Le voici prisonnier de l'Europe... appellation qu'il a toujours refusée.
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Cipriani Franceschi
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Re: Procès de Buonaparte, Adresse à tous les souverains d'Eu

Message par Cipriani Franceschi » 09 mars 2019 10:30

Frédéric Staps a écrit : Pas vous ?
Non, pas du tout ! :shock:
Frédéric Staps a écrit :
J'ai eu recours à cet argument procédurier en réponse à votre suggestion de mettre en accusation Napoléon pour avoir déclenché une bataille de boules de neige dont la réalité est loin d'être établie. Vous inversez donc les rôles. Dans ce cas, l'accusateur, c'était vous, le défenseur, c'était moi.
Artifice juridique ! :diable:

Une fois de plus, vous n'êtes que le propagateur de la "légende noire" de Napoléon, puisque vous allez jusqu'à émettre des doutes sur l'existence de cette fameuse bataille de boules de neige, allant jusqu'à dire "bataille de boules de neige dont la réalité est loin d'être établie" :shock:

Je ne suis d'ailleurs pas le seul à l'avoir compris ainsi, Cyril Drouet vous demandant : "Qu'attendriez-vous comme "preuve" ?" :pied:

Voici toujours une source primaire pour vous (emprunt à Cyril Drouet, qu'il en soit remercié) :

"Pour s'arracher à cette monotonie de promenade, Napoléon sut remuer toute l'école, en faisant sentir à ses camarades qu'ils s'amuseraient bien autrement s'ils voulaient avec des pelles se frayer dans la grande cour différents passages au milieu des neiges, faire des ouvrages à corne, creuser des tranchées, élever des parapets, des cavaliers, etc. "Le premier travail fini, nous pourrons, dit-il, nous diviser en pelotons, faire une espèce de siège, et comme l'inventeur de ce nouveau plaisir, je me charge de diriger les attaques." La troupe joyeuse accueillit ce projet avec enthousiasme ; il fut exécuté, et cette petite guerre simulée dura l'espace de quinze jours ; elle ne cessa que lorsque des graviers, ou de petites pierres, s'étant mêlés à la neige à la neige dont on se servait pour faire des boules, il en résulta que plusieurs pensionnaires soit assiégeants, soit assiégés, furent assez grièvement blessés." (Mémoires de Bourrienne)

Et Bourrienne d'ajouter : "Je me rappelle même que je fus un des élèves les plus maltraités par cette mitraille"


Par contre, la date semble plus incertaine, certains la situent durant hiver 1779-1780, d'autres en 1783 (Max Gallo) ce qui compte tenu de l'âge de Bonaparte - 14 ans - semble plus plausible :salut:
La nature l’avait doué de toutes les qualités nécessaires à un ministre de la Police (Comte Charles-Tristan de Montholon)

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Frédéric Staps
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Re: Procès de Buonaparte, Adresse à tous les souverains d'Eu

Message par Frédéric Staps » 09 mars 2019 13:33

Séraphin Lampion a écrit :Mémoires de Bourrienne
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Drouet cyril
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Re: Procès de Buonaparte, Adresse à tous les souverains d'Eu

Message par Drouet cyril » 09 mars 2019 19:13

Séraphin Lampion a écrit :Une fois de plus, vous n'êtes que le propagateur de la "légende noire" de Napoléon, puisque vous allez jusqu'à émettre des doutes sur l'existence de cette fameuse bataille de boules de neige, allant jusqu'à dire "bataille de boules de neige dont la réalité est loin d'être établie"

Je ne suis d'ailleurs pas le seul à l'avoir compris ainsi, Cyril Drouet vous demandant : "Qu'attendriez-vous comme "preuve" ?"


A noter que ce n'est pas Bourrienne (et/ou ses teinturiers ; prudence...) qui le premier publia un témoignage de la fameuse bataille de boules de neige. En 1797, l'ouvrage anonyme "Quelques notices sur les premières années de Buonaparte recueillis et publiés en anglais par un de ses condisciples" donnait en effet ceci :
"Dès lors Buonaparte se retira dans son jardin favori, reprit ses occupations antérieures et cessa de paraître parmi nous, jusqu'à ce que la neige, en couvrant la terre, en nous dérobant les pierres, indiscrets instruments de nos guerres précédentes, lui fournit un prétexte à l'ouverture d'une nouvelle campagne.
Les hostilités devaient nécessairement être d'une autre nature; et l'art moderne de la guerre prit la place de celui des anciens. Sérieusement occupé de l'étude des fortifications, Buonaparte aspirait à appliquer sa théorie ; et bientôt on vit s'élever dans la grande cour de l'école des retranchements, des forts, des bastions, des redoutes de neige. Nous travaillions tous à ces ouvrages avec une ardeur, avec un plaisir qu'on peut facilement s'imaginer, puisque le jeune Buonaparte dirigeait nos opérations. Le tout était exécuté avec une intelligence, une précision dignes d'exciter la curiosité des habitants de Brienne, et même des étrangers, qui venaient en foule pendant l'hiver admirer nos fortifications de neige. Aussitôt qu'elles furent terminées, nous attendîmes avec une extrême impatience que l'ordre d'attaque et de défense fut établi. Buonaparte se chargea encore de nos mouvements ; et se plaçant, tantôt à la tête des assiégeants, tantôt à la tête des assiégés, il acquit de bonne heure, à ces jeux instructifs, le talent d'unir l'adresse au courage. Des boules de neige étaient nos seules armes ; et comme les blessures qu'elles faisaient n'étaient pas mortelles, nos maîtres assistaient sans alarmes à nos divertissements. Ils avaient même le bon esprit de les encourager, en applaudissant à ceux qui se distinguaient, soit par leur valeur, soit par l'invention de quelque stratagème nouveau. Buonaparte, déjà fécond en expédients, trouvait moyen de tenir l'intérêt constamment éveillé, en imaginant chaque jour quelques nouvelles rnanœuvres. Mais le soleil de Mars vint fondre nos retranchements et nos armes, et ajourner nos utiles plaisirs jusqu'à l'hiver suivant."
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)

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