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La vérité sur l'exhumation
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T'as le rang



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Posté le: 05 Mai 2018 20:50
Sujet du message: La vérité sur l'exhumation
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Depuis le milieu de la nuit, les soldats s’activent pour ouvrir la tombe. Le travail s’est révélé plus difficile que prévu. Une gangue de ciment posée quelques années après l’inhumation doit être percée pour atteindre la voûte du tombeau L’averse qui ne cesse de tomber ne simplifie pas le dur labeur. L’eau imbibe les vêtements des travailleurs, rend glissants les manches des outils et alourdit la terre transformée en boue que l’on retire péniblement du sol. Au petit matin, le capitaine Alexander et le comte de Rohan-Chabot se demandent si la journée sera vraiment suffisante pour mener à bien cette tâche ardue. Une solution alternative est envisagée. Une nouvelle équipe est appelée en renfort pour creuser une tranchée parallèle à la tombe afin d’atteindre les cercueils par le côté si on ne parvenait pas à percer la gangue dans un temps raisonnable. Les travaux continuent. La pluie ne s’arrête pas. Les soldats sont tentés de proférer quelques jurons, mais leur capitaine qui surveille leur travail leur ont donné la ferme instruction de faire bonne figure face aux Français, ils doivent par conséquent se contenter de maudire intérieurement le ciel qui met tout en œuvre pour rendre leur labeur si pénible. A huit heures enfin, le terrain cède, laissant entrevoir à travers deux fentes la caisse mortuaire. Le percement de flanc peut être abandonné. Les hommes ne sont toutefois pas encore arrivés au bout de leur peine. Il faut encore une heure et demie pour parvenir à retirer la dalle de fermeture et voir apparaître le cercueil. En constatant que le cercueil est intact, Rohan-Chabot pousse un soupir de soulagement. La crainte que le cercueil ait pu être écrasé par un éboulement est écartée. Il s’empresse de rédiger un billet pour en avertir le prince resté sur le bateau.

Dix hommes sont désignés pour retirer le cercueil et le transporter vers la tente où l’ouverture pourra se faire à l’abri de la pluie qui continue de tomber. Mais le travail est loin d’être terminé. Il faut encore quatre bonnes heures émaillées de contre-temps divers pour parvenir au moment tant attendu de l’ouverture. C’est seulement à midi quarante-cinq alors que les travaux ont commencé plus de douze heures plus tôt qu’on peut enfin commencer à déclore les trois dernières caisses qui contiennent les restes de l’Empereur. La tension est vive et l’émotion palpable parmi les assistants. Que vont-ils découvrir après les dix-neuf années qui se écoulées depuis le triste jour où ils ont mis en terre l’homme qui avait remporté tant de batailles ?

Le cercueil s’ouvre enfin et une vision d’horreur se dévoile aux yeux des assistants. Après toutes ces années, la décomposition a produit ses effets dévastateurs. Du corps de l’exhumé, il ne reste qu’un squelette grimaçant dont les quelques lambeaux de chair noircie qui subsistent renforcent le caractère effrayant. Les assistants sont consternés. Les instructions qu’ils avaient reçues précisaient bien qu’ils ne devaient accepter la remise du corps qu’après une identification certaine qu’il s’agissait bien de Napoléon. Or ces restes sur lesquels la mort a opéré son œuvre sont devenus méconnaissables et rendent toute identification impossible. Que doivent-ils faire ? Reconnaître que leur mission à échouer et rentrer bredouilles en France ? Tout cet argent dépensé, tout ce temps passé, tous ces efforts déployés... Il n’est pas envisageable que cette mission soit un échec.

Le général Gourgaud s’écrie soudain : “Voyez, c’est bien là, l’Empereur. Il n’y a aucun doute ! Inutile de tenir ce cercueil ouvert plus longtemps !” Les autres assistants sortent de leur ébahissement et approuvent en hochant la tête ces sages paroles. C’est le bon sens même que de reconnaître Napoléon. Qui cela pourrait-il être d’autre ? Et à quoi pouvait-on s’attendre après toutes ces années ?

Inutile par contre de relater ce triste spectacle dans toute sa vérité. Il est bien préférable de dire que, même après toutes ces années, Napoléon avait gardé belle allure. Il n’y a même pas besoin de se concerter. Il est clair que tous seront prêts à faire ce pieux mensonge. Il suffira qu’un d’entre eux rédige un premier texte dont les autres pourront s’inspirer en ajoutant quelques détails supplémentaires pour éviter qu’il soit trop flagrant qu’ils se sont inspirés de ce même texte.

Et cette version bien plus belle que la vérité ne pourra que contribuer à la gloire de leur empereur !
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Auteur Message
Cipriani Franceschi



Inscrit le: 14 Jan 2018
Messages: 907
Localisation: Région Parisienne
Posté le: 06 Mai 2018 9:35
Sujet du message:
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Bonjour T'as le rang... et bon retour ici après je pense un long temps d'éloignement ! salut!

J'ai commencé à douter de la véracité de ce texte lorsque vous écrivez "A huit heures enfin, le terrain cède, laissant entrevoir à travers deux fentes la caisse mortuaire. Le percement de flanc peut être abandonné" (alors que l'on sait justement que c'est du flanc du tombeau qu'a été extrait le cercueil)

Cet autre passage m'a également interpellé : " Une gangue de ciment posée quelques années après l’inhumation doit être percée pour atteindre la voûte du tombeau" (je me suis demandé en quelle année et pour quel motif elle aurait été posée, alors que la dalle de ciment et de pierres a été placée dès 1821)

En tout cas, voici une version iconoclaste et séduisante de l'exhumation ! qui ne résisterait toutefois pas à l'analyse, car supposant une connivence et un silence respectés par tous les protagonistes de 1840... Wink

ou bien, c'est encore un nouveau complot.... on ne nous dit pas tout !
Very Happy
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La nature l’avait doué de toutes les qualités nécessaires à un ministre de la Police (Comte Charles-Tristan de Montholon)
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T'as le rang



Inscrit le: 01 Nov 2012
Messages: 17

Posté le: 06 Mai 2018 10:25
Sujet du message:
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Bonjour Cipriani Franceschi,

Mon texte se base en grande partie sur le récit de Philippe de Rohan-Chabot. Concernant l'abandon du percement de flanc, il reprend presque mot pour mot son témoignage. Voici le texte exact de Rohan-Chabot :
"A huit heures, le terrain cède. A travers deux fentes, nous distinguons la caisse mortuaire. Le percement de flanc est abandonné."
Concernant la gangue de ciment, j'ai peut-être commis une erreur d'interprétation en lisant ce passage de Rohan-Chabot :
"A 1h30, les outils heurtent un corps d'une extrême dureté. J'imagine qu'il s'agit du "roman cement" qu'a mentionné Hudson Lowe."
Ce n'est sans doute pas "quelques années après l'inhumation" que j'aurais dû écrire, mais peut-être plutôt "quelques jours après l'inhumation" ou "quelques semaines après l'inhumation", la référence à une mention d'Hudson Lowe laissant supposer que les Français présents lors de l'exhumation n'avaient pas été témoins de la pose de cette gangue de ciment.
Pour la suite du texte, je m'écarte évidemment du témoignage de Rohan-Chabot. Mais qui peut affirmer et démontrer que la version que je propose est fausse ?

salut!
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Auteur Message
Cipriani Franceschi



Inscrit le: 14 Jan 2018
Messages: 907
Localisation: Région Parisienne
Posté le: 08 Mai 2018 0:31
Sujet du message:
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T'as le rang a écrit:
Bonjour Cipriani Franceschi,

Mon texte se base en grande partie sur le récit de Philippe de Rohan-Chabot. Concernant l'abandon du percement de flanc, il reprend presque mot pour mot son témoignage. Voici le texte exact de Rohan-Chabot :
"A huit heures, le terrain cède. A travers deux fentes, nous distinguons la caisse mortuaire. Le percement de flanc est abandonné." :


Bonsoir T'as le rang
Merci de m'avoir rectifié.... effectivement, le percement de flanc débuté par les hommes d'Alexander a été abandonné lorsque la couche de ciment romain a finie par céder : cette version est d'ailleurs confirmée par le récit de Pons de Las Cases

T'as le rang a écrit:

Concernant la gangue de ciment, j'ai peut-être commis une erreur d'interprétation en lisant ce passage de Rohan-Chabot :
"A 1h30, les outils heurtent un corps d'une extrême dureté. J'imagine qu'il s'agit du "roman cement" qu'a mentionné Hudson Lowe."
Ce n'est sans doute pas "quelques années après l'inhumation" que j'aurais dû écrire, mais peut-être plutôt "quelques jours après l'inhumation" ou "quelques semaines après l'inhumation", la référence à une mention d'Hudson Lowe laissant supposer que les Français présents lors de l'exhumation n'avaient pas été témoins de la pose de cette gangue de ciment. :


Tout à fait : les Français n'ont vu que la pose de la dalle, pas les travaux de finition, mentionnés dans le rapport de Lowe, et qui ont dû être effectués quelques jours, voire quelques semaines au maximum après l'inhumation

T'as le rang a écrit:

Pour la suite du texte, je m'écarte évidemment du témoignage de Rohan-Chabot. Mais qui peut affirmer et démontrer que la version que je propose est fausse ?


Qui ? mais les légalistes bien sur !
ceux-ci s'appuieront sur les divers témoignages des protagonistes de 1840, sur les compte-rendu du docteur Guillard, de l'abbé Coquereau.... tous affichent peu ou prou la même version, à savoir qu'ils ont reconnus l'Empereur, que le corps était en bon état de conservation, etc....

Votre hypothèse d'un Napoléon réduit à l'état de squelette suppose donc une complicité des acteurs de 1840 (Anglais y compris) une conspiration du silence.... que rien ne serait venu troubler ?
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ClaudeM



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Messages: 240
Localisation: Val de Marne
Posté le: 08 Mai 2018 9:43
Sujet du message:
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Toutes ces "fantaisies" reposent sur le postulat que tous les témoins présents de 1840 acceptent un mensonge, s'y tiennent et n'en parle pas à leur descendance...violon
Alors j'en propose une autre.
"Au bout de plusieurs heures d'effort, et craignant que le jour se lève, une délibération eut lieu entre les protagonistes. Gourgaud s'écria: "On ne peut
sortir ces cercueils, c'est la volonté de Dieu. Qu'il reste en l'état, et nous remporterons les cercueils vides, amenés de France,
avec tous les honneurs.
Ainsi le repos de l'empereur ne sera pas troublé, et BRH sera content.diabolo
Etes vous prêts à jurer après moi, que ce cercueil vide a bien contenu les restes, intacts de Napoléon?" santé!
Et ainsi fut fait. C'est ainsi, qu'un cercueil vide fut ramené, dans les temps, et que 12 hommes purent porter sans mal les cercueils vides
jusqu'au tombeau, qui faute de garder son corps, resté à Ste Hélène, perpétue sa mémoire.pape
/" qui peut affirmer et démontrer que la version que je propose est fausse ?" na na na!
salut!
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J'aurais mieux fait de rester en Egypte. Napoleon
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Cipriani Franceschi



Inscrit le: 14 Jan 2018
Messages: 907
Localisation: Région Parisienne
Posté le: 08 Mai 2018 10:07
Sujet du message:
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cher ClaudeM , votre version est intéressante.... Wink

elle a le mérite de résoudre le casse-tête des douze porteurs en 1861 ! Very Happy

et si finalement, Napoléon était toujours à Sainte-Hélène.... heu...
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T'as le rang



Inscrit le: 01 Nov 2012
Messages: 17

Posté le: 08 Mai 2018 17:53
Sujet du message:
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Cher ClaudeM,

Il y a une très grande différence entre ma version et la vôtre. La mienne, je la tiens de ma nièce dont une amie est cousine par alliance d'un descendant d'un ouvrier du port de Rouen qui a reçu des confidences d'un des matelots de la Belle Poule, alors que, vous, je parie que vous avez inventé votre version juste après avoir lu la mienne.

salut!
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Auteur Message
ClaudeM



Inscrit le: 25 Aoû 2008
Messages: 240
Localisation: Val de Marne
Posté le: 08 Mai 2018 18:13
Sujet du message:
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T'as le rang a écrit:
Cher ClaudeM,

Il y a une très grande différence entre ma version et la vôtre. La mienne, je la tiens de ma nièce dont une amie est cousine par alliance d'un descendant d'un ouvrier du port de Rouen qui a reçu des confidences d'un des matelots de la Belle Poule, alors que, vous, je parie que vous avez inventé votre version juste après avoir lu la mienne.

salut!

Pas du tout. non Je la tiens du neveu de ma tante qui avait reçu les confidences de la grand mère de sa petite amie,
qui fut la dame de compagnie de la maitresse de Gourgaud, dont les mémoires ont été apprises par coeur par le père de la dite
(qui était un admirateur de Napoléon), avant qu'elles n'aient brûlées dans l'incendie du château de Bellechâsse,
de sinistre mémoire... effrayé
salut!
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J'aurais mieux fait de rester en Egypte. Napoleon
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T'as le rang



Inscrit le: 01 Nov 2012
Messages: 17

Posté le: 08 Mai 2018 20:05
Sujet du message: Vous moquâtes-vous ?
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ClaudeM a écrit:
Je la tiens du neveu de ma tante qui ...

Ah oui, vu comme ça évidemment...
Une chose m'intrigue toutefois, ce neveu de votre tante, ne serait-ce pas vous par hasard ? effrayé
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Cipriani Franceschi



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Messages: 907
Localisation: Région Parisienne
Posté le: 08 Mai 2018 22:11
Sujet du message:
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et pensez-vous vraiment que les confidences de ce marin de la Belle Poule soient crédibles ? Shocked

vous savez, les marins.... fou
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ClaudeM



Inscrit le: 25 Aoû 2008
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Localisation: Val de Marne
Posté le: 08 Mai 2018 22:42
Sujet du message: Re: Vous moquâtes-vous ?
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T'as le rang a écrit:
ClaudeM a écrit:
Je la tiens du neveu de ma tante qui ...

Ah oui, vu comme ça évidemment...
Une chose m'intrigue toutefois, ce neveu de votre tante, ne serait-ce pas vous par hasard ? effrayé

Zut! Je me suis grillé...Embarassed
Mais je n'ai pas mis le feu au château, je le jure... non
salut!
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