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Napoléon et Hitler.
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Pour l'Histoire



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Posté le: 12 Juil 2015 11:46
Sujet du message: Napoléon et Hitler.
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On a fait souvent des comparaisons entre Napoléon et Hitler. Je ne ferai pas cela. Je laisserai faire ces comparaisons à un contemporain de Hitler.
Ce sont des extraits du Livre: " Napoléon. La carriére fulgurante d'un genie", de Philipp Bouhler, traduit de l'allemand par Jean Carrère. L'edition française de ce livre est date du 22 octobre 1942, donc, l'edition allemande doit être anterieur a cette année.
Je me limiterai seulement à transcrire quelques paragraphes de ce livre
Citation:
Toutes les grandes actions sont l'oeuvre d'individus. C'est la personalité créatrice à elle seule, et jamais la masse, qui crée l'extraordinaire ou qui suscite des révolutions dans une sphère quelconque de l'histoire humaine. On trouve certes de nombreux hommes de génie, doués de facultés extraordinaires dans un certain domaine où ils remportent des succes uniques, alors que dans toute autre direction ils ne montrent que des facultés tout a fait moyennes. Mais parmi eux s'élèvent bien haut, isolément, ces natures de géants qui semblent avoir ramassé en elles toute la force multiforme des générations et des epuples et qui, du piédestal de leur grandeur solitaire, embrassent tous les champs de la vie humaine et les fécondent de leur génie. Nous voyons Frédéric le Grand, roi, homme d'Etat et capitaine, dominer de haut son temps. Dans la période de morne impuissance qui a suivi la guerre de Trente ans, il a donné une forme à la Prusse, défendu son oeuvre par des combats héroïques et crée ainsi les fondements de la restauration de l'empire allemand; en même temps il laissera un souvenir impérissable comme protecteur des arts et des sciences, et comme ecrivain. Nous voyons de la façon la plus significative, dans la figure unique de notre Fürher, l'artiste, le soldat et l'homme d'Etat fondus dans l'harmonieuse grandeur du génie.
Napoléon lui aussi mérite d'être compté au nombre de ces grandeurs de l'histoire. En lui aussi se sont associes le génie du capitaine, celui de l'homme d'Etat et celui de l'ecrivain, avec une vue universelle sur toutes les sphères de l'activite humaine.
Dans la vie d'Adolf Hitler, l'artiste, par une évolution naturelle et nécessaire, est devenu un soldat, le soldat un conducteur de peuple, le conducteur de peuple un homme d'Etat, l'homme d'Etat un chef d'armée. L'intuition artistique domine toutes les actions du Fürher, le génie militaire imprime sa marque à tout ce qu'il fait et à tout ce qu'il pense; les qualités de l'orateur et du conducteur du peuple sont les conditions préalables qui ont permis à l'homme d'Etat de s'élever jusqu'à une grandeur plus qu'humaine, et c'est de l'homme d'Etat qu'est né le chef d'armée, qui, assujetti aux vues supérieures de l'homme d'Etat, ne fait la guerre que pour servir d'instrument à celui-ci.
Il en était autrement chez Napoléon. Là, c'est un soldat devenu un grand capitaine, un grand capitaine devenu un homme d'Etat. Le génie militaire chez lui l'empote; il était d'abord et avant tout un homme de guerre. De ce fait se déduisent toutes ses actions, tous ses exploits, et la défaite de l'homme de guerre devait signifier en même temps la chute su souverain.
Certes, Napoléon comprenait-il aussi combien il est important d'avoir de l'influence sur les masses." Les hommes qui ont changé l'univers, a-t-il dit un jour, n'y sont jamais parvenus en gagnant les chefs, mais toujours en remuant les masses. Le premier moyen est du ressort de l'intrigue et n'amène que des résultats secondaires; le second est la marche du génie et change la face du monde"
Néanmoins, il n'a jamais été un conducteur de peuple, au sens propre du terme. Les proclamations brèves, militaires, qu'il adressait à ses troupes, opéraient des miracles, mais il ne lui a jamais été donné de captiver les masses par un discours politique ou, d'une façon générale, de conquerir les hommes, de les gagner à ses idées par la puissance de sa parole. Les contemporains de Napoléon disent que, lorsqu'il était placé soudain devant des situations de ce genre, il parlait en phrases hachées, décousues, et que ses discours manquaient généralement leur effet. De sorte que ni la popularité générale dont Napoléon jouissait incontestablement, ni le contact qu'il trouvait, par quelque conversation, avec l'homme du peuple isolé, ne peuvent nous faire illusion sur cette vérité que sis on autorité était ancrée dans l'armée, elle ne l'était pas dans les coeurs du peuple français. La confiance popualire, qui pourtant, aux jours du succes soutenait son gouvernement, ne peut rien contre le fait, et c'est seulement de cette façon qu'on peut expliquer qu'à l'instant où l'étoile de l'empereur disparut, certes les soldats le défendirent encore avec enthousiasme, mais le peuple, dans son emsemble, abstraction fait de quelques ovations sans importance, se désintéressa de lui et se jeta de bonne grâce dans les bras des Bourbons.

Citation:
Il est impossible de se représenter Frédéric le grand dans un autre rôle que celui de roi de Prusse; de même on ne peut concevoir Adolf Hitler que comme Führer du peuple allemand. La figure de souverain qu'offre Napoléon ne nous paraît pas liée à l'idée d'une nation determinée. Cet homme pourrait occuper notre imagination aussi bien comme sultan des Turcs ou comme empereur des Indes que comme empereur des Français.

Citation:
Malgré les oppositions manifestes qui apparaissent entre l'histoire de l'empire napoléonien et la formation du Reich national-socialiste- oppositions que la difference de caractère de leurs deux chefs suffirait déjà à expliquer- il ne peut échapper à un observateur attentif que bien des idées et des actions de Napoléon ont la même source que celles du Führer. L'explication en est fort simple: ce n'est pas seulement que ces deux hommes soient unis par la communauté du génie; c'est aussi parce qu'il y a des idées éternelles qui se répètent toujours et qui sont à l'origine des grandes actions, lorsque Dieu accorde à un peuple la grâce de se relever d'une grave maladie pour renaître à une vie nouvelle. Ces idées éternelles, qui jaillirent dans le cerveau d'un Adolf Hitler à qui la Providence a assigné la tâche de restaurer le grand Empire germanique et d'accomplir la grande révolution de notre époque, ont brillé aussi sous le front du grand Corse que le destin a obligé à maîtriser la Révolution française.

Citation:
Cette tolerance de Napoléon dans toutes les choses de la foi est aussi la raison de la grande prévenance qu'il a témoignée aux Juifs. Profondément influencé par la théorie de l'égalité de tous les hommes proclamée par la Révolution française, la question juive ne lui apparaissait pas comme une question de race, mais seulement comme une affaire de religion opprimée. Il a, certes, flétri souvent l'influence dissolvante des Juifs, mais il s'abandonnait a l'espoir trompeur que l'on pourrait, par une complète égalité de droits civiques, incorporer les Juifs au peuple parmi lequel ils vivaient. Les dáclarations qu'il a faites à O'Meara donnent un apperçu intéressant de ses idées sur cette question, dont les faits, dans l'intervalle, ont demontré qu'elles aboutissaient à une conclussion fausse. O'Meara lui ayant demandé pourquoi il avait tant defendu les Juifs, l'empereur répondit:
" Je voulais qu'ils renonçassent à l'usure et qu'ils devinssent comme les autres hommes. Il y avait beaucoup des Juifs dans les pays sur lesquels je régnais. J'espérais, en les rendant libres et en leur donnant des droits égaux à ceux des catholiques et des protestants, les rendre bons citoyens et les forcer a se conduire comme le reste de la communauté... Si les Juifs jouissaient des mêmes droits que mes autres sujets, ils devaient de la même manière payer les taxes et se soumettre aux lois de la conscription et à toutes les autres. J'obtins par ce moyen beaucoup de soldats. Outre cela, j'aurais attiré une grande richesse en France, parce que les Juifs sont très nombreux et ils se seraient pressés en foule dans un pays où ils auraient joui de privilèges tellement supérieurs à ceux que leur accordent les autres gouvernements. Je voulais d'ailleurs établir une liberté de conscience universelle. Mon système était de n'avoir point de religion prédominante, mais de les tolérer toutes; que chacun crût et pensât à sa manière et que tous les hommes fussent égaux qu'ils fussent protestans, catholiques, mahométans, déistes, de sorte que la religion ne pût avoir aucune influence dans l'occupation des emplois du gouvernement"


Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 08/01/2004 22:16
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Posté le: 12 Juil 2015 11:47
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Ce que je ne comprends pour les personnes qui se disent aimer l'histoire et l'Empereur, ils rejettent tous les livres et pensées contraires aux leurs dès que cela touche à leur Icone.

Il faut savoir tout lire et savoir répondre.

La comparaison entre Hitler et Napoléen est hors de propos par rapport aux éléments qui vont suivre:

Dans les faits, on ne peut différencier Hitler et Napoléon sur leur fonction : c'est vrai, ils ont tous deux été des dirigeants politiques "absolus", en un mot des dictateurs, il n'y a pas à mentir sur ce point, tout simplement parce qu'ils ont pris le pouvoir sans accord préalable et explicite du peuple et qu'ils ont maintenu, dans un aspect général, une politique autoritaire et centralisé sur leur personne, notion que nous nuancerons plus tard ; le comble même est qu'Hitler s'est rendu maître de l'Allemagne en 1933 de manière tout à fait légale, simplement en ayant été nommé Chancelier par les membres du gouvernement de la République de Weimar (pensant faire le bon choix pour l'avoir à l'oeil...), alors que Napoléon a du organisé un Coup d'Etat.


Relativisons bien évidemment les choses : premièrement ce Coup d'Etat s'est fait "dans les règles de l'art" si l'on peut dire, il n'y a eu aucun mort ni blessé. De plus, il était très objectivement nécessaire, le Directoire ayant été sûrement le plus mauvais gouvernement de la France Révolutionnaire. Il suffit de regarder l'état de la France en 1799 juste avant que Napoléon accède à sa tête : une économie totalement détruite, due notamment à la dévaluation incroyable de la monnaie (elle ne valait plus rien) et à la corruption maladive dont souffrait le pays ; une population appauvrie, une armée désorganisé et sous-payée... bref j'en oublie, mais il faut le dire, la France était le pays le plus pauvre d'Europe à ce moment-là. J'entends certaines personnes dirent : "Napoléon le Dictateur s'est emparé du pouvoir par un Coup d'Etat... par la force... contre tous les principes républicains etc." 100 fois oui vous avez raison, mais si lui ne s'était pas présenté, le fait est que le Comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, aurait pu revenir au pouvoir, rétablissant la monarchie, juste 6 ans après l'exécution du Roi et le début de la Terreur ! Ou bien encore, une autre personnalité aurait pu tenter ce Coup d'Etat, comme Murat, Moreau, ... bref d'autres grands militaires de cette époque. Annotons pour claure ce point que la prise de pouvoir de cette manière s'est toujours révélé assez périlleuse, et la sentence terrible en cas d'échec, souvenons-nous que la vie de Napoléon aurait pu se terminer le soir du 10 novembre 1799, il n'y aurait jamais eu d'Empire, un autre gouvernement alors, aurait-il été été mieux ? Comment le savoir ?...


Mais pourquoi met-on alors en rapport ces deux hommes ? Tout simplement à cause des affrontements incéssants qui ont secouées l'Europe de 1800 à 1815 et de 1939 à 1945. Les mettre en rapport signifie aussi qu'on les rend directement responsable de ces guerres, et par delà même des innombrables morts ; ce qui, à mon avis, est une erreur dans le cas de Napoléon. Hitler n'a fondé son IIIème Reich que sur une politique d'expansion directe, disons-le coloniale, sur l'Europe principalement et dans le monde, en vertu d'une soi-disante domination de la "race" allemande sur les autres peuples. Napoléon aurait-il donc lui aussi pratiqué une politique d'annexion sur le seul fondement d'une hégémonie de la "race" française ? Peut-être plus sur les idées révolutionnaires bienfaitrices qui accompagnaient ces annexions. Oui, Napoléon a consituté un Empire, mais il n'y a vraiment pas eu la même démarche dans les deux cas. Je m'explique...


L'Histoire nous apprend la différence capitale qui existe entre un militaire et un "politicien", l'un est passé maître dans l'art de la guerre, l'autre dans l'art de la gouvernance, mais celui qui déclarera la guerre ne sera pas des deux celui qu'on croit : par exemple, Louis XIV le politicien-roi souhaitait voir son pouvoir s'agrandir, donc il déclarait la guerre et projetait les conquêtes, les chefs militaires de cet époque, comme Turenne, devaient gagner les batailles. On retrouve ce shéma partout, et Hitler est aussi un exemple probant : le Führer donnait les ordres de conquête, les maréchaux allemands s'exécutaient sur le terrain. Shématiquement, un militaire, ce qui paraît incroyable, ne rêvera jamais d'une conquête européenne ou mondiale. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il sait mieux que personne les sacrifices encourues et surtout les difficultés qu'il existe pour garder les conquêtes effectuées. Un Roi ou un dirigeant politique quelconque ne se préoccupe pas de ce genre de détails, seul la gloire et le prestige compte.


Napoléon, et c'est là la difficulté de la réflexion, combine les deux fonctions : il est tout aussi présent militairement que politiquement, chose rare dans l'Histoire. Mais comment alors, suivant notre résonnement, s'est-il constitué un Empire alors qu'il n'est "qu'un simple militaire" de formation ? Examinons la situation de l'Europe pendant l'ère napoléonienne. Tout autour de la "Jeune France" révolutionnaire se dresse la "Vieille Europe" monarchique et/où impériale : l'Empire Austro-Hongrois, l'Empire de Russie, le Royaume d'Angleterre, le Royaume de Prusse, celui d'Espagne, de Suède, etc. Tous ces pays ont suivis avec peur les événements de 1789 en France et ont tâché "d'étouffer" ces idées trop dangereuses pour la survie des Cours royales. Ainsi, l'Europe a déclaré la guerre à la France en 1792 ! Ainsi, quand Napoléon arrive au pouvoir, cela fait déjà 8 ans que l'Europe est à feu et à sang ; ceci beaucoup de gens l'ignorent ou font fi de l'ignorer. Ils occultent également le fait que le Consul Bonaparte, en 1802, a signé la paix d'Amiens, scellant justement ces dix années de guerre, devant instaurer l'harmonie entre les peuples ; hélas, elle fut de courte durée : l'Angleterre, ne pouvant décidemment pas supporté une quelconque hégémonie française, annula ce traité en envahissant Malte, toute récente possession française...


Le même shéma se reproduira durant toute la période impériale : les ennemis de la France lèvent une armée, la déplacent envers et contre les traités établis, et somment Napoléon de dissoudre l'Empire en ramenant les frontières à celles de 1789. L'Empereur, bien évidemment, refuse. Il n'y a alors qu'une seule solution pour lui si il veut conserver son pouvoir : il doit détruire en totalité l'armée adverse pour obliger l'ennemi à signer une nouvelle paix. Vous l'aurez remarqué, c'est un énorme cercle vicieux ! D'autant que les pays vaincus perdaient à chaque fois des parcelles de territoires ou bien étaient imposé financièrement, mais ils n'étaient jamais annexés complètement, alors que pendant la Seconde Guerre Mondiale, où l'Allemagne nazie s'emparait bel et bien des pays et l'incorporait totalement à leur Reich... Finalement on peut conclure, avec une certaine audace, que ce qui a fait perdre Napoléon dans son ensemble, c'est de ne pas avoir été assez dur avec l'ennemi et de l'avoir laissé à chaque fois " se refaire une santé". . . Il a été trop gentil.


Amicalement

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 11/01/2004 00:07
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Posté le: 12 Juil 2015 11:47
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Le coup d'Etat fut organisé par Seyes avec l'accord du futur empereur, donc si l'abbé s'est fait doublé, et bien tant pis pour lui. Il a voulu jouer, il a perdu.

Il y a une différence entre rattaché et annexé. . .

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 12/01/2004 16:39
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Posté le: 12 Juil 2015 11:47
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the argie a écrit:
Je l'ai trouvé au Rastro, c'est un lieu, ici à Madrid où c'est possible trouver des choses vieilles.

Serait-ce les résidus de la bibliothèque de Léon Degrelle ou d'un de ses amis qui se retrouveraient sur le marché du livre d'occasion madrilène ?
the argie a écrit:
Dans le livre j'ai trouve quelques lignes qui peuvent répondre à cette question. J'ai trouve plus intéressant la deuxième partie

Très intéressant, effectivement. Grâce à un habile travestissement de l'histoire, Philipp Bouhler parvient à faire de "l'Ogre" contre lequel le "réveil de nation allemande" s'était en grande partie réalisé l'inspirateur, le maître à penser et le modèle. Sous sa plume, Napoléon cesse d'être l'ennemi dont l'oppression aurait pu amener la révolte légitime du peuple germanique. Hitler peut donc l'imiter autant que ça lui plaît. On évite ainsi toute question sur l'usage de la force pour assurer le pouvoir. accord.gif

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 12/01/2004 09:19
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Posté le: 12 Juil 2015 11:47
Sujet du message:
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FA8 a écrit:
Ou puis je me procurer ce livre???

Je l'ai trouvé au Rastro, c'est un lieu, ici à Madrid où c'est possible trouver des choses vieilles. Un autre lieu...? Je ne sais pas.
Frédéric Staps a écrit:
Il met clairement en évidence que les nazis considéraient qu'il y avait un rapport de filiation entre eux et Napoléon. Cela pourrait à mon sens faire l'objet d'un débat particulièrement intéressant.
Quelle influence l'histoire et la légende de Napoléon ont-elles eu sur Hitler ? Hitler aurait-il été Hitler s'il n'y avait pas eu Napoléon avant lui ?

Dans le livre j'ai trouve quelques lignes qui peuvent répondre à cette question. J'ai trouve plus intéressant la deuxième partie
Citation:
Toutefois, ce que l'on désirait alors, c'était d'abord un Etat juridique qui, influence par les leçons de la Révolution française, poserait par une Constitution certaines limites au pouvoir souverain absolu, et qui, avant tout, ferait disparaître les privilèges de la noblesse et la contrainte de l'Eglise en matière de croyance, au profit des idées libérales. Nous n'avons pas à nous étendre ici sur les erreurs qui étaient inhérentes à la conception du libéralisme et sur l'abus de celui-ci par le judaïsme, qui, corps étranger au point de vue social, économique, politique et culturel, voyait le moment venu pour lui de s'installer sous un déguisement dans le monde germanique. Ce qui est capital, c'est que cette jeune Allemagne était poussé par une ardente volonté patriotique qui trouva une éloquente expression dans les démonstrations combatives des corporations d'étudiants allemandes et dans le chant de Arndt, Das ganze Deutschland soll et sein! Les sentiments socialistes que germaient alors n'étaient pas déformes dans le sens international, mais ils essaient indissolublement liés aux aspirations de la race qui grandissait vers une patrie plus grande et puissante dans son unité. Ces hommes voyaient confusément l'empire dont Adolf Hitler a fait présent au peuple allemand un siècle plus tard, mais ils le voyaient et ils étaient prêts à combattre pour lui. Mais, comme les voix qui s'élevaient pour réclamer des reformes sociales, et au même titre, cette aspiration à l'unité allemande poussait impérieusement les princes à entrer en lice, ces princes qui devaient presque exclusivement leur existence au morcellement politique de l'Allemagne. Ces princes et les milieux privilèges luttaient pour leur existence lorsqu'ils combattaient, par tous les moyens que leur puissance dans l'Etat mettait à leur disposition, les hommes qui luttaient par un nouveau Reich.
Tandis que sur la petite île, loin dans l'Océan, un captif solitaire attendait que son destin s'accomplit, dans toute l'Allemagne les patriotes étaient frustres des fruits de leur lutte pour la liberté. La réaction se levait contre le progrès et contre l'idée du Reich, la "légitimité" commençait à faire retourner la roue de l'histoire en arrière; son don Quichotte, le prince Metternich, abattait par la violence de la volonté de liberté d'un peuple, et il payait une armée de mouchards pour étouffer dans l??uf les aspirations les plus infimes vers la Grande-Allemagne. Mais a Berlin et dans d'autres parties de l'Allemagne, la fameuse " chasse aux démagogues" commençait. Avec de nombreux patriotes, Arndt fut arrête lui aussi. Jahn. le père de la gymnastique, fut jeté en prison sur la foi des dénonciations et il fut même emmené, couvert de chaînes, a Küstin.
Et cependant, l'évolution historique suivit irrésistiblement son cours: Mais le peuple allemand dut passer par des erreurs sans nombre et des milliers de combats, par des guerres et des révolutions, par la misère et la défaite; avant qu'arrivât le moment propice pour l'homme qui créa l'empire de la Grande-Allemagne, qui organise une nouvelle Europe, et ainsi achève les luttes de cette époque et leur donne un sens.


Citation:
Mais si l'on fait abstraction de la part qu'a prise Napoléon à l'unité allemande en réduisant la puissance du particularisme, il a été, dans une autre sens, un des agents de la renaissance de l'Allemagne. On peut dire que c'est Napoléon qui, au fond, a réveillé dans notre peuple les prodigieuses forces dynamiques qui y dormaient et provoqué cet éveil inouï de la nation allemande. Car c'est qui l'a secouée de sa léthargie et lui a montré les nécessites et les problèmes qui réclamaient une solution.
Et c'est ainsi qu'il a fallu les souffrances et la misère, la guerre, la mort et la pression politique sous lesquelles les pays allemands paraissaient s'écrouler, pour amener le réveil de la nation, de même qu'il a fallu la trahison du marxisme, notre défaite dans la guerre mondiale et la catastrophe qui a suivi, pour amener la lutte et la victoire sous la bannière de l'idée nationale-socialiste, et partant la naissance de la Grande-Allemagne d'Adolf Hitler.

FA8 a écrit:
alors que Napoléon a du organisé un Coup d'Etat... Relativisons bien évidemment les choses : premièrement ce Coup d'Etat s'est fait "dans les règles de l'art" si l'on peut dire, il n'y a eu aucun mort ni blessé.

Le coup d'Etat fut organisé par Sieyes. Napoléom a fait un coup dans le coup, mais le coup d'Etat qui finit avec le Directoire fut oeuvre de Sieyes.
Fa8 a écrit:
D'autant que les pays vaincus perdaient à chaque fois des parcelles de territoires ou bien étaient imposé financièrement, mais ils n'étaient jamais annexés complètement, alors que pendant la Seconde Guerre Mondiale, où l'Allemagne nazie s'emparait bel et bien des pays et l'incorporait totalement à leur Reich...

Il n'y a pas eu d'annexion, bien sur... L'Italie n'a pas été annexione... seulement a eu pour roi Napoleon, au nord, et Joseph, puis Murat, au Naples, même avec l'Espagne, les pays bas, etc.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 11/01/2004 22:45
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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Ou puis je me procurer ce livre???

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 09/01/2004 17:13
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poubelle ! Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant 
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
Sujet du message: poubelle !
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A sa place, dans la poubelle ! Laughing Même si le texte est assez élogieux envers l'Empereur, l'assimilation à Hitler le rend bien trop indigeste ! Confused

Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 09/01/2004 20:12
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....façonner 4 galettes........ Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant 
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
Sujet du message: ....façonner 4 galettes........
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Idéologiquement parlant, Napoléon est totalement à l'opposé d'Hitler.


Napoléon avait un leitmotiv, c'était l'ordre public. Toute personne qui se conformait à la volonté et aux lois du chef pouvait donc vivre en sécurité et ceux quelques soit l'origine sociale, la race ou la religion. On peut dire que Napoléon pratiquait en quelque sorte une politique d'intégration contrairement à Hitler qui pratiquait une politique d'exclusion.

C'est pour ça que l'amalgame Napoléon/Hitler me semble hors de propos.


Amicalement

Dalmatie "mais de quoi je me mele......."

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Dalmatie le 09/01/2004 20:41
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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hypolite a écrit:
A sa place, dans la poubelle !

Quand vous cesserez de prôner qu'on foute à la poubelle les textes qui vous dérangent, on pourra peut-être commencer à faire de l'Histoire. Mais vivre dans un monde où la censure serait vraiment abolie est sans doute une perspective de nature à effrayer plus d'un napoléonien.
hypolite a écrit:
Même si le texte est assez élogieux envers l'Empereur

Oui, là, vous seriez presque prêt à bouffer à tous les râteliers, pour autant que l'on soit élogieux à l'égard de votre Empereur.
hypolite a écrit:
l'assimilation à Hitler le rend bien trop indigeste !

Je comprends que ça vous reste en travers de la gorge. D'habitude, c'est facile de repousser avec horreur cette intolérable comparaison car ceux qui la font détestent généralement Hitler et comparent sur des points qui ne sont pas comparable. Par contre, dès le moment où c'est une personne qui admire tout à la fois Hitler et Napoléon qui écrit, c'est beaucoup plus gênant, car les motifs d'admiration à l'égard de Napoléon avancés par cet auteur sont très similaires à ce que le "napoléonien de base" admire généralement chez Napoléon.
Dalmatie a écrit:
Idéologiquement parlant, Napoléon est totalement à l'opposé d'Hitler.

Je ne formulerais pas les choses comme ça. Napoléon n'a pas vraiment d'idéologie, il serait plutôt du genre buvard, à prendre à droite et à gauche ce qui lui convient et à s'adapter aux circonstances. C'est en partie cela qui explique le revirement "libéral" des Cent-Jours. Napoléon a compris que le seul moyen de parvenir à reprendre le pouvoir aux Bourbons est de se présenter comme un libérateur de la tyrannie. S'il était revenu en annonçant qu'il allait rétablir la dictature impériale dans sa forme la plus rigide, les Français se seraient demandé à bon droit si ça valait vraiment le coup de le remettre sur le trône.
A l'époque, les "idéologues" sont justement les opposants au régime napoléonien.
A l'opposé, Hitler a développé son idéologie avant de prendre le pouvoir et le livre dans lequel il l'expose a été un instrument de cette conquête du pouvoir. Une fois parvenu au pouvoir, Hitler s'est mis en tête d'appliquer son programme dans tous ses excès.
Donc en schématisant un peu, on pourrait dire qu'Hitler a cherché à conquérir le pouvoir pour mettre en oeuvre son idéologie, alors que Napoléon voulait le pouvoir pour lui-même et n'avait pas vraiment d'idéologie à mettre en oeuvre et qu'une fois au pouvoir, il a fait appel à d'autres personnes, compétentes ou dociles, pour réaliser un certain nombre de choses dont il s'est ensuite attribué le mérite principal.
Dalmatie a écrit:
Napoléon avait un leitmotiv, c'était l'ordre public.

Je ne pense pas que ce leitmotiv soit spécifique à Napoléon. La plupart des hommes de pouvoir sont soucieux d'ordre public. Napoléon a par contre trouvé dans la personne de Fouché un collaborateur capable de mettre en place une police comme il n'en avait jamais vraiment existé jusque là (système d'ailleurs en grande partie démantelé par Beugnot en 1814).
Dalmatie a écrit:
Toute personne qui se conformait à la volonté et aux lois du chef pouvait donc vivre en sécurité et ceux quelques soit l'origine sociale, la race ou la religion. On peut dire que Napoléon pratiquait en quelque sorte une politique d'intégration contrairement à Hitler qui pratiquait une politique d'exclusion.

Cette opposition entre Napoléon et Hitler est sans doute trop schématique. Napoléon a lui-même pratiqué une politique d'exclusion sur base essentiellement d'un critère de soumission. Ceux qui le critiquaient trop ouvertement ou n'obéissaient pas avec assez de docilité étaient finalement mis à l'écart, parfois temporairement, parfois définitivement.
De son côté, Hitler et les nazis ont pratiqué une certaine forme d'intégration au sein du peuple allemand. Autant si pas plus que Napoléon, Hitler bénéficiait d'un soutien populaire et y attachait une grande importance. Il s'est acquis ce soutien non pas uniquement en créant une solidarité dans l'extermination des juifs, mais en offrant à une classe moyenne qui avait beaucoup souffert des crises économiques la possibilité d'une revanche et d'une reconnaissance de ses mérites. En cela, il est finalement assez proche de Napoléon. Le régime nazi n'est pas contrairement à ce que l'on pense uniquement un régime réactionnaire. Il a également le souci de la modernité et prône la valorisation des travailleurs pour l'intérêt de la nation.
Mais évidemment si l'on s'en tient à une comparaison de l'attitude de Napoléon et d'Hitler à l'égard des juifs, on ne peut que constater d'énormes différences et rejeter finalement toute idée qu'il pourrait exister des similitudes entre ces deux hommes.
Dalmatie a écrit:
C'est pour ça que l'amalgame Napoléon/Hitler me semble hors de propos.

Le texte présenté par Argie sortait résolument du cadre traditionnel des comparaisons Napoléon/Hitler. accord.gif
Il met clairement en évidence que les nazis considéraient qu'il y avait un rapport de filiation entre eux et Napoléon. Cela pourrait à mon sens faire l'objet d'un débat particulièrement intéressant.
Quelle influence l'histoire et la légende de Napoléon ont-elles eue sur Hitler ? Hitler aurait-il été Hitler s'il n'y avait pas eu Napoléon avant lui ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 10/01/2004 10:04
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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Le fait que je dise que ce texte est "élogieux" n'est pas une opinion, mais un fait ! Rolling Eyes Cela ne signifie pas que je le trouve juste pour autant, loin de là, car ce texte n'est élogieux envers Napoléon que pour mieux glorifier Hitler (Napoléon n'a su que captiver l'armée, alors qu'Hitler a fasciné tout le peuple etc etc) ! Confused
PS; j'ai un excellent "ratelier" chez moi (sabres, mousquetons, pistolets), mais merci de vous en soucier ! Laughing


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 10/01/2004 13:27
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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Pourquoi les anglais n'ont ils pas entamé les négociations avec les personnes habilitées?????


Amicalement


Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 29/01/2004 19:45
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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FA8 a écrit:
Pourquoi les anglais n'ont ils pas entamé les négociations avec les personnes habilitées?

Sans doute parce que lesdites personnes n'avaient pas mandat pour le faire. Il faudrait quand même cesser d'être naïf. Si Napoléon n'a pas entamé de négociations avec l'Angleterre, c'est parce qu'il ne voulait pas le faire. Et il a très mal perçu que Fouché prenne une telle initiative à l'encontre de sa volonté, car c'était une remise en question de son autorité et de ses décisions qui n'étaient pas nécessairement les bonnes.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 29/01/2004 20:14
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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Oui, merci, on savait déjà que le blocus continental était la plus grosse erreur politique de Napoléon.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 21/01/2004 14:22
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Posté le: 12 Juil 2015 11:48
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Pauvre, pauvre, pauvre Napoléon, qui n'a jamais eu le choix.

L'Angleterre voulait abattre l'Empereur, et l'Empereur voulait abattre l'Angleterre. Donc pour arriver à ses fins ( comme messieurs les anglais ne voulaient point la paix ),Napoléon a mis sur pied une stratégie appelée le blocus continental, qui a presque porté ses fruits, malgré les failles dans le système.
Il avait aussi le choix de laisser les Anglais nous écraser , c'est ce que vous auriez préferé Staps???? Rolling Eyes

Amicalement

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 22/01/2004 11:43
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Posté le: 12 Juil 2015 11:49
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FA8 a écrit:
L'Angleterre voulait abattre l'Empereur, et l'Empereur voulait abattre l'Angleterre.

Vous avez un pays qui veut abattre un bonhomme et un bonhomme qui veut abattre un pays. Il me semble que l'enjeu n'est pas le même. Rolling Eyes
FA8 a écrit:
Donc pour arriver à ses fins ( comme messieurs les anglais ne voulaient point la paix ),

Comme les Anglais ne voulaient pas la pax napoleonica qui signifiait de toute façon à terme la ruine de leur économie, car Napoléon entendait bien garder fermées les frontières de la France aux produits anglais, mais aussi celles des pays sous contrôle de la France, c'est-à-dire la Hollande, la Suisse et le nord de l'Italie, si l'on s'en tient à l'année 1803 et aux discussions autour de la Paix d'Amiens. L'ensemble de l'Europe continentale une fois la guerre recommencée.
Tiens, au fait, pourquoi les Anglais qui ne voulaient pas la paix n'ont-ils pas été entièrement fermés aux négociations secrètes que Fouché avaient entamées en 1810 et qui lui valurent sa destitution ?
FA8 a écrit:
Napoléon a mis sur pied une stratégie appelée le blocus continental, qui a presque porté ses fruits

Je ne sais pas où vous avez lu qu'elle avait presque porté ses fruits. En tout cas, pas chez les historiens de l'économie de l'époque. Tous s'accordent généralement à dire qu'il s'agissait d'une stratégie reposant sur des conceptions d'un autre âge et résultant d'une mauvaise compréhension du système économique.
FA8 a écrit:
malgré les failles dans le système.

A moyen terme, les conséquences du système furent catastrophiques pour la France. Pour maintenir la cohérence de son systéme et colmater les brèches, Napoléon fut obligé de porter la guerre à travers toute l'Europe, du Portugal à la Russie, annexant progressivement la plupart des territoires situés en bord de mer et la France en vint à s'étendre jusqu'à Hambourg.
Autre conséquence néfaste. Les destructions spectaculaires des marchandises de contrebande en Allemagne et en Italie provoquèrent le mécontentement des populations qui voyaient d'un très mauvais oeil qu'on leur impose les seuls produits français alors que les commerçants français obtenaient d'importantes dérogations au blocus afin de continuer à commercer librement. Cette injuste manifeste est en partie à l'origine du retournement de l'opinion publique allemande au départ assez favorable aux Français.
FA8 a écrit:
Il avait aussi le choix de laisser les Anglais nous écraser , c'est ce que vous auriez préferé Staps?

On peut considérer qu'au terme, c'est ce qui s'est passé. Les Anglais sont sortis vainqueurs. En quoi les conséquences de cette victoire furent-elles particulièrement catastrophiques pour la France et pour l'Europe ? J'aimerais qu'on me l'explique. Pouvez-vous m'expliquer en quoi les conséquences entraînées par les guerres qui avaient pour but d'éviter cet "écrasement" étaient moins désastreuses que les conséquences de cet "écrasement" ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 22/01/2004 14:19
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