Napoleon et la trahison

Pour parler ici des habitudes de l'homme Napoléon, de ses préférences et de ses aversions, mais aussi de ses proches, des familiers, des contemporains, des militaires.
Pour aborder les habitudes, les grands évènements, le mode de vie...
Pour poser vos questions sur la période du Premier Empire.

Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Hypolite, il faut pas vous laisser embobiner par ce gars. C'est pas Napoléon qui a condamné Louis XVI. Donc que la condamnation soit juste ou pas est hors sujet. En continuant à servir dans l'armée française comme il l'a fait, malgré les divers changements de régime, Napoléon n'a pas trahi ses serments. Point à la ligne. Tout le reste n'est qu'ergotage sans intérêt.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Adolphe le 07/03/2004 13:13
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Adolphe a écrit :En continuant à servir dans l'armée française comme il l'a fait, malgré les divers changements de régime, Napoléon n'a pas trahi ses serments.

Je serais finalement assez d'accord avec cette idée et j'en concluerais donc que les girouettes dénoncées en 1815 n'ont pas trahi non plus.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 07/03/2004 21:48
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Pour finir avec napoleon et le roi, je vais citer quelques lignes du livre de Georges-Roux," Monsieur de Buonaparte":
L'emigration n'est, de nos jours, plus comprise. Depuis la Revolution, d'autres conceptions se sont instaurées ne nous permettant pas de comprendre l'état d'âme d'une partie des français en 1792.
Pour nous, maintenant, l'emigration est une sorte de trahison. En réalité, à ce moment-là, elle représente quelque chose de plus complexe. Les officiers de l'ancien régime sont, pour la plupart, nobles. Suivant les règles féodales, encore en survivance et que seule la révolution abolira définitivement, les nobles sont les vasaux du roi, le roi est leur suzerain, ils lui doivent de le suivre. La notion de patrie n'est pas encore dégagée, pour eux, la France s'incrane dans le roi. Là où est le roi, là est la France. Notre mentalité actuelle ne nous permet pas de condamner des hommes d'autrefois. Au demeurant, toute fidélite mérite le respect. Napoleon luimême le sait si bien que, plus tard, lorsqu'il voudra refaire l'unité nationale, il traitera les ex-émigrés avec égards.
(...)En ce temps-là, la fuite prend des proportions telles que le pourcentage des cadres quittant le territoire révolutionnaire peut être estimé aux quatre cinquièmes. Voici deux chiffres. Sur le 58 cadets reçus a l'ecole militaire avec Buonaparte, 6 seulement demeurent au service. Au régiment d'artillerie où il sera chef de bataillon, sur 80 officiers figurant a l'effectif le 1er janvier 1792, il n'en reste, à la fin de l'année, que 14.
La pénurie d'hommes de metier est d'autant plus ressentie qu'une guerre est commencé, qui au surplus s'avère difficile. Cette situation dicte des mesures urgentes. Quels que soient les griefs que les autorités militaires puissent avoir contre le lieutenant de Buonaparte, celui-ci est un des rares cadres qui n'aient pas emigré.
Le 10 juillet, le ministre Lajard, le même ministre qui envisageait de le traduire en cour martiale, maintenant oubliant le passé, le nomme capitaine. Le brevet ne lui sera remis que le 30 août, mais il est, ce 10 juillet, signé par le roi, un mois jour pour jour avant sa chute. Buonaparte est un des derniers officiers promus par la monarchie. Le document porte la griffe majestueuse: Louis." le pauvre" dira Victorien Sardou" avait, sans le savoir, désigné son successeur"
Sur les causes réelles de sa nomination, Buonaparte ne se fait point d'illusions. Alors que sa famille le couvre de félicitations, il repond à Lucien:" Ah! que vous êtes bons si vous croyez que cet avancement, rapide j'en conviens, est dû au mérite que j'ai ou que je n'ai pas! Je suis capitaine, vous le savez aussi bien que moi, parce que tous les officiers supérieurs du régiment sont à Coblenz"
Dans les conditions avantageuses qui lui sont faciles, on pourrait penser que, encouragé, Buonaparte aille immédiatement rejoindre son corp. Pas du tout. De paris il repart aussitôt pour la Corse.
(...) Ce même 15 septembre, M.de Buonaparte, ancien boursier du roi, élève de Brienne, ancien Cadet Gentilhomme de l'Ecole Militaire, comblé, lui et les siens, des faveurs par la France, lieutenant a seize ans, capitaine à vingt-trois, maintenant officier au 4e régiemnt d'artillerie, vogue vers la Corse, tournant le dos aux frontières françaises en feu.

Et je profite cette petite introduction fait par Georges-Roux, pour parler de la suivante trahison de Napoleon: La Corse.
Comme maintenant je n'ai pas l'envie d'ecrire, je me contenterai de la mention d'un paragraphe de Jean Savant( oui, je sais que les Napoleoneonnis jacksonniensis n'aiment pas Savant, mais ils seront les uniques que je vais citer:
C'est son dernier séjour dans l'île. Huit mois. Après quoi, il reniera tout ce qu'il a dit et écrit. Pour le moment, son principe est celui de ses compatriotes:" les places toutes aux Corses ". Dans la réalité, ces " places " ne valent que parce que la Corse est française. Livrée à ses seuls moyens, la Corse n'offrirait guère de places rémunératrices à ses fils... A Sainte-Hélène, complètement revenu de ses conceptions de jeunesse, Napoléon dira: " La Corse est ruineuse pour la France... La Corse est un inconvénient pour la France. Mais elle existe. C'est une loupe qu'elle a sur le nez... Choiseul disant que si d'un coup de trident, on pouvait la mettre sous la mer, il faudrait le faire. Il avait raison. "

Je vais continuer demain.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 08/03/2004 21:31
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

A la bibliothèque, j'ai rapidement feuilleté un ouvrage sur la jeunesse de Napoléon. Je ne me rappelle pas du titre ni de l'auteur, mais il semblait tiré d'une thèse de doctorat. De ce que j'ai vaguement retenu, c'est qu'il semblait y être question que Napoléon avait vécu cette rupture avec la Corse comme un déchirement. Il était aussi question que Joseph aurait puisé dans les caisses de la cause corse et que ce serait cette malversation qui serait à l'origine de la rupture entre les Bonaparte et Paoli. Mais je n'ai pas lu le texte en détail et je n'ai plus retrouvé le livre la fois suivante. Je ne peux donc garantir l'exactitude de mes souvenirs.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 09/03/2004 10:50
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

hypolite a écrit : Napoléon n'a pas trahi la Corse, il avait juste une vision differente de Paoli qui lui, voulait donner l'Ile à l'Angleterre !

Avant de parler de Napoleon et la Corse, je vais citer Frederic Masson( et ben, oui, j'aime les citations) en parlant de Paoli et la Corse:
Tel en 1791 qu'en 1768, et c'est cette unité de caractere qui fait sa grandeur, Paoli n'avait en tête qu'une seule idée: procurer à son pays l'independance. Il n'était point l'obligé de la France: il n'avait contracté nul lien avec elle. Un roi de France l'avait proscrit, fait vivre vingt ans en exil. L'Assemblée nationale lui avait, sans conditions, rouvert les portes de son pays, l'avait acclamé, adulé, avait fait de lui pendant huit jours une sorte de dieu, quelque chose comme un Washington. Paoli avait fort bien reçu l'encens, mais ne s'était en rien engagé. Il voulait bien marcher avec la France, tant que la France marcherait avec lui; il voualit bien que la Corse fût un département français, tant que, de ce fait, il y excercerait une dictature absolue et independante, tant que la France lui verserait des subsides, paierait ses fonctionnaires, fournirait à ses soldats des armes et des munitions, mais il n'entendait nullement que la France prît le pied en Corse, s'y installât, s'y impatronisât, imposât sa langue, ses moeurs et ses habitudes.
La défiance naturelle à son esprit s'exerçait tout naturellement contre les Bonaparte. Vainement rappelaient-ils que Charles, leur père, avait combattu pour l'independance. Paoli se souvenait que Charles n'était point resté pur, qu'il s'était rallié, avait reçu les bienfaits du Roi, avait été en amitié avec Marbeuf, avec les Boucheporn,- Mme Bonaparte de même.- Les enfants parlaient français, avaient été élevés en France. Sans doute, ils faisaient montre leur dévouement à la patrie. Mais ce dévouement même n'était-il pas trop ardent? Ne s'émancipait-il pas jusqu'à l'indépendance? N'était-il pas suspect d'ambition personnelle? Paoli voulait bien les garder en réserve, mais au second plan, à condition de les avoir mis à l'épreuve et de les tenir sous sa main.


Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 09/03/2004 22:41
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Mais une fois "faché" avec la France, Paoli se donnera à l'Angleterre toujours avec le même but, devenir "Roitelet" de Corse ! :roll:
Nous retrouverons d'ailleurs nos Corses Anglophiles sous les ordres d'Hudson Lowe dans les "Corsican Rangers" ! :wink:


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 10/03/2004 09:03
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

hypolite a écrit :Paoli se donnera à l'Angleterre

Et vous voulez peut-être nous faire croire que c'est pour cela que Napoléon a changé de camp ? Je crains qu'il n'y ait un petit problème de chronologie pour pouvoir soutenir une pareille allégation. Je lis en effet ce qui suit dans le Dictionnaire Napoléon :
11 juin 1793 : brouillé avec Paoli, Bonaparte doit fuir la Corse avec sa famille.

Dans l'article sur la Corse, on peut lire également ceci :
... en reprenant aux Corses ce que la Constituante leur avait rendu, la Convention les contraignit à répondre à la force par la force et à s'entendre avec les Anglais qui, après la prise de Toulon [18 décembre 1793], se jetèrent sur l'île. En conséquence, au mois de juin 1794, une consulta réunie à Corte sépara la Corse de la France pour l'unir à l'Angleterre.

A moins donc de supposer que Napoléon avait consulté une voyante qui lui avait révélé l'avenir, les deux choses (la brouille de Napoléon avec Paoli et l'alliance de Paoli avec les Anglais) ne semblent pas avoir de rapports entre elles.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 10/03/2004 09:36
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Je n'ai pas parlé de Napoléon, mais de la brouille entre Paoli et la France ! :(

Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 10/03/2004 10:50
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

hypolite a écrit :Je n'ai pas parlé de Napoléon, mais de la brouille entre Paoli et la France !

Nous sommes donc bien d'accord, la brouille entre Paoli et Napoléon n'a rien à voir avec la brouille entre Paoli et la France.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 10/03/2004 11:46
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Je pense que Napoléon a vu dans la France Républicaine une chance pour la Corse ! Plutôt que n'être plus qu'une possession de tel ou tel monarque, la République permettait à la Corse de prendre en main son destin grâce à une représentation nationale et dés lors ses idées se sont écartées de celles de Paoli qui se serait bien vu Gouverneur de Corse pour la Couronne Britannique ! De plus, la maturité et les événements aidant, Napoléon a du prendre conscience de l'impact qu'aurait un tel bouleversement dans toute l'Europe !
Et puis, il y a sans doute eu aussi une part de déception personnelle vis à vis de Paoli qu'il avait adulé dans sa jeunesse (ce qui a dut rendre la rupture plus longue et difficile) ! :(


Posté sur le forum Pour l'Histoire par hypolite le 10/03/2004 12:49
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Dites plutôt que Paoli, aveuglé par ses ambitions, n'a pas été capable de comprendre que le plus sûr moyen d'assurer l'indépendance de la Corse était de s'effacer au profit de Napoléon. Au lieu de cela, dévoré par la jalousie à l'égard de ce trop brillant jeune homme, il n'a eu de cesse que de vouloir le détruire en stimulant la haine de ses partisans à son égard. Face à une telle injustice et craignant pour sa famille, Napoléon n'a eu d'autre choix que de quitter cette île pour laquelle il s'était pourtant dévoué sans compter au point même de négliger un peu son service dans l'armée française.
Ce n'est donc pas Napoléon qui a trahi la Corse, mais la Corse qui l'a trahi.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Adolphe le 10/03/2004 13:37
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:18

Adolphe a écrit :Dites plutôt que Paoli, aveuglé par ses ambitions, n'a pas été capable de comprendre que le plus sûr moyen d'assurer l'indépendance de la Corse était de s'effacer au profit de Napoléon. Au lieu de cela, dévoré par la jalousie à l'égard de ce trop brillant jeune homme, il n'a eu de cesse que de vouloir le détruire en stimulant la haine de ses partisans à son égard.

Paoli n'était pas devoré par la jalousie. Au contraire, sa mefiance a l'egard de Napoleon était comprohensible. Quand Paoli reçu Napoleon et Joseph, entre le 19 et le 27 septembre 1790, il ne cache pas qu'apres lattitude de leur père, Charles( attitude qu'il nomme, avec justice, de " collaboratrice "), celle de leurs fils est suspecte.
Poali n'occulte pas de ne pas avoir pour les bonaparte( pour tous les Bonaparte, pas seulement pour Napoleon) aucune estime.
Et pour Napoleon, quelle confiance peut-il avoir en un homme qui multiplie ses declarations nationalistes mais qui, en même temps, porte l'uniforme du roi de France?
( on doit dire que les corses n'etaient pas les uniques a se mefier de Napoleon. En 1791, a la demande de Paris, les autorites locales de Corse ont dû faire un " Rapport offiviel sur le veritable état politique et militaire de la Corse " On peut lire dans cett informe que " Le parti patriote est foncierement antifrançais"..." Les Zampaglini, les Arena, les Buonaparte, les Masseria, sont ou fanatiques ou gens perdus de dettes et d'honneur".)

Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 10/03/2004 21:31
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:19

the argie a écrit :sa mefiance a l'egard de Napoleon était comprohensible.

Mais quand on connaît les textes que Napoléon a écrits à l'époque, on doute à aucun instant de sa sincérité. Alors, jaloux ou simplement méfiant, le Paoli, il a fait une grosse gaffe en utilisant pas Napoléon au mieux de ses possibilités. Mais, c'est peut-être tant mieux pour Napoléon, finalement, car s'il s'était investi dans la cause corse, il serait pas arrivé là où il est arrivé.

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Adolphe le 10/03/2004 22:58
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:19

D'abord, je vais dire que, pour moi, la trahison n'est pas une chose tres grave. Pour quoi on doit etre fidele a un serment que ne profite qu'aux autres? Pour quoi on doit etre fidele au un serment qui peut nous nuire?
Jose de San Martin fut eleve dans le metier des armes pour l'Espagne, nomme officier pour le roi d'espagne, mais un jour il a quitte l'armee espagnole pour aller combattre pour l'independance americaine contre le meme roi qui lui a eleve. Il a trahi le roi de espagne. Est-ce que ça c'est une mauvaise chose? Pa pour moi.

Pour continuer avec la Corse:
Napoleon n'a pas aime la France. Frederic Masson dit que " dans ses cahiers il ne cesse d'insulter la France qui le nourrit"
Au temps de la revolution, il y a trois tendances dans l'ile: un parti qui lutte pour une secession ouverte, ayant a sa tete Paoli; un parti royaliste, pro français mais peu nombreuse; et un chose qu'on peu qualifier de nouveau, un parti qu'on peu appeller populaire, et qui rassemble les elements les plus turbulents. Le chef de ce parti est Christoforo Saliceti, representant du troisieme etat aux etats generaux. A ce dernier parti se rallie Napoleon. Napoleon milite en faveur de ce qu'on dit etre " les idees nouvelles". Grace a ces idees ils pourrons faire valoir leurs revendications, la premiere doit consister a " disposer d'eux memes"
Le 31 octobre 1789, Napo prend part a un reunion de " patriotes". Et il ecrit que les corses ont ete " arracches a la liberte"; qu'il y a " une colosse d'employes, etrangers a notre ile, que la France d'outre-mer dessavouerait et qui ne cesse de nous opprimer". Les corses doivent etre " retablis dans les droits que la nature leur a donnes" et il faut que " le roi retire ses troupes".
Mais pour comprendre quelle etait la position de Napoleon dans ce temps-la, il n'ya rien mieux que connaitre son attitude a l'egard de Matteo Buttafoco.
Le comte Bottafoco etait, aux yeux des corses patriotes, les plus vil des traitres. Ne a Vescovato en 1731, entre a huit ans au service de France comme cadet dans le regiment Royal-italien, ou son pere etait capitaine, il avait ete enseigne a neuf ans , avait assiste a quatorze a la bataille de Fontenoy et, en 1764, etait parvenu au grade de capitaine aide-major lorsque la Corse se souleva contre la domination genoise. Alors, il trouva opportun de se mettre en avant et, sans trop s'inquieter de l'assentiment de Paoli, ecrivit a Jean-Jacques Rousseau pour l'inviter a donner a ses compatriotes une constitution politique.. Cette correspondance fit du bruit, attira l'attention sur son auteur, et, lorsque Paoli eut a traiter avec le cabinet de Versailles au sujet de l'intervention française que Genes avait reclamee, il crut habile de charger ses pouvoirs Buttafoco qu'il qu'il tenait pour un patriote incorruptible. Celui-ci, fort ruse et adroit, comprit quel parti il pouvait tirer de la confiance qu'on lui accordait et, tout en menageant habilement Paoli, il vanta au duc de Choiseul les avantages d'une anexion pure et simple. La recompense de ses services futures ne se fit pas attendre...
Frederic Masson, Napoleon dans sa jeunesse.

A cet homme Napoleon adresse une lettre qu'il fait imprimer a ses frais.
Le comte Buttafoco ( ou Buttafuoco, comme le nomme Napoleon) est accuse d'etre" entre au service de la France"( c'est qui est un peu ettonnant, en venant d'un officier de l'armee royale) Buttafoco est le " commis d'un satrape"( le satrape ne doit etre que le roi Louis XVI, dont Napo vient d'etre le boursier)" Une patrie des patriotes etaient morts en defendant leur independance, l'autre avait fui une terre proscrite desormais hideuse. Ceux qui n'avaient su ni mourir ni fuir furent l'objet des persecutions. Les ames que l'on n'avait pu corrompre etaient d'une autre trempe. On ne pouvait asseoir l'empire français que sur leur aneantissement... La Corse, accable sous les chaines, n'osait ni penser a ce qu'elle fut ni reflechir a ce qu'elle pourrait etre"

Posté sur le forum Pour l'Histoire par the argie le 07/04/2004 20:25
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Message par Pour l'Histoire » 12 Juil 2015 17:19

the argie a écrit :Voici quelques de ses trahisons:
- La trahison de Napoléon au roi.
- La trahison de Napoléon à la Corsee ( et a Paoli?)
- La trahison de Napoléon a Freron.
- La trahison de Napoléon à Barras.
- La trahison de Napoléon a Sieyes.
- La trahison de Napoléon à la revolution.
Bien sur, ce n'est pas qu'une liste preliminaire qui peut changer, diminuer ou augmenter, ça depend des arguments.

Pourquoi les arguments n'ont-ils pas été plus loin que la Corse ?

Posté sur le forum Pour l'Histoire par Frédéric Staps le 31/07/2004 07:48
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