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Napoléon suicidaire
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Pour l'Histoire



Inscrit le: 11 Juil 2015
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
Sujet du message: Napoléon suicidaire
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Citation:
L'Empereur, à Fontainebleau, est presque abandonné. Ses ministres, ses maréchaux, se précipitent vers les postes qu'ils espèrent des Bourbons. Cambacérès, comme Savary, ont oublié qu'il respire encore. Berthier, son bras droit durant tant d'années, l'a quitté froidement pour se rallier à Louis XVIII. Dans Paris, la haine indurée des royalistes crève en bulles atroces. C'est un déchaînement d'injures, d'imprécations contre sa personne. La fameux pamphlet de Chateaubriand : De Buonaparte et des Bourbons, sans être le plus enragé, lui fait bonne part de vices et de crimes. Tant de grandeur, tant de gloire, payé ces quelques jours par le pire acharnement !...
On ne le cache pas assez au malheureux. Il avait appelé l'Impératrice et son fils près de lui. On les fait partir par Rambouillet où ils seront aux mains de Alliés. Il sait combien Marie-Louise est faible; l'Autriche ne va pas tarder à la ressaisir. Il ne la reverra plus, ni l'enfant... Il est à la merci de ses vainqueurs. On veut l'humilier, l'avilir, l'assassiner peut-être. La nausée des hommes lui tord le coeur :
- La vie m'est insupportable, répète-t-il à Caulaincourt.
Dans la nuit du 12 au 13, il prend une petit sachet rempli d'opium procuré par Yvan lors de la retraite de Russie. Il croit tenir là sa liberté. Il le délaie dans un verre d'eau, le boit, se couche, fait à Caulaincourt ses recommandations suprêmes. Mais le poison s'est éventé, n'a plus de force. Saisi de douloureux hoquets, il le vomit. On le traîne près d'une fenêtre, on le soigne, on le sauve, hélas !...
- Tout, jusqu'à la mort, m'aura trahi, murmure-t-il. Il faut vivre.... Que ne suis-je mort à Arcis-sur-Aube !
Et pourtant, le lendemain, son extraordinaire vitalité rebondit...
- Qui peut sonder l'avenir ? dit-il. Je verrai peut-être ma femme et mon fils... J'écrirai mon histoire...
C'est le trait essentiel de sa nature : homme d'action qui renaït chaque matin, malgré les pires désastres, il recommence de bâtir des rêves.

Octave AUBRY, Napoléon, Flammarion, 1961, pp. 310-311.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 17/12/2003 09:01
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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Vous ne comprenez pas que dans sa situation, l'Empereur est eu envie de mettre fin à ses jours????
Rien ne me choque là dedans.


Amicalement

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 09/01/2004 19:29
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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Ce qui peut choquer, c'est qu'une telle alternative ne coïnciderait pas avec son caractère.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Jean le 09/01/2004 21:18
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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Bonsoir,

Voici ce que disait Napoléon du suicide :

« Le suicide est l’acte d’un joueur qui a tout perdu ou d’un prodigue ruiné. J’ai toujours eu pour maxime qu’un homme montre plus de vrai courage en supportant les malheurs qui lui arrivent qu’en se débarrassant de la vie. »
« Les premiers principes de la morale chrétienne et le grand devoir imposé à l’homme de suivre sa destinée, quelle qu’elle soit, m’empêcheront toujours de mettre un terme à l’horrible existence de Sainte-Hélène. »
« Le suicide est le plus grand des crimes. Quel courage peut avoir celui qui tremble devant un revers de fortune ? Le véritable héroïsme consiste à être supérieur aux maux de la vie. »

On connaît cependant la tentative de Fontainebleau ; lointain écho du 3 mai 1786, où le jeune Bonaparte, nostalgique de son île et de ses proches, se laissait aller à de bien noires pensées :

« Toujours seul au milieu des hommes, je rentre pour rêver avec moi-même et me livrer à toute la vivacité de la mélancolie. De quel côté est-elle tournée aujourd’hui ? Du côté de la mort.[…]
Quelle fureur me porte donc à vouloir ma destruction ? Sans doute, que faire dans ce monde ? Puisque je dois mourir, ne vaut-il pas autant se tuer ? Si j’avais déjà passé soixante ans, je respecterais les préjugés de mes contemporains et j’attendrais patiemment que la nature eût achevé son cours ; mais puisque je commence à éprouver des malheurs, que rien n’est plaisir pour moi, pourquoi supporterais-je des jours que rien ne me prospère ? Que les hommes sont éloignés de la nature ! Qu’ils sont lâches, vils, rampants ! […]
La vie m’est à charge parce que je ne goûte aucun plaisir et que tout est peine pour moi. Elle m’est à charge parce que les hommes avec qui je vis et vivrai probablement toujours ont des mœurs aussi éloignées des miennes que la clarté de la lune diffère de celle du soleil. Je ne peux donc pas suivre la seule manière de vivre qui pourrait me faire supporter la vie, d’où s’ensuit un dégoût pour tout. »

Salutations respectueuses.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Drouet Cyril le 09/01/2004 22:35
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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Dans un ordre du jour du 12 mai 1802, Napoléon écrivait encore ceci à propos du suicide :
Citation:
Le grenadier Gobain s'est suicidé pour des raisons d'amour. C'est le second événement de cette nature qui arrive au corps depuis un mois. Le Premier ordonne qu'il soit mis à l'ordre du jour de la Garde qu'un soldat doit savoir vaincre la douleur et la mélancolie des passions; qu'il y a autant de vrai courage à souffrir avec constance les peines de l'âme qu'à rester fixe sous la mitraille d'une batterie. S'abandonner au chagrin sans résister, se tuer pour s'y soustraire, c'est abandonner le champ de bataille avant d'avoir vaincu.

Cité d'après le Dictionnaire Napoléon

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 09/01/2004 22:56
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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C'est d'une lettre de Napoléon a Joseph, redigé en 1795.
Citation:
Moi, trés peu attaché à la vie, la voyant sans grande sollicitude... tout me fait braver le sort et le destin, et, si cela continue, je finirai par ne pas me detourner lorsque passe une voiture...


Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 10/01/2004 22:55
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Posté le: 12 Juil 2015 12:18
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Cela vous choque,?????? Eclairez moi svp. Merci.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par FA8 le 10/01/2004 23:48
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