Extraits du journal d'Andrew Darling, tapissier à Jamestown.

Le voici prisonnier de l'Europe... appellation qu'il a toujours refusée.
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La Bédoyère
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Extraits du journal d'Andrew Darling, tapissier à Jamestown.

Message par La Bédoyère » 13 oct. 2007 16:41

Les extraits du journal d'Andrew Darling ont été publiés par The Times LIterary Supplement. London , Thursday, September 30, 1915.

Traduction de Jacques Macé.

Mardi 2 mai (1821)

J'ai fait monter à Old Longwood House des fournitures qui avaient été demandées par cet établissement, et je m'y rendis l'après-midi comme d'habitude. Depuis quelque temps, j'étais chaque jour attentif à ce qui se passait à Longwood, pour le cas où le général Bonaparte aurait décidé de s'installer dans la nouvelle maison spécialement construite pour lui. Car son Excellence le Gouverneur avait donné des ordres en ce sens, et le général de Montholon disait qu'il ne savait pas si le général B. avait l'intention de le faire mais que la décision pouvait être prise soudainement, sans avertissement, et qu'il fallait mieux que tout soit prêt. M. Pierron signa le reçu des fournitures; les domestiques paraissaient tous très affligés, et le général Montholon dit que B. était très malade. Dans la soirée, je rencontrai M. H. Barker auquel le général Montholon avait dit que Bonaparte était à la dernière extrémité. Je vis aussi le
Dr Rutledge et un ou deux officiers à Longwood Farm House.

Mercredi 3 mai (1821)

Je me rendis à Wood comme d'habitude, après avoir envoyé plusieurs objets pour la nouvelle maison. Noverraz, l'un des domestiques présents à New House, me dit que le général Bonaparte ne pouvait plus vivre longtemps car il avait rejeté de son estomac quelque chose de complètement noir. Il dit aussi qu'il délirait parfois, réclamant des personnes qui n'étaient plus sur l'île ou d'autres qui étaient décédées.

Vendredi 4 mai (1821) (sic)

J'ai appris en chemin que B. était beaucoup mieux. J'ai envoyé quelques feuilles de cuir au général de Montholon pour recouvrir ses caisses de livres et aussi de la feutrine verte, et différents articles pour les docteurs Shortt et Mitchell au logement des officiers à New House. je les vis tous les deux dans la soirée chez le capitaine Crokat et j'ai entendu le docteur Arnott, qui sortait de la chambre du général Bonaparte, décrire à MM. Shortt et Mitchell son état et dans quelle pièce il se trouvait. Alors que j'allais prendre les consignes du capitaine Crokat, il me fut demandé par le général Montholon de me procurer du drap noirpour tendre la chambre car il pensait que le général Bonaparte ne pouvait plus vivre longtemps.

Samedi 5 mai (1821)

En montant vers midi, j'ai rencontré M. Dutton qui m'apportait une lettre de Sir Thomas Reade qui recherchait du plâtre de Paris. Comme je savais qu'il n'y en avait pas en stock sur l'île, en ayant déjà cherché le matin et la veille, la seule chose que je pouvais proposer était de réduire en poudre quelques statuettes et d'utiliser ce matériau. Mais comme la dépense serait considérable, et que le résultat n'était pas certain, je refusai de la faire avant d'en avoir reçu l'ordre. je continuai vers Longwood où j'appris que Sir Thomas Reade s'y trouvait et je le vis avec le Gouverneur devant New House. J'expliquai l'affaire au Gouverneur qui me dit de faire au mieux car le plâtre était demandé par Madame Bertrand. Je repris donc mon cheval, descendis jusqu'à Jamestown, achetai 150 petites statuettes et les fis réduire en poudre par mon personnel. J'avais deux Chinois en attente qui partirent pour Longwood avec la poudre et moi-même je quittai Town pour Wood entre 5 et 6 heures du soir. Sur le chemin, je dépassai l'amiral Lambert, le marquis de Montchenu et le major Gorrequer qui venaient d'apprendre le décès du général Bonaparte. C'était à peu de distance de l'entrée de d'Old House. J"allai alors à Old House où je rencontrai un dragon qui partait pour me remettre une note me demandant de fournir le nécessaire pour les obsèques, et de tendre de noir la chambre où il reposerait. Je vis le Gouverneur et Sir Thomas Reade qui me confirmèrent leurs instructions et je descendis à Town aussi vite que possible.

Ayant rassemblé les fournitures et les employés nécessaires et quelques rafraîchissements pour eux, je remontai à Longwood où j'arrivai vers minuit (c'était la troisième fois ce jour-là que j'allais de Town à Wood!)
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Message par CC » 13 oct. 2007 16:53

Napoléon est mort samedi 5 mai.

Ce sont donc les jours de mardi et mercredi qui sont erronés. :wink:


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Message par CC » 13 oct. 2007 16:59

Super comme extraits!

Je guette la suite avec grand intérêt!


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Message par La Bédoyère » 13 oct. 2007 17:47

Dimanche 6 mai (1821)

Je fus reçu par le général Montholon et déchargeai ma charette dans la salle à manger. Le général Montholon me dit qu'il désirait que la chambre à coucher soit tendue de noir car le corps reposerait dans cette pièce. Je mis mes hommes au travail et démontai la tenture du cabinet de travail du général Bonaparte (qui était aussi parfois sa chambre à coucher). Je retirai la mousseline qui décorait les murs, avec l'aide du général Montholon et des domestiques français. Nous travaillâmes jusqu'à trois heures et demie. Le sergent Morley du 20ème tombait de fatigue et tous mes employés ne valaient guère mieux, si bien que je les envoyai se reposer jusqu'à l'aube. Je me reposai moi-même mais ne pus dormir. Je demandai à le (Bonaparte) voir au petit matin, mais ce me fut refusé car le Gouverneur ne l'avait pas encore vu. Ayant l'occasion de jeter un coup d'oeil par la porte-fenêtre donnant sur le jardin, je le vis sur son petit lit de camp en fer, entre les deux fenêtres du salon dont l'une était ouverte. A l'aube, je remis mes ouvriers au travail et, peu après, je vis le Gouverneur, accompagné de Sir Thomas Reade et d'autres officiers d'état-major arriver à la maison. Un quart d'heure plus tard, le Gouverneur et un officier passèrent de la chambre où je me trouvais dans le salon et y restèrent quelque temps. Je pressai mes hommes autant que de possible, et leur offris un breakfast vers neuf heures. Nous avions presque fini. Vers huit heures, j'étais allé avec le général Montholon dans la pièce où il (Bonaparte) se trouvait, je l'avais vu et j'avais été fort étonné de voir son corps si peu ravagé, si bien, si jeune, avec un aspect si serein.

Je retournai auprès de mes ouvriers et peu après le général Montholon me demanda de prendre les mesures pour le cercueil. Madame Bertrand, le comte Montholon et le comte Bertrand parlaient ensemble (et aussi, je pense avec M. Marchand). Les cercueils devaient être le premier en fer blanc, garni de satin rembourré de coton, avec au fond un petit matelas et un oreiller faits des mêmes matières ; le second en bois ; le troisième en plomb ; et enfin un cercueil d'acajou recouvert de velours pourpre, si on pouvait s'en procurer. je leur dis que j'en avais cherché quelques jours plus tôt et qu'il n'y en avait pas sur l'île. Il fut alors convenu que le cercueil extérieur serait du plus bel acajou que l'on puisse trouver sur l'île, ce qui fut fait. je sortis alors et parlai au Gouverneur.. Il était désireux de disposer des cercueils au plus tôt. Je revins, remis au général Montholon une description précise des cercueils et retournai avec lui près du corps pour prendre les dimensions exactes. Assisté du général Montholon, j'ai mesuré les dimensions "nettes" suivantes : longueur, 5 pieds 7 pouces (170,2 cm), seulement 18 pouces (45,7 cm) au niveau des épaules ; et à peine 10 pouces (25,4 cm) de profondeur. Les dimensions du cercueil que je fis étaient donc : longueur, 5 pieds, 11 pouces (180,3 cm) ; profondeur, 12 pouces (30,5 cm) ; largeur à la tête, 10,5 pouces (26,7 cm) ; aux épaules, 21 pouces (53,3 cm) : au pied, 8 pouces (20,3cm). A ce moment, je compris qu'il (le corps) resterait en l'état et qu'il serait autopsié vers 2 heures de l'après-midi, mais je ne fus pas averti qu'il serait mis dans le cercueil avec son chapeau et son grand uniforme. Vers 10 heures, j'ai quitté Longwood pour Jamestown. J'ai alors reçu du Gouverneur l'ordre de faire aussi vite que possible et d'user au besoin de son nom pour requérir hommes et matériaux. Arrivé à Jamestown, je pris un breakfast et, en même temps, demandai au commissaire de ville Cole d'aller chercher à l'église les hommes qui me seraient le plus utiles (c'était dimanche!), d'autres à la campagne, et avec l'aide de Madame Borman, de M. Mercalfe, de M. Borman et d'autres, nous avons terminé le cercueil de fer blanc, celui en bois et celui en plomb vers une heure du matin, avec les garnitures comme demandé.
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Message par CC » 13 oct. 2007 18:59

:lol: Voilà une version à ajouter aux autres:

Les cercueils devaient être le premier en fer blanc, (...) ; le second en bois ; le troisième en plomb ; et enfin un cercueil d'acajou

La Bédoyère, j'en veux encore des écrits comme celui-là!


:fleur:
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Message par La Bédoyère » 13 oct. 2007 19:08

Lundi 7 mai (1821)

Je fis transporter les cercueils par les Chinois et quittai la ville vers 11 heures pour Longwood avec les hommes chargés de fermer les cercueils, et je le (Bonaparte) vis reposer en apparat. En quittant Longwood le matin précédent pour m'occuper des cercueils, j'avais laissé quelques hommes pour terminer de préparer la maison, comme mettre en place l'autel, déplacer un lustre du salon dans la chambre d'exposition et équiper (en corbillard) la calèche que le général Bonaparte utilisait pour ses promenades. Je constatai qu'ils avaient presque tout fini. La curiosité des gens était si grande qu'ils se pressaient en foule, de toutes conditions, pour le voir reposeren apparat, ce qui se déroulait de la manière suivante :

La chambre où il était exposé était habituellement utilisée par luien chambre à coucher, avec une porte donnant sur la salle à manger, par laquelle les gens étaient admis. une autre porte, à l'opposé, conduisait à la pièce utilisée en petit salon, meublée d'un second lit et d'un sofa sur lequel il passait beaucoup de temps assis. Sur la façade sud, deux fenêtres donnaient sur le jardin, dont l'une avait été transformée en porte-fenêtre et l'autre ouvrait à la française. sa tête se trouvait côté salle à manger et son côté droit le long de la fenêtre. Le lit de camp en fer sur lequel il lequel il reposait mesurait approximativement 5 pieds et 10 pouces sur 3 pieds de large ; il était à environ 9 pouces du coin du mur et à 20 pouces du mur du petit salon, laissant un espace pour circuler. L'autel était du côté de sa tête, près du mur de la salle à manger. au plafond pendait un lustre équipé de douze bougies. A la tête du lit, deux petites consoles en marbre supportaient deux chandeliers à quatre branches en argent massif. Sur l'autel, il y avait deux autres chandeliers, ainsi que quatre morceaux de bois peints en blanc portant également des chandelles. L'autel avait environ 2 pieds 4 pouces de large et 4 pieds 6 pouces de long, garnie d'une tenture noire portant la lettre N, avec un galon jaune provenant des rideaux du salon. une sorte de tabernacle, orné de colonnes, d'un dôme et d'une coupe devait supporter un crucifix mais, pour le moment, celui-ci se trouvait sur la poitrine du général Bonaparte, avec son épée et son fourreau à sa droite, son coeur et son estomac à sa gauche.
Sur l'autel, une nappe richement ornée de broderies d'argent et un lutrin supportant un Bible. Devant l'autel, une esrtade haute d'une marche, sur laquelle le prêtre M. Vignali montait vêtu de sa chasubleet récitait un pater noster (sic) lorsqu'une personne de la confession catholique venait demander le sacrement (l'Eucharistie). Le sommier sur lequel le général Bonaparte reposait avait 6 pieds de long, 3 de large et portait 3 matelas. Celui du dessus qui est maintenant en ma possession dans mes réserves, a été souillé par des tâches de sang quand le corps a été retourné pour raser les cheveux de la nuque et pour la prise d'un moulage le 7 mai par les docteurs Burton et Antommarchi, masque qui était très beau si on considère le temps qui s'était écoulédepuis la mort et la nature grossière du matériaux utilisé. Il fut empaqueté et emporté par Antommarchi dans l'intention, selon madame Bertrand, de l'envoyer à Canova en modèle pour un buste en marbre.
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Message par La Bédoyère » 13 oct. 2007 23:44

Beaucoup de temps avait été perdu à cause du défillé de gens de toutes conditions et du retard occasionné par le moulage. J'étais désireux de procéde à la mise en bière, car j'avais les employés nécessaires sous la main. Le moulage étant terminé, le Gouverneur et Sir Thomas Reade me demandèrent pourquoi on tardait et je leur dis que les Français ne me semblaient pas pressés de le voir mis au cercueil. Je fis ensuite remarquer à la comtesse et au comte Bertrand, au général Montholon
et à M. Marchand qu'il fallait souder avant la nuit et leur demandai ce qu'ils voulaient mettre dans le cercueil. Je disposais alors d'Abraham Millington et de amuel Ley, qui avaient fait le cercueil en fer blanc. Le docteur Rutledge, du 20ème régiment, qui était là en faction (il avait relevé le docteur Arnott), avait pour consigne de ne pas laisser le coeur de la chambre. J'avais des ordres identiques en raison, autant que je sache, du désir du docteur Antommarchi de ramener l'estomac avec lui en Europe, mais les autres Français ne le souhaitais pas. Je crois qu'ils espéraient ramener le coeur avec eux mais ils n'en avaient pas l'autorisation. Cependant, ils souhaitaient le préserver, ce qui fut fait de la manière suivante : le coeur et l'estomac, comme je l'ai déjà dit, étaient dans un vase en argent ou soupière, appartenant au service de table, muni d'un couvercle portant des armoiries et un aigle, lequel était fixé par une vis et un écrou. Le coeur ayant été déposé dans la soupière par l docteur Rutledge en présence du comte Montholon et autres, led couvercle fut soudé et par le trou supérieur, le Dr Rutledge remplit le récipient d'esprit de vin, puis le trou fut obturé en y soudant une pièce d'un shilling ancien. Ces opérations avaient pris beaucoup de temps et il était plus de 8 heures quand mes deux hommes eurent fini. Durant ce temps, différents objets avaient été préparés et posés sur la table de la bibliothèque : une cuillère en argent une fourchette, un couteau avec manche en argent une saucière d'argent richement décorée, une assiette de son argenterie (une autre, identique, est actuellement en ma possession), une timbale en argent avec couvercle dans laquelle avait été placé l'estomac, le récipient d'argent contenant son coeur, deux "doubles napoléons" frappés durant la République, eux du Consulat, deux du début de l'Empire et deux de son règne impérial, ainsi que quatre pièces de petite monnaie et trois autres en argent. J'avais eu le temps de regarder tous ces objets pendant que mes hommes soudaient le bord du couvercle du récipient où se trouvait le coeur, et je mis moi-même dans le cercueil les pièces de monnaie et l'argenterie.


Note de The Times


En complément de ce document, nous pouvons signaler qu'une dame vivant encore actuellement (1915) à Londres a assisté aux obsèques de napoléon en 1821. Elle est la fille du capitaine James Bennett, du régiment de Sainte-Hélène, et bien qu'elle n'eut alors que trois mois et demi, sa mère l'avait emmenée aux funérailles. Bien évidemment, elle ne se souvient pas de l'évènement mais, quand les restes de l'Empereur furent exhumés en 1840, elle participa aux cérémonies. Quand le navire transportant les cercueils appareilla à Sainte-Hélène, un pavillon en soie de Chine, brodé de fils d'or, fut hissé à sa poupe. Ce pavillon était le cadeau des dames de Sainte-Hélène-dont Mrs Owen, alors Miss Bennett, et d'autres, avec l'aide de Miss Mary Gideon-, qui avaient réalisé cette oeuvre. Quand il fut décidé d'employer du bois d'acajou pour l'un des cercueils, comme l'explique Darling ci-dessus, et qu'il n'en existait pas de qualité sur l'île, le problème fut résolu par le capitaine Bennett, le père de Mrs Owen, qui offrit la grande table en acajou de sa salle à manger. Cette table, transformée bien sûr, se trouve donc aujourd'hui sous le Dôme des Invalides.*

(30 septembre 1815)


* : Le rédacteur du Times commet une lourde erreur : le cercueil en acajou fut découpé en reliques en 1840 et ne se trouve donc pas aux Invalides.


Souce : Revue du Souvenir Napoléonien. numéro 445. février-mars 2003.
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Message par CC » 14 oct. 2007 0:04

Tiens, voilà quelqu'un qui cite Millington.

Et un peu plus haut:

Vers huit heures, j'étais allé avec le général Montholon dans la pièce où il (Bonaparte) se trouvait, je l'avais vu et j'avais été fort étonné de voir son corps si peu ravagé, si bien, si jeune, avec un aspect si serein.

L'apaisement de la mort fait parfois des miracles.


:fleur:
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Message par Luc Meaux » 14 oct. 2007 10:17

Avant de se décomposer, la mort offre à l'enveloppe corporelle l'aspect d'un être vivant jeune et serein...
Modifié en dernier par Luc Meaux le 18 oct. 2007 11:57, modifié 1 fois.
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Message par Joséphine » 14 oct. 2007 11:26

C'est bizarre quand même; normalement on ne change pas en mourant.
C'est étrange aussi que peu de jours encore avant sa mort, ils s'attendaient à ce que Napoléon se décide à changer de maison.
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Message par CC » 14 oct. 2007 13:50

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Message par CC » 14 oct. 2007 16:00

Les tableaux de comparaison inhumation / exhumation ont été complétés avec ces données, pour les cercueils et les vases:

http://www.napoleonprisonnier.com/postm ... #cercueils

:fleur:
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Message par Surcouf35 » 17 oct. 2007 16:02

Joséphine a écrit :C'est bizarre quand même; normalement on ne change pas en mourant.
C'est étrange aussi que peu de jours encore avant sa mort, ils s'attendaient à ce que Napoléon se décide à changer de maison.
Je crois même avoir lu quelque part (?) que deux jours avant sa mort il avait dévoré des "pommes frites"...
Quant au changement de physionomie, comme celui du très interessant comparatif entre inhumation et exhumation, c'est le vieux coeur du vieux débat entre légalistes et "révisionnistes" (même si je n'aime pas trop ce terme au passé douteux)...A chacun d'en tirer ses conclusions je pense...
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Message par CC » 17 oct. 2007 16:40

Je ne vous suis pas trop, Surcouf.

Le changement de physionomie juste après la mort, ce n'est pas un débat entre ces noms désagréables que vous citez là!

Je pense que celui qui meurt apaisé a un visage apaisé et parfois même étonnamment rajeuni.
Contrairement à quelqu'un qui mourrait de mort violente ou très douloureuse par exemple.

Napoléon est mort apaisé. Il était entouré, son mal ne le tenaillait probablement pas, s'était mis en paix en écrivant son testament, il devait avoir accepté de passer le cap.

Et tout cela se voyait sur son visage.
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Message par Surcouf35 » 18 oct. 2007 14:51

Ma chère CC Napoléon est-il vraiment mort apaisé ??? hummmm...
Ensuite de nombreux témoignages font état d'une rapide décomposition de son visage qui était déjà pas mal abimé lors de la prise du ou des (?) masque , puisqu'une véritable infection se dégageait de la chambre mortuaire...C'est en cela que je parle d'un débat qui n'en finit pas, et n'est pas prêt d'ailleurs d'en finir...
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