l'action de drouot à Wagram ???
Est-ce bien certain? Plusieurs témoins britanniques semblent dire qu'ils ont bien plus souffert de l'artillerie que des charges.
Je dois retrouver la citation exacte mais je me souviens que l'un d'entre eux disait en substance qu'ils étaient rassurés de voir les cuirassiers revenir sur eux car ils ne leurs faisaient aucun mal et cela stoppait le tir des batteries françaises...

Cordialement, :salut:
Que peut-on voir à 8 km s'il y a de la brume?
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Message par Surcouf35 » 11 août 2008 12:14

Mes petites connaissances historiques m'avaient amené je crois à la déduction suivante: Le Maréchal Ney aurait seul pris la décision de lancer l'ensemble de ses escadrons avant même que l'empereur ne lui en ait donné l'ordre, uniquement à la vue du retrait des premières lignes anglaises qu'il crut alors pouvoir anéantir... Ceci expliquait qu'aucune préparation d'artillerie n'ait été engagée en amont, contrairement à toute règle en vigueur, d'où l'ire impériale...
La parole a été donnée à l'homme afin de masquer sa pensée et le regard afin de dissimuler ses paroles
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Message par Rigoumont » 11 août 2008 16:22

Surcouf35 a écrit :Mes petites connaissances historiques m'avaient amené je crois à la déduction suivante: Le Maréchal Ney aurait seul pris la décision de lancer l'ensemble de ses escadrons avant même que l'empereur ne lui en ait donné l'ordre, uniquement à la vue du retrait des premières lignes anglaises qu'il crut alors pouvoir anéantir... Ceci expliquait qu'aucune préparation d'artillerie n'ait été engagée en amont, contrairement à toute règle en vigueur, d'où l'ire impériale...
Bonjour Surcouf35,

Il me parait peu probable que Ney ait disposé de troupes qui n'étaient pas sous son commandement sans en référer à l'empereur, présent sur le champ de bataille.
Par ailleurs Napoléon lui-même reconnait avoir ordonné au corps de Kellermann de charger.
Les Charges de la cavalerie légère de la garde et de la cavalerie lourde de la garde restent plus "mystérieuses".
Mais on peut difficilement imaginer que Napoléon en cède le commandement.

Ney ne commandait-il que le corps de Milhaud?
Ou bien les corps de Milhaud et Kellermann et, comme l'explique Heymes, il n'aurait appelé que le corps de Milhaud à la charge pour dégager le plateau... et c'est Napoléon qui envoie le reste en soutien plus tard...

Il est évident que Napoléon
- ne contrôlait pas bien son armée (lorsqu'il voit les cuirassiers de Milhaud sur le plateau, Rogniat nous raconte qu'il demande si cette cavalerie est française...!)
- a voulu mettre les erreurs quant à l'utilisation de la cavalerie entièrement sur le dos de Ney.

Cordialement, :salut:
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david saforcada
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Message par david saforcada » 25 août 2008 19:38

il semble que l'Empereur fait donner Kellerman pour soutenir Milhaud et non dans le même élan, d'ailleurs n'est ce pas Ney que fait charger la brigade que Kellerman avait laissé en réserve ???

Ney avait le commandement de "l'offensive" donc il pouvait piocher dans la réserve de cavalerie (pourquoi donc comme au "bon vieux temps" n'y avait il pas un maréchal commandant le corps de cavalerie de réserve ???) ce qui explique l'utilisation de Milhaud ...

pour ce qui est de la Garde, un jour peut être connaitrons nous le pourquoi de son engagement.
Croire et Oser !
Rigoumont
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Message par Rigoumont » 25 août 2008 23:50

david saforcada a écrit :il semble que l'Empereur fait donner Kellerman pour soutenir Milhaud et non dans le même élan, d'ailleurs n'est ce pas Ney que fait charger la brigade que Kellerman avait laissé en réserve ???
Ce qui semble logique d'ailleurs. Rien ne prouve que Ney a pensé utiliser toute la cavalerie sur le plateau mais ceux qu'il à laissé (l'aile gauche de la réserve), c'est Napoléon lui-même qui les envoie. Ney pense probablement exécuter la volonté de l'empereur à laquelle Kellermann avait temporairement soustrait une brigade...
david saforcada a écrit :(pourquoi donc comme au "bon vieux temps" n'y avait il pas un maréchal commandant le corps de cavalerie de réserve ???)
Il y en avait un: Grouchy!
Mais, malgré sa demande de rester avec la réserve de cavalerie, Napoléon l'envoie le 17 à la tête de l'aile droite (1/3 de l'armée) dans une poursuite bien tardive des Prussiens...

Effectivement, la conséquence est que le commandement à Waterloo n'est pas clair: lorsque Heymes vient chercher une brigade de cuirassiers pour Ney, Delort la lui refuse car "il n'obéit qu'à son chef direct: Milhaud" et Ney arrive et demande toute la division (selon Heymes) puisque Milhaud à manifestement été mis sous ses ordres...

Il n'y a pas de commandant en chef de la cavalerie de la garde (le rôle de Bessières jusqu'en 1813) et la cavalerie de la garde semble suivre les corps de cuirassiers qu'elle appuie dans son déploiement... De Brack parle même d'un démarrage spontané de la division Lefèbvre-Desnouettes...!

Pourquoi Ney serait-il responsable de ce manque de commandants en chef pour les différents corps de l'armée?
Lui-même n'est appelé qu'en dernière minute pour la campagne et n'a quasi pas d'état-major... comment peut-il convenablement articuler et faire manœuvrer les commandements considérables qu'il reçoit dans cette campagne...?

Cordialement, :salut:
Que peut-on voir à 8 km s'il y a de la brume?
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