Napoléon a une petite mémoire.

Le voici prisonnier de l'Europe... appellation qu'il a toujours refusée.
Comment survivre?

Visitez les pages sur Sainte-Hélène
Avatar du membre
CC
Messages : 6287
Enregistré le : 18 avr. 2006 22:47
Localisation : Anderlecht, Bruxelles
Contact :

Napoléon a une petite mémoire.

Message par CC » 27 sept. 2008 13:06

Le général Gourgaud - Jacques Macé - éd Nouveau Monde - 2006 - p.102


Tandis que les combats se poursuivent dans les rues de Brienne et que les Autrichiens arrivent en renfort de Bar-sur-Aube, Napoléon décide d’établir ce soir-là son quartier général à Maizières qu’il gagne à la tombée de la nuit. La suite nous est contée avec précision par le baron Fain :

« Napoléon précédait ses aides de camp de quelques pas, écoutant le colonel Gourgaud qui lui rendait compte d’une manœuvre. Les généraux de sa suite suivaient, enveloppés dans leurs manteaux. Le temps était très noir et, dans la confusion de ce campement de nuit, on ne pouvait guère se reconnaître que de loin en loin, à la lueur de quelques feux. À un moment, une bande de cosaques, attirés par l’appât du butin et le bruit de nos caissons, se glisse à travers les ombres du camp et parvient jusqu’à la route. Le général Dejean se sent pressé brusquement, il se retourne et crie : « Aux Cosaques ! » En même temps il veut plonger son sabre dans la gorge de l’ennemi qu’il croit tenir ; mais celui-ci échappe, et s’élance sur le cavalier en redingote grise qui marche en tête. Corbineau se jette à la traverse; Gourgaud a fait le même mouvement, et, d’un coup de pistolet à bout portant, il abat le cosaque aux pieds de Napoléon. L’escorte accourt, on se presse, on sabre quelques cosaques ; le reste de la bande, se voyant reconnu, saute les fossés et disparaît. »

Le fait est mentionné ainsi dans les états de service officiels du Général Gourgaud : « Le 29 janvier 1814, il a tué d’un coup de pistolet à bout portant un cosaque qui était sur le point de percer l’Empereur d’un coup de lance. »



Le problème est qu'ensuite, à Sainte-Hélène, Napoléon niera se souvenir de cet épisode.
Non, Gourgand ne lui a pas sauvé la vie.
Oui, Gourgaud invente (ou enjolive?) pour se rendre intéressant, se dire important.

Or, en récompense de son exploit, il recevra des mains de Napoléon une épée qu'il avait portée durant les campagne d'Italie et d'Égypte. Il fera graver le récit de son action sur la lame de son sabre de combat, si bien que certains chroniqueurs conteront qu'il avait abattu le cosaque d'un coup de sabre.

Napoléon a-t-il aussi oublié lui avoir donné cette épée?
Pourquoi dire ne pas se souvenir? Par plaisir de blesser?
Avatar du membre
ClaudeM
Messages : 506
Enregistré le : 25 août 2008 21:28
Localisation : Val de Marne

Message par ClaudeM » 28 sept. 2008 15:37

En effet, c'est un peu incroyable de la part de Napoléon. Pour ma part,
j'avancerais quelques hypothèses : connaissant le caractère de Gourgaud,
il est probable qu'il s'est fait mousser d'importance, à la suite de cet
"exploit", dont Napoléon ne s'est sans doute pas rendu compte.
Se pliant au récit qu'on lui en a fait, Napoléon récompense Gourgaud...
Mais d'autres versions de ce coup de feu dans le noir lui ont peut-être
été présentées par la suite... ou, faisant avec le temps connaissance plus
approfondie du personnage, a-t-il jugé lui même que l'exploit n'avait sans
doute pas eu lieu. Et ne l'ayant pas vécu lui même, soit il a occulté le
souvenir, soit il fait sentir à Gourgaud qu'il n'est pas dupe de ses
fanfaronnades...
Pardon de ne faire que des hypothèses basées sur la psychologie des
acteurs, mais j'attends que des chercheurs plus pointus apportent des faits
concrêts... Peut-être existe-t-il, dans des courriers, l'explication de cette
curieuse amnésie...
Cordialement.
J'aurais mieux fait de rester en Egypte. Napoleon
Avatar du membre
ClaudeM
Messages : 506
Enregistré le : 25 août 2008 21:28
Localisation : Val de Marne

Message par ClaudeM » 28 sept. 2008 15:40

Erreur
J'aurais mieux fait de rester en Egypte. Napoleon
Avatar du membre
bastet
Messages : 781
Enregistré le : 06 août 2008 20:40
Localisation : Sud Ouest

Message par bastet » 28 sept. 2008 16:08

Bonjour!

Je serais assez de votre avis connaissant la personnalité du général Gourgaud il peut être emporté par la "passion" qu'il nourrit pour l'Empereur .... :aime1:
"Mes vers fuiraient doux et frais/Vers votre jardin si beau/Si mes vers avaient des ailes/Des ailes comme l'oiseau"
Avatar du membre
ClaudeM
Messages : 506
Enregistré le : 25 août 2008 21:28
Localisation : Val de Marne

Message par ClaudeM » 28 sept. 2008 16:54

Bonjour,

"... il peut être emporté par la "passion" qu'il nourrit pour l'Empereur" .... (Bastet)
Ne pas oublier la passion qu'il nourrit pour lui même... :bras:
S'il "saoule" l'empereur, c'est bien parce qu'il lui demande toujours plus d'attentions. Sans ces assurances qu'il est un personnage important, Gourgaud perd l'estime de lui-même, et ça lui est insupportable. La déprime... :pleure: CM
J'aurais mieux fait de rester en Egypte. Napoleon
Avatar du membre
Albertuk
Messages : 141
Enregistré le : 06 déc. 2007 8:13
Localisation : Londres
Contact :

Message par Albertuk » 29 sept. 2008 23:15

Bonsoir

Quelques mises au point s'imposent...

1/ le baron Fain n'a pas été témoin de la scène; il se la fait raconter par Gourgaud lui-même le soir au bivouac de l'état-major

2/ Napoléon n'a jamais donné une épée à Gourgaud pour ce fait; Gourgaud s'est fait lui-même graver son épée pour marquer le coup

3/ Napoléon niera le fait (de se faire sauver la vie par Gourgaud) mais se rappelle très bien de la circonstance; il l'a raconta à Ste Hélène (voir texte ci-dessous)

Je crois que le fait a bien eu lieu mais que, dans la cohue, il est incertain que l'ennemi était sur le point de tuer l'empereur; Gourgaud aura sans doute tué un des attaquants et aura ensuite enjolivé les faits avec son esprit qu'on lui connait

A Ste Hélène, voilà ce que raconta Napoléon au docteur O'Meara:

Au cours d’une conversation entre le général Bonaparte et moi-même au sujet de la fameuse inscription sur l’épée du général Gourgaud, qui prétend avoir […] évité au général Bonaparte d’être tué par un Cosaque (une circonstance que le général Bonaparte contredit tout à fait et déclare n’avoir jamais eu lieu), j’ai saisi cette opportunité pour lui demander s’il avait été vraiment en danger de mort ou de se faire prendre par les Cosaques. Sa réponse a été : « à la bataille de Brienne […] je me souviens qu’environ vingt ou vingt-cinq Uhlans , et non des Cosaques, réussirent à passer par les ailes de mon armée pour tenter de tomber sur l’artillerie. C’était en fin de journée et il commençait à faire sombre. Ils tombèrent je ne sais comment sur moi et sur une partie de mon état-major. Quand ils nous ont vus, ils furent tout à fait décontenancés et ne surent pas quoi faire. Cependant, ils ne savaient pas qu’ils étaient si près de moi ni vraiment qui j’étais. Moi non plus je ne savais pas pendant quelques instants qui ils étaient. Je pensais qu’ils étaient de nos propres troupes. […] L’un d’eux gallopa si près de moi, sans cependant savoir qui j’étais, qu’il heurta mon genou violemment avec sa main. Ce fut tout à fait par accident. […] Les Uhlans songèrent plutôt à s’enfuir qu’à tuer quiconque d’entre nous. »

Je crois que, jusqu'à présent et peut-être par égard aux descendants de Gourgaud (???), on s'est efforcé de ternir la réputation de ce dernier, et on n'hésite pas à faire porter le blâme sur Napoléon en mettant en cause sa mémoire (un comble !), voire son humeur (mais Napoléon n'a jamais été ingrat, surtout envers un fait militaire qui lui a valu). Mais le fait est que Gourgaud a rendu la vie impossible à Napoléon à Longwood, a provoqué Montholon en duel, a ensuite quitté Napoléon et sa suite, s'est réfugié dans le giron anglais, leur a rapporté faits et gestes sur les exilés de Longwood n'hésitant pas à les trahir sur certains faits (correspondances secrètes, évasion possible à tout moment, et j'en passe des meilleures !). Bref, quand il s'agit de Gourgaud, il y a une "omerta" à-la-française... :?

Or des cas où Napoléon s'est fait sauver la vie sur le champ de bataille, il y en a eu pleins ! Et chaque fois, celui qui a eu le geste qui a sauvé son chef a eu droit à égards et gratitude. Rappelons Muiron en Italie. Ou Daumesnil devant Acre. Alors, s'il y avait eu un sauvetage Gourgaud, Napoléon n'aurait jamais été ingrat envers son sauveur.
Amicalement
Albert - UK
Avatar du membre
bastet
Messages : 781
Enregistré le : 06 août 2008 20:40
Localisation : Sud Ouest

Message par bastet » 30 sept. 2008 11:33

Bonjour!

Dans une note de son ouvrage Saint-Hélène (TII,64) Octave Aubry écrit " Les torts du jeune général ne sont pas niables. Mais il eut d'évidentes excuses. Pour cet homme droit, naïf, chagrin, qui voyait trop clair et chez qui le sang parlait trop fort, la vie dans cet étroit Longwood, empoisonné par les propos des deux femmes, l'hypocrisie de Montholon, et l'hostilité basse des domestiques, était devenue un enfer.
Bien qu'il est quitté Longwood dans des sentiments d'inimitié certains, en Europe il saura se ressaisir et, à la veille du Congrès d'Aix-la-Chapelle, il élèvera une voix éloquente en faveur de Napoléon"
"Mes vers fuiraient doux et frais/Vers votre jardin si beau/Si mes vers avaient des ailes/Des ailes comme l'oiseau"
Avatar du membre
CC
Messages : 6287
Enregistré le : 18 avr. 2006 22:47
Localisation : Anderlecht, Bruxelles
Contact :

Message par CC » 30 sept. 2008 15:58

Grand merci, Albertuk, pour ces précisions! :fleur:

La façon dont c'est présenté dans le livre, je pensais Fain témoin - mais si c'est Gourgaud qui l'a raconté, ça ne vaut rien d'autre que ce qu'il affirme et on revient à la case départ.
Gourgaud était indéniablement un personnage particulier - et qui n'hésitait pas à transformer la vérité à son avantage. :|
Avatar du membre
Albertuk
Messages : 141
Enregistré le : 06 déc. 2007 8:13
Localisation : Londres
Contact :

Message par Albertuk » 30 sept. 2008 19:38

Cher Bastet
Bien qu'il est quitté Longwood dans des sentiments d'inimitié certains, en Europe il saura se ressaisir et, à la veille du Congrès d'Aix-la-Chapelle, il élèvera une voix éloquente en faveur de Napoléon
Certes, mais le mal était déjà fait et les paroles de Gourgaud ont influé sur les résultats du congrès d'Aix-la-Chapelle sur le sujet des conditions de détention de Napoléon. Comment pouvait-il en être autrement lorsque Gourgaud avait affirmé que Napoléon pouvait s'évader de l'île à tout moment et que, au moment de son départ de Longwood, il y avait justement une possibilité d'évasion ! Tout ceci était de la fanfaronnade mais elle a influé les résultats du congrès car celui-ci eut lieu dans la même année que celle du départ de Gourgaud et de ses "révélations" (dont toutes les cours européennes avaient pu obtenir la substance grâce aux rapports des commissaires sur place). Il y a notamment le fait que seul Hudson Lowe n'avait pas accordé de grands crédits aux racontars de Gourgaud parce que, malgré ses dires, il connaissait tout de même bien l'énergumène. Or quand Gourgaud avait dit que seul le site de Longwood permettait la meilleure surveillance possible de Napoléon, Hudson Lowe s'efforçait lui de faire déménager Napoléon à Rosemary Hall, endroit bien plus ombragé qui aurait fait du bien à la santé de Napoléon. Le problème est que Gourgaud, ayant répété ses dires à Bathurst, et les commissaires ayant envoyé leurs rapports, Bathurst envoya aussitôt un ordre à Hudson Lowe de laisser tomber l'idée de Rosemary Hall et de plutôt commencer à construire la nouvelle habitation de Longwood... On connait la suite.

Pour moi, malgré les excuses des uns et des autres, ou les circonstances qu'on ait pu accorder à Gourgaud, il a trahi Napoléon, ou du moins lui a fait de très très grands torts. En plus, il a osé publier un ouvrage sur Waterloo, au nom de Napoléon (!), alors que cet ouvrage n'était qu'à l'état d'ébauche encore à Longwood. Napoléon a fulminé en voyant cet ouvrage et a doublé d'efforts pour sortir un autre livre pour corriger celui de Gourgaud !
Amicalement
Albert - UK
Avatar du membre
bbea53
Messages : 318
Enregistré le : 13 août 2006 16:55

Message par bbea53 » 30 sept. 2008 19:53

Je crois que, jusqu'à présent et peut-être par égard aux descendants de Gourgaud (???), on s'est efforcé de ternir la réputation de ce dernier de ,
. Bref, quand il s'agit de Gourgaud, il y a une "omerta" à-la-française..
Cher Albert uk ,je suis entièrement d'accord avec votre excellente analyse .
Toutefois je ne pense pas que par égard aux descendants de Gourgaud , on blâme Napoleon .
N'oublions pas le "duel" que Frédéric Masson a évité de justesse lorsque l'historien avait démontré les tissus de mensonges imaginés par la famille
Gourgaud pour justifier son comportement aprés le départ de l'ïle. Les "Gourgaud" ont toujours oeuvré pour "racheter" l'attitude peu reluisante envers la colonie française de leur ancêtre.

Quant à "l'omerta à la française" vous avez en partie raison ,mais elle touche une trés petite minorité de gens soumis aux fréquentations mondaines d'une certaine association , je préfère employer le terme d'une "omerta diplomatique".
Avatar du membre
Albertuk
Messages : 141
Enregistré le : 06 déc. 2007 8:13
Localisation : Londres
Contact :

Message par Albertuk » 30 sept. 2008 20:56

Bonsoir
Les "Gourgaud" ont toujours oeuvré pour "racheter" l'attitude peu reluisante envers la colonie française de leur ancêtre.
Il en va de même de la famille Antommarchi... qui elle a beaucoup plus de mal à faire avaler la couleuvre. Quoique... on voit encore paraître de temps à autre des ouvrages apologétiques sur le soi-disant "dernier" médecin de Napoléon.
Amicalement
Albert - UK
Avatar du membre
CC
Messages : 6287
Enregistré le : 18 avr. 2006 22:47
Localisation : Anderlecht, Bruxelles
Contact :

Message par CC » 25 oct. 2008 13:16

Avatar du membre
Albertuk
Messages : 141
Enregistré le : 06 déc. 2007 8:13
Localisation : Londres
Contact :

Message par Albertuk » 25 oct. 2008 16:41

Bonjour

A mon humble avis, Jacques Macé se trompe en croyant le journal de Gourgaud une fois en Europe. Gourgaud l'aura écrit après son revirement vers la cause napoléonienne je crois. La preuve irréfutable est je crois la suivante. Gourgaud dit dans ce journal (non public d'ailleurs donc il faut en croire Jacques Macé qui en aura eu accès j'imagine): «...Les menaces n’obtiennent rien de moi. Je ne compromettrai personne. ...»
Or on sait que cette assertion est fausse car le rapport du 10 mai 1818 de Goulburn à Bathurst explique que Gourgaud co,promet irrémédiablement le docteur O'Meara et c'est bien à la suite des déclarations de Gourgaud ce jour-là que Bathurst envoie une dépêche à Hudson Lowe, le 15 mai, pour demander le renvoi du docteur à cause des déclarations de Gourgaud justement ! Cette dépêche N.15 de Bathurst à Lowe dit en substance:

Les comptes-rendus que M. O’Meara a fournis sont très fallacieux. […] Il n’est pas nécessaire d’examiner si M. O’Meara a été induit à donner ces rapports trompeurs par ignorance professionnelle ou par une dévotion aveugle aux désirs du général Bonaparte. Cependant, je suis disposé à l’attribuer au dernier motif, plus spécialement à cause du refus catégorique du général Gourgaud de l’acquitter d’avoir été instruit des correspondances clandestines qui ont eu cours pendant tant de temps entre Longwood et l’Europe. […] Il lui est donc tout à fait impropre à continuer de rester auprès du général Bonaparte et je n’ai donc plus cette répugnance […] à ce qu’il soit retiré de son assistance auprès de celui-ci et de lui interdire tout entretien avec les habitants de Longwood. L’amiral Plampin recevra les instructions nécessaires au sujet de la future destination de M. O’Meara.

Bref Gourgaud a bel et bien parlé, sans doute d'abord à Gouldurn puis à Bathurst, etre le 10 et 15 mai 1818. Son journal est un mensonge sur ces faits.
Amicalement
Albert - UK
Avatar du membre
Albertuk
Messages : 141
Enregistré le : 06 déc. 2007 8:13
Localisation : Londres
Contact :

Message par Albertuk » 25 oct. 2008 16:57

Bonsoir

Je complète mes propos par mon hypothèse supplémentaire que le revirement de Gourgaud une fois en Europe n'avait que peu à voir avec ses liens supposés renoués avec les amis napoléoniens à Londres. Qui étaient-ils donc en ce lieu? Et aussi que son expulsion d'Angleterre n'a rien eu à voir avec sesdits liens napoléoniens...

Pour moi, son revirement a eu une raison tout à fait personnelle, suite à la publication de son ouvrage sur Waterloo soi-disant dicté de la bouche de Napoléon. Une fois publié à Londres, cet ouvrage a eu l'effet d'une levée de boucliers de la part des Anglais qui l'ont jugé offensant envers l'honneur de leur armée et de leur chef (Wellington). Une pression politique s'est faite et on a décidé que Gourgaud avait violé les lois d'exil politique en Angleterre (Alien Bill) et il s'est donc fait expulsé sur cette seule base. Une fois réfugié en Allemagne, il a ensuite fait des remontrances via le parlement de Londres sur les conditions de son expulsion... Suite à ses débats, l'Angleterre a quelque peu changé sa loi de Alien Bill afin de ne plus être en porte-à-faux légal dans un tel cas qui se reproduirait...

L'ouvrage de Walter Scott un peu plus tard donnera la substance des "révélations" indiscrètes de Gourgaud, dont les cours européennes avaient eu la substance depuis 1818 (avant le congrès d'Aix la Chapelle), par la voie de leurs commissaires. Gourgaud tentera de réfuter cet ouvrage de Scott mais en l'accusant d'être un romancier et s'en nier aucun des faits que l'écrivain établissait... Et pour cause, il était factuels et bien documentés par des rapports dans tous les gouvernements de l'Europe !
Amicalement
Albert - UK
Avatar du membre
bastet
Messages : 781
Enregistré le : 06 août 2008 20:40
Localisation : Sud Ouest

Message par bastet » 26 oct. 2008 9:43

Bonjour Albertuk!

C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu vos messages.
Mais alors qui est vraiment le Général Gourgaud?
Que de passions suscitent encore et à juste titre ces évènements et que l'être humain est trouble et complexe :diable: et double " D'autre part il ( Lowe) ne serait pas l'officier de renseignement, pour ne pas dire le policier que montre sa carrière, s'il ne pensait qu'en traitant bien Gourgaud, impressionnable et sujet aux influences, en l'excitant, il obtiendra de lui des informations précieuses sur l'existence de Napoléon à Longwood, ses intentions, ses projets" :pleure: (Octave Aubry, Sainte-Hélène, II) "...Sire. Au moment de m'éloigner de ce séjour, j'éprouve un sentiment bien douloureux. J'oublie tout; je ne suis occupé que de la pensée que je vais me séparer pour jamais de celui à qui j'avais consacré toute mon existence. Cette idée m'accable..." (lettre citée par O.Aubry dans le même recueil).......
"Mes vers fuiraient doux et frais/Vers votre jardin si beau/Si mes vers avaient des ailes/Des ailes comme l'oiseau"
Répondre