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A propos de l'Espagne.
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Localisation: Anderlecht, Bruxelles
Posté le: 29 Avr 2009 17:07
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Le prince des Asturies [Ferdinand] est très bête, très méchant, très ennemi de la France; avec mon habitude de manier les hommes, son expérience de vingt-quatre ans n'a pu m'en imposer.
Le roi Charles est un brave homme. Je ne sais si c'est sa position ou les circonstances, il a l'air d'un patriarche franc et bon.
La reine a son coeur et son histoire sur sa physionomie, c'est vous en dire assez. Cela passe tout ce qu'il est permis de s'imaginer.


Napoléon à Talleyrand - 1818.

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Auteur Message
Diana
Mamy cool


Inscrit le: 20 Avr 2006
Messages: 1519
Localisation: Andalousie
Posté le: 29 Avr 2009 19:06
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Citation:
Le prince des Asturies [Ferdinand] est très bête, très méchant, très ennemi de la France; avec mon habitude de manier les hommes, son expérience de vingt-quatre ans n'a pu m'en imposer.


En effet. en ce qui regarde Ferdinand, Napoléon n'a vraiment pas tort, on peut même dire qu'il est très en dessous de la vérité.
Pendant toute la guerre d'Espagne l'exil forcé de Ferdinand VII en avait fait le monarque qui valait tous les sacrifices endurés, le peuple l'avait même surnommé "el deseado" (le désiré), son retour l'a rapidement fait tomber de son piédestal, et de désiré il devint "el Rey Felón", (le roi félon, le traître)

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Le premier signe de l'ignorance, c'est présumer que l'on sait.
(Baltasar Gracián 1601-1646)
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Auteur Message
Diana
Mamy cool


Inscrit le: 20 Avr 2006
Messages: 1519
Localisation: Andalousie
Posté le: 29 Avr 2009 19:35
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Citation:
...avec mon habitude de manier les hommes,


salut! « Mon frère, j'ai nommé les généraux Salligny et Maurice Mathieu comtes de l'empire, et le général Merlin, baron. J'ai donné l'aigle de la Légion d'honneur au duc de Noga. J'ai aussi nommé comte de l'empire Stanislas Girardin. J'ai accordé au marquis de Gallo cinq milles ducats de rente. Quant au maréchal Jourdan, je crains qu'en lui donnant un titre aussi élevé que celui de duc de Fleurus et une fortune assurée , il ne veuille revenir à Paris. Il faut le laisser venir à Madrid, lui dire que je lui destine un des dix duchés auxquels j'ai encore à nommer,et gagner ainsi quelques mois. Il vous servira en Espagne, et s'y accoutumera. »

Ici de nouveau il n'a pas tort car cette habitude pour manier les hommes, et surtout faire à sa tête, l'ont aussi porté vers sa perte. Son frère Joseph l'a souvent prévenu des dangers, mais, il n'en a jamais eu garde.

Voici quelques extraits de la correspondance entre les deux frères.

salut! Joseph à Napoléon – Madrid, le 29 juillet 1808
Il faut d'immenses moyens pour réduire 1’Espagne; ce pays et ce peuple ne ressemblent à aucuns autres; on ne trouve pas un espion ni un courrier. »


salut! Joseph à Napoléon 31 juillet (six heures du matin) depuis Chamartín
Il faut 100 mille hommes au moins de bonnes troupes en sus de ce qui est ici , sans quoi la fin de cette guerre ressemblera à son commencement. Je le prédis à Votre Majesté , et, depuis que je suis en Espagne , je ne lui ai rien écrit que l’événement n’ait vérifié; je prédis à Votre Majesté que dans trois mois il ne sera plus temps. D'ici là, l'Espagne aura 4 ou 500 mille hommes sous les armes, aussi aguerris que les bataillons français qui ont vaincu dans les premières années de la révolution française.


salut! Joseph à Napoleón le 1er août 1808 depuis San Augustin

« Sire, je suis arrivé aujourd'hui à midi ici, avec tout le corps d'armée; l'arrière-garde couchera à Alcovendas, d'où elle partira à deux heures du matin. Le soldat est, en général, fatigué; les corps n'ont point d'officiers très valides, les soldats sont jeunes et sans habitude de la guerre. Je pense que votre Majesté devrait faire incorporer tous ces soldats dans de vieux corps, et faire rentrer les officiers aux dépôts. Le fait est qu'excepté les vieux régiments et la garde, tout le reste est trop évidemment un assemblage de jeunes gens qui ne sont pas encore soldats. Si Votre Majesté le demande à tout officier qui vient d'Espagne, il lui dira que cette opinion est celle de tout le monde….

Il faut opposer des vétérans aux essaims de nouveaux soldats qui vont se lever partout, qui combattent chez eux, animés par tous les sentiments qui donnent de l'énergie. Les conscrits du dernier appel sont trop jeunes; ils arrivent fatigués, le climat les achève. Ces aperçus ne sont pas flatteurs, mais ils sont vrais. Castaños a plus de soldats qu'il n'en veut, il en renvoie beaucoup ; tous les paysans s'enrôlent à l’envi, et ils sont habitués aux chaleurs et dans la vigueur de l’âge.

Je désire faire la guerre aux Espagnols, puisqu'il le faut, mais avec des moyens qui rendent le succès probable. Je préfère m'ensevelir ici, que de traîner ailleurs le fantôme d'un roi qui serait descendu de deux trônes qu'il ne savait défendre.

Je veux conquérir moi-même l'Espagne, ou servir sous Votre Majesté, si elle se résout à faire elle-même cette guerre, qui mérite bien tout l’ascendant de son génie. Si Votre Majesté ne vient pas elle-même ici, je la prie de ne pas me donner d'autre chef d'état-major que le maréchal Jourdan , et les officiers qu'elle voudra pour commander les trois corps d'armée qu'il faudra employer à cette conquête.

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Auteur Message
Diana
Mamy cool


Inscrit le: 20 Avr 2006
Messages: 1519
Localisation: Andalousie
Posté le: 11 Mai 2009 19:22
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salut!
« Le deuxième régiment de hussards, autrefois nommé Chamboran, dans lequel j’ai eu l’honneur de servir, reçut, un an après la fin de la campagne qui se termina par la bataille de Fiedland, et la paix de Tilsit, l’ordre de quitter la Prusse pour aller en Espagne. Je me trouvai ainsi à portée de comparer deux genres de guerre absolument différents ; la guerre des troupes réglées qui s’intéressent peu d’ordinaire à l’objet de la querelle qu’elles soutiennent, et la guerre de résistance qu’une nation peut opposer à des armées de ligne conquérantes. »

« Cette guerre, où il n’y avait aucun objet fixe sur lequel l’imagination pût se reposer, émoussait l’ardeur du soldat et lassait sa patience.
Les Français ne pouvaient se maintenir en Espagne que par la terreur ; ils étaient sans cesse dans la nécessité de punir l’innocent avec le coupable, de se venger du puissant sur le faible. Le pillage leur était devenu indispensable pour exister ; ces brigandages, suite de l’inimitié des peuples et de l’injustice de la cause pour laquelle les Français se battaient, portaient atteinte au moral de leur armée. Et sapaient jusque dans ses fondements les plus intimes, la discipline militaire, sans laquelle les troupes réglées n’ont ni force, ni puissance.
Je rentrai en Espagne vers la fin de l’année 1809, conduisant à mon régiment un détachement de quatre-vingts hussards. Dans l’intérieur de la France,on croyait, d’après les gazettes, que les Anglais rentrés en Portugal, après l’affaire de Talavera ; n’attendaient plus qu’un bon vent pour se rembarquer ; que les pays conquis étaient depuis longtemps soumis au roi Joseph, et que les armées françaises, tranquilles dans de bons cantonnements, n’étaient plus occupée qu’à détruire quelques bandes de brigands qui pillaient et rançonnaient les habitants paisibles. »



Extraits des :
MEMOIRES
sur
LA GUERRE DES FRANÇAIS
en ESPAGNE
Par M. DE ROCCA

PARIS
GIDE fils, libraire, rue Saint Marc nº 20 ;
H. NICOLLE, à la librairie Stéréotype, rue de la Seine nº 12,
M.DCCC.XIV

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