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ELEONORE DENUELLE DE LA PLAIGNE. (1787-1868)
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La Bédoyère
De coeur et de passion


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Posté le: 25 Aoû 2008 23:28
Sujet du message: ELEONORE DENUELLE DE LA PLAIGNE. (1787-1868)
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Eléonore Denuelle de La Plaigne est née le 13 septembre 1787 à Paris, rue Poissonnière. Elle a été baptisée le lendemain en l'église Saint-Eustache.

Sa mère, réputée galante, était Françoise -Charlotte-Eléonore Couprie (1767-1850), fille d'un maître d'hôtel de l'ambassadeur du roi de Naples.
Son père, Dominique Denuelle de La Plaigne, bourgeois de Paris, fut maître particulier des Eaux et forêts et fournisseur de vins du Roi.

Elle eut pour parrain Louis-François Mahé de la Bourdonnais, lieutenant des chasses du Roi et pour marraine Catherine Brunet de Mont-Louis, fille du directeur de la salle des ventes du Palais-Royal.

La Révolution fit perdre au père d'Eléonore Denuelle de La Plaigne ses charges. Il vécut d'expédients, fut emprisonné avec son épouse et tous deux furent libérés le 24 août 1794.

Eléonore Denuelle de La Plaigne fréquenta l'institut de Madame Campan, à Saint-Germain-en-Laye. Elle y fit la connaissance des soeurs et nièces du général Bonaparte. Sa mère intrigua pour la marier, la conduisit dans les théâtres. et ce fut au cours d'une soirée théâtrale qu'elle fut remarquée par Jean-Honoré-François Revel, né le 11 seprembre 1773, père de deux enfants et veuf de Jeanne-Charlotte Ruzot. Ce n'était qu'un aventurier qui se faisait passer pour un officier de dragons, alors qu'il n'était qu'un employé aux écritures. Il parvînt à obtenir la main d'Eléonore et ils se marièrent le 15 janvier 1805 à Saint-Germain-en-Laye.
Mais après deux mois de mariage, le mari est arrêté pour escroquerie et condamné à deux ans de prison.

Mais Eléonore Denuelle de La Plaigne, grâce à l'aide de Madame Campan, put faire intervenir Caroline Murat, ancienne condisciple devenue Altesse Impériale...Celle-ci plaça Eléonore à Chantilly dans une pension de famille accueillant les jeunes femmes en difficulté. puis Caroline Murat la prit à son service en qualité de lectrice.

Son divorce fut prononcé le 29 avril 1806.

Le 19 décembre 1806, elle met au monde un enfant. Qui était le père de cet enfant, né sept mois et demi après le divorce ?
Caroline Murat avait présenté sa jeune lectrice à son frère Napoléon. Celui-ci la trouve à son goût et la reçoit régulièrement aux Tuileries. Un autre lieu de rencontre est aménagé dans le parc du château des Murat à Neuilly. Il s'agit s'un petit pavillon dont Eléonore avait la jouissance.
Cette liaison commença en février 1806.

A partir de la naissance de l'enfant, Napoléon a la confirmation qu'il n'est pas stérile.

Avant la naissance, Eléonore Denuelle de La Plaigne fut logée dans un petit hôtel particulier au 29 rue de la Victoire (anciennement Chantereine) ou elle accoucha et fut nantie d'une confortable pension.
Napoléon apprit la naissance de l'enfant, à Pultusk, le 30 décembre 1806.
Le garçonnet ressemblait à son père.

Eléonore Denuelle de La Plaigne ne revit jamais l'Empereur. il ne la reçut pas lorsqu'elle se présenta au château de Fontainebleau.
Cependant Napoléon pensa à son avenir et chargea Regnaud de Saint-Jean d'Angély de lui trouver un époux dans sa région des Charentes. Il trouva un militaire, jeune lieutenant au 15ème régiment d'infanterie de ligne, Pierre-Philippe Augier de la Sauzaye. Le mariage fut arrangé et se déroula le 4 février 1808 à la mairie du 10 ème arrondissement.
Eléonore partit avec son époux pour l'Espagne. Elle reçut une belle dot. Elle rentra assez rapidement en France.

Son mari, qui avait été aide de camp du maréchal Soult, fut affecté au 7ème régiment de cuirassiers. Il participa à la campagne de Russie. Il disparut au passage de la Bérézina le 28 novembre 1812.

La jeune veuve se rapprocha d'une autre compagne du pensionnat de Madame Campan, Stéphanie de Beauharnais, devenue grande-duchesse de Bade qui l'invita à Manheim.
Eléonore s'y maria le 23 mai 1814 avec le comte Charles-Auguste-Emile-Louis de Luxbourg qui fut nommé intendant grand-ducal du théâtre de la cour badoise.
Ils furent unis pendant trente-cinq ans car son troisième mari décéda le 1er septembre 1849. Au cours de cette période, elle partagea sa vie entre Paris et Manheim.

Son premier mari, Revel, fit une réapparition à la fin de 1814. Il venait de se rallier aux Bourbons. Pendant les Cent-Jours, il se rallia à Napoléon...et lors de la Seconde Restauration, son nouveau ralliement à la cause royale lui valut le poste de sous-préfet en Eure-et-Loir.
Il tenta, en vain, de faire annuler son divorce d'avec Eléonore Denuelle de La Plaigne.

Elle eut beaucoup d'ennuis avec son fils.
Cet enfant, qu'elle aurait voulu appeler Napoléon, mais l'Empereur ne lui permit que de s'appeler Léon, fut un enfant extravagant.
Ce fut le beau-père de Méneval, le baron Mathieu de Mauvières, qui assura la tutelle de l'enfant jusqu'au 25 octobre 1821 et fut remplacé par Méneval lui-même.
L'enfant fit un fugue à dix-sept ans , dilapida sa fortune au jeu. Il se fit nommer officier dans la garde nationale de Saint-Denis de 1830 à 1832.
Il fut emprisonné pour dettes en 1838, se battit en duel. Il fut insolent avec sa mère, la traîna en justice pour lui extorquer de l'argent.
Il se faisait appeler le comte Léon.
Napoléon III lui fit verser une pension annuelle très confortable et régla toutes ses dettes, mais refusa de le recevoir.
Il épousa une couturière et décéda dans la gêne le 14 avril 1881 à Pontoise.

Eléonore Denuelle de La Plaigne survécut près de vingt ans à son mari, agréablement grâce à une confortable fortune.

Avant de mourir, elle demanda qu'on lui laisse au cou la chaîne et la petite médaille pieuse que lui avait offertes Napoléon.
Elle quitta cette terre le 30 janvier 1868, dans son bel appartement du boulevard Malesherbes, à plus de quatre-vingt-un ans.

Elle repose à la 41ème division du cimetière du Père-Lachaise.


Sources :Dictionnaire Napoléon
Revue du Souvenir Napoléonien numéro 357
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Posté le: 27 Aoû 2008 12:56
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http://www.napoleonprisonnier.com/acteurs/eleonore.html

amitié
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bastet



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Posté le: 27 Aoû 2008 13:38
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" Elle a dit elle-même que, dans la chambre où Napoléon la recevait, au fond de l'alcôve, était suspendu un cartel et que, pendant que l'Empereur était occupé, elle trouvait moyen de pousser la grande aiguille et de l'avancer de trente minutes. Le temps que donnait Napoléon à ses divertissements était strictement mesuré: aussi, lorsqu'il levait la tête, il regardait la pendule: "Déjà!" disait-il, et l'amoureuse se trouvait libérée"

Je souligne que le mot amoureuse est en italiques....Quel cynisme les femmes!!!!! mort de rire
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La Bédoyère
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Posté le: 27 Aoû 2008 13:56
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Il est vrai que le cynisme des femmes peut atteindre des sommets....
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Posté le: 27 Aoû 2008 15:39
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Cynisme des femmes?

Prenez une femme et mettez-la avec un bon amant... et on verra si au lieu d'avancer l'aiguille elle ne voudrait pas la reculer. diablotin

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bastet



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Posté le: 27 Aoû 2008 16:05
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Chère CC!

Vous aurez remarqué que j'ai pris soin de souligner l'inquiétude et la méfiance vaguement agressive masculine dont hélas! Frédéric Masson n'est point exempt, cette idée du cynisme des femmes est dans la tête de bien des hommes dont aussi diablotin diablotin Masson, puisqu'il met en italiques le mot "amoureuse" paix
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bastet



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Posté le: 27 Aoû 2008 16:08
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Et oui, encore de votre avis avec un bon amant on reculerait plutôt l'aiguille aime !!!!!!!
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La Bédoyère
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Posté le: 27 Aoû 2008 17:38
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Je réitère ma remarque.

Même la femme la plus amoureuse peut être d'un cynisme édifiant...


paix
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bastet



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Posté le: 27 Aoû 2008 18:18
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Cher Labédoyère,de deux choses l'une ou vous ne connaissez que très imparfaitement les femmes et votre imagination délire diablotin ou autre hypothèse plus inquiétante puis que vous êtes un homme vous vous connaissez mal Crying or Very sad et encore moins les autres de votre espè paix ce
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Posté le: 27 Aoû 2008 18:27
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Bastet,

Je penche pour la première option : je comprends mal la gente féminine, qui peut vous faire connaître les plus grands extases...comme les plus grandes douleurs...

Secrète et délicate mécanique....


paix
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bastet



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Posté le: 27 Aoû 2008 18:32
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Si vous le pensez ..... rose rouge
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