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Départ de Napoléon
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Posté le: 28 Déc 2007 19:10
Sujet du message: Départ de Napoléon
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Le 25 février, l’ordre fut donné de réunir par compagnie les effets de campement.
(…)
C’était un dimanche, le 26 février. Le soleil s’était levé pur ; l’horizon était étendu, le ciel était sans nuage ; la brise, prématurément printanière, portait dans la cité le parfum suave des plantes odoriférantes dont le sol de l’île d’Elbe abonde : tout annonçait un beau jour.
(….)
L’Empereur parut ; on aurait cru qu’on le voyait pour la première fois. Sa Majesté avait beaucoup veillé ; ses traits se ressentaient de la fatigue. Son air était grave, mais calme, et sa parole, émue, allait à l’âme. D’abord, l’Empereur, suivant son usage dans ces sortes de cérémonies, commença par des questions oiseuses, et tout à coup, se laissant aller à l’émotion qui le maîtrisait, il annonça son départ. Ce n’était pas la foudre qui venait de tomber ; mais on avait cru l’entendre, et la stupeur était profonde. L’Empereur rentra dans son cabinet ; l’assemblée se sépara ; aussitôt le cri général fut : «l’Empereur s’en va ! » Mais où allait-il, cet Empereur ? C’est ce que Sa Majesté avait laissé couvert d’un voile mystérieux. Et chacun de faire son plan ; l’extravagance avait un air de raison, la raison ressemblait à de l’extravagance. Une armée de 673 hommes marchant à la rencontre de toutes les armées de l’Europe ! Toutefois, l’opinion n’était pas inquiète. La garde impériale faisait éclater sa joie. Une foule d’Elbois se décidaient à suivre l’homme du destin.
(…)
Les adieux commencèrent. Tous les compagnons de l’Empereur allèrent prendre congé de Madame Mère et de la princesse Pauline. Madame Mère était parfaite de noble résignation.
Les plus rudes moustaches ne pouvaient point retenir leurs larmes en entendant les touchantes recommandations que la princesse Pauline leur adressait en faveur de son auguste frère. Il n’y a qu’une sœur bien aimante et bien-aimée qui puisse parler ainsi : nous aurons à citer une foule de paroles remarquables.
Le mouvement était général.
L’embarquement des troupes, des armes, des chevaux, des munitions, des approvisionnements. Tout se faisait en même temps avec rapidité, et l’obéissance prévenait le commandement. Mais à mesure que les heures avançaient, Porte-Ferrajo prenait une teinte douloureuse, et c’est facile à concevoir. L’empereur allait partir, les jeunes gens des meilleures familles s’embarquaient avec lui…
(…)

Les rues étaient encombrées. Chaque voyageur partant qui fendait la foule pour se rendre à son poste était moralement brisé par les embrassements, par les adieux, et ces scènes étaient incessantes.

C’est en cet état de choses que l’empereur Napoléon quitta la demeure impériale pour se rendre à bord du brick L’lnconstant.

Il était sept heures du soir : toutes les maisons étaient éclairées ; on ne se doutait pas qu’il faisait nuit. L’Empereur monta en calèche découverte ; le Grand Maréchal était à côté de lui. Sa Majesté se dirigea vers le port où le canot impérial des marins de la Garde l’attendait. À l’approche de l’Empereur. Tout le monde se découvrit.
Et comme si l’on s’était entendu à cet égard, la population resta un moment silencieuse. Il semblait qu’elle venait d’être frappée de stupéfaction. Mais bientôt une voix fit entendre le mot « d’adieu », et toutes les voix répétèrent : « Adieu » ; mais une mère pleura et toutes les mères pleurèrent ; et le charme qui avait enchaîné la parole fut rompu, et tout le monde parla à Napoléon.
(…)

La voiture atteignit lentement à l’embarcadère. Les autorités y étaient réunies depuis longtemps ; le maire de Porto-Ferrajo voulut haranguer l’Empereur ; les sanglots l’empêchèrent de prononcer un seul mot ; alors les sanglots furent universels. Sa Majesté était troublée ; cependant elle dit : « Bons Elbois. Adieu ! Je vous confie ma mère et ma sœur … Adieu, mes amis, vous êtes les braves de la Toscane ! » Et faisant un effort sur elle-même, elle se jeta presque machinalement dans le canot.
Toutes les embarcations du pays suivirent jusqu’au brick. Le brick appareilla immédiatement ; la flottille était déjà sous voile. C’est ainsi que finit le règne impérial de l’île d’Elbe.


Extraits de Pons de l'Hérault, Napoléon, Empereur de l'île d'Elbe, p 374-375
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Posté le: 28 Déc 2007 20:45
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général BERTRAND
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Posté le: 29 Déc 2007 17:48
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http://img155.imageshack.us/img155/801/dpartelberj7.jpg

Fragment du tableau de Joseph BEAUME (1796-1885) Musée de Versailles.
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Dernière édition par général BERTRAND le 29 Déc 2007 18:17; édité 1 fois
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général BERTRAND
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Posté le: 29 Déc 2007 17:52
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général BERTRAND
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Inscrit le: 30 Mai 2006
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Localisation: HANNUT avant le grand départ...
Posté le: 29 Déc 2007 17:53
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http://img155.imageshack.us/img155/2737/dpartelbe07wq4.jpg
Tableau de Michel- François DAMANE-DEMARTRAIS (1763-1827)
Musée de Fontainebleau.
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général BERTRAND
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Posté le: 29 Déc 2007 18:34
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http://img404.imageshack.us/img404/2223/dpartelbe08uq5.jpg
Par Johan Adam KLEIN (1792-1875) Musée de l'Armée. Paris.
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Localisation: Anderlecht, Bruxelles
Posté le: 29 Déc 2007 19:50
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http://www.napoleonprisonnier.com/chronologie/elbe_evenements.html#departnap

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Auteur Message
Joséphine



Inscrit le: 17 Jan 2007
Messages: 605

Posté le: 01 Jan 2008 14:48
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Quel formidable espoir! C'est beau!
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