L'autriche et Napoléon en 1814

L'Empereur a abdiqué. Il est à la tête d'une île ridiculement petite et cependant, il ne courbe pas l'échine.

Visitez les pages sur l'île d'Elbe
Répondre
Avatar du membre
cavalier jacobin
Messages : 178
Enregistré le : 11 avr. 2007 18:21
Localisation : Bresse
Contact :

L'autriche et Napoléon en 1814

Message par cavalier jacobin » 11 sept. 2007 9:29

voici une réflexion faite par un bourgeois de Bourg, Ain, sans doute un ancien député qui est au fait des affaires politiques de la France :
Ils ne voulaient que châtier Napoléon, et ils lui auraient laissé son trône. Ils ont (les Autrichiens) cru qu’ils pouvaient empêcher, diriger, où au moins retarder cette révolution. En un mot, ils sont pris pour dupes et ils ne s’en cachent pas.
Cet homme politique sous entend que les Autrichiens ne voulaient pas évincer Napoléon du trône, et que l'arrivée de Louis XVIII n'est pas à leur goût.
qu'en dites vous ?
Un historien s'appuie sur ses recherches pour délivrer ses résultats, quitte à briser quelques clichés.

http://www.associationsuchet.com
Avatar du membre
Frédéric Staps
Réfractaire impénitent
Messages : 4162
Enregistré le : 26 avr. 2006 12:17

Message par Frédéric Staps » 11 sept. 2007 17:16

cavalier jacobin a écrit :qu'en dites vous ?
Cela ne change pas grand-chose au résultat.
L'intérêt de ce témoignage est toutefois d'apporter un élément qui oblige à nuancer la théorie cent fois répétée selon laquelle les "vieilles monarchies" voulaient abattre Napoléon parce qu'il aurait incarné la Révolution.
Avatar du membre
Drouet cyril
Messages : 1074
Enregistré le : 09 mai 2006 17:19

Message par Drouet cyril » 12 sept. 2007 9:53

Les alliés ont bien tard franchement penché pour le retour des Bourbons.
La nouvelle du ralliement de Bordeaux apprise fin mars dans le nord contribua à influencer les esprits. Ainsi, le baron de Verger écrivit au roi de Bavière :
"Le comte Stadion porte le premier toast au brave maire de Bordeaux, qui avait arboré la cocarde blanche, Milord à Louis XVIII puis au peuple français, et ensuite aux princes. Tout le monde fit chorus. Ce dîner mémorable qui assure le pavillon blanc prouve que dans ce sens nous avons passé la Rubicon."

Concernant les intentions des alliées, on peut se souvenir de ce qu'écrivit Talleyrand :
"Ce traité de Chaumont du 1er mars 1814 établit qu'à cette date les puissances alliées ne songeaient pas à d'autres souverains pour la France que Napoléon."
ou encore des mots d'Alexandre :
face à Vitrolles :
"Si vous les connaissiez vous seriez persuadé que le fardeau d'une telle couronne serait trop lourd pour eux... Peut-être une république sagement organisée conviendrait-elle mieux à l'esprit français. Ce n'est pas impunément que les idées de liberté ont germé pendant longtemps dans un pays tel que le vôtre! "
face à Caulaincourt :
"Je ne tiens nullement aux Bourbons, je ne les connais pas."
face à Jomini : "Que me sont les Bourbons ?"


Salutations respectueuses.
" Grâce aux prisonniers. Bonchamps le veut. Bonchamps l'ordonne ! " (d'Autichamp)
Avatar du membre
Joséphine
Messages : 605
Enregistré le : 17 janv. 2007 20:33

Message par Joséphine » 15 sept. 2007 10:15

En fait, contrairement à ce qu'on pense d'habitude, si Napoléon avait signé l'armistice, il aurait pu rester sur son trône et les relations entre pays auraient pu s'établir sur des nouvelles bases.
Répondre