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Le visage bouffi de l'Empereur
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Cipriani Franceschi



Inscrit le: 14 Jan 2018
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Posté le: 28 Mai 2018 21:23
Sujet du message: Le visage bouffi de l'Empereur
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il y a des choses intéressantes sur le forum d'en face Wink

Théophile Gautier, âgé d'à peine quatre ans, aperçoit l'Empereur, le nez crochu et le menton en sabot....

Une comparaison faciale avec un masque ? Very Happy

Une meilleure mémoire visuelle que les peintres contemporains de Napoléon ? Laughing

« Le Napoléon qui revenait en mars 1815 était très différent de celui qui était parti en avril 1814. De gros, il était devenu presque obèse ; c'était un autre homme. Nous avons, par bonne fortune, un portrait tracé, on peut le dire, de main d'artiste, par un peintre-poète, qui maniait la plume mieux que le pinceau. Voici comment Théophile Gautier, qui avait vu Napoléon une seule fois, nous a restitué sa physionomie en 1815 : « J'avais 4 ans alors, et pourtant mon souvenir m'est demeuré très précis. Il était monté sur un petit cheval, à qui les pans d'une grande redingote constituaient une sorte de houssine, recouvrant la croupe et la selle. Il se tenait mal et avait l'air effondré d'un maraîcher qui a voyagé toute la nuit; il avait sur la tête une sorte de chapeau... gris, peu élevé. Il passait devant l'éléphant de la Bastille. Je l'ai bien regardé. Le nez était affaissé et était devenu crochu. Le menton se relevait en pointe de sabot... Les traits étaient, ce jour-là, bouffis et gras. La maladie de foie avait badigeonné son masque d'une teinte jaune ».

« Je ne puis m'empêcher de croire, consignait de son côté le chancelier Pasquier dans ses Mémoires, que son génie, comme sa force physique, était dans une décadence profonde. » Sa lassitude éclatait manifestement à tous les yeux. « Les incertitudes de la traversée, les risques du débarquement, les palpitantes péripéties de la marche sur Paris, la réorganisation du gouvernement et la réfection de son armée, la préparation de la campagne de Belgique, enfin la reprise de ce travail acharné et écrasant dont il avait depuis un an perdu l'habitude », toutes ces causes réunies suffiraient à expliquer cet épuisement de son système nerveux. On a rapporté que Napoléon avait à cette époque des somnolences fréquentes, qu'on le trouvait sans cesse assoupi sur un livre, et cependant il dormait jusqu'à quinze heures de suite, alors qu'autrefois il avait le sommeil constamment interrompu. On avait remarqué son air préoccupé, triste souvent, indiquant tantôt l'indifférence, tantôt le découragement. C'est un des points qu'a le mieux mis en lumière le brillant historien de 1814 et 1815. « A la fin de mai, écrit Henry Houssaye, il n'était plus l'homme du 20 mars. Il avait gardé intactes les qualités maîtresses de son vaste génie, mais les qualités complémentaires, la volonté, la décision, la confiance avaient décliné en lui. La nature éminemment nerveuse de

Napoléon était soumise aux influences morales... L’esprit influait sur le corps, qui réagissait alors sur l'esprit. « Pendant ces crises, d'une durée assez longue, l'Empereur tombait dans un profond abattement. Il perdait tout espoir et toute énergie. Il avait des heures d'angoisse, où d'horribles visions lui montraient la France vaincue et démembrée. En plein jour, il cherchait dans le sommeil l'oubli momentané de ses souffrances et de ses pensées. Lorsqu'il était seul, il lui arrivait de pleurer. Carnot le surprit en larmes devant le portrait de son fils. L'Empereur n'avait plus en lui le sentiment du succès. Il ne croyait plus à son étoile. »

Le lieutenant-colonel de Baudus, qui fut aide de camp des maréchaux Soult et Bessières, et qui approcha souvent Napoléon en cette qualité, écrit que Napoléon n'était plus, en 1815, l'homme qu'il avait connu auparavant, « si vigilant, si actif, si prompt à profiter de ses succès, si admirable dans les rapides déterminations de son génie guerrier... On assurait, à cette époque, que Napoléon qui, pendant toute sa vie, avait fait un grand usage du café, en prenait davantage encore en 1815, sans pouvoir parvenir à vaincre totalement l'état de somnolence qui lui était devenu habituel ».

A son retour de l'île d'Elbe, son frère Jérôme lui avait trouvé l'air fatigué; un autre de ses frères, Lucien, déclarait son état plus grave qu'il n'y paraissait ; et, au dire d'un ancien ministre anglais, qui a consacré les loisirs de sa retraite à rédiger le récit « de la dernière phase » de la vie de Napoléon, Lucien aurait consigné par écrit, à ce sujet, certains détails qui n'ont pas été imprimés.

II assura plus tard à M. Thiers, que son frère souffrait alors d'une maladie de vessie. Savary, qui le vit le soir où il quitta Paris pour la Flandre, dit qu'il souffrait cruellement de l'estomac. »

(Docteur CABANES, « Au chevet de l’Empereur », Albin Michel, Editeur, sans date [années 1920], pp.258-262).
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Auteur Message
Frédéric Staps
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Inscrit le: 26 Avr 2006
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Posté le: 08 Juin 2018 21:03
Sujet du message: Re: Le visage bouffi de l'Empereur
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Cipriani Franceschi a écrit:
Voici comment Théophile Gautier, qui avait vu Napoléon une seule fois, nous a restitué sa physionomie en 1815 : « J'avais 4 ans alors, et pourtant mon souvenir m'est demeuré très précis. Il était monté sur un petit cheval, à qui les pans d'une grande redingote constituaient une sorte de houssine, recouvrant la croupe et la selle. Il se tenait mal et avait l'air effondré d'un maraîcher qui a voyagé toute la nuit; il avait sur la tête une sorte de chapeau... gris, peu élevé. Il passait devant l'éléphant de la Bastille. Je l'ai bien regardé. Le nez était affaissé et était devenu crochu. Le menton se relevait en pointe de sabot... Les traits étaient, ce jour-là, bouffis et gras. La maladie de foie avait badigeonné son masque d'une teinte jaune ».

Théophile Gautier était-il un génie précoce ou un fieffé menteur ?

Ce qui est admirable dans cette description, c'est que cet enfant de 4 ans qui voit pour la première et la dernière fois de sa vie Napoléon est capable de se rendre compte que son nez était devenu crochu.
Pour pouvoir dire de quelque chose qu'il est "devenu" autre chose (car on ne devient pas la même chose que ce qu'on était, mais nécessairement autre chose), il faut être en mesure de connaître l'état antérieur. Or, à moins que la métamorphose ne s'opère sous les yeux mêmes de l'observateur, il ne peut connaître cet état antérieur que s'il a déjà pu observer précédemment la chose qui s'est métamorphosée, en l'occurrence ici le nez de Napoléon et comme il est clairement dit que Théophile Gautier n'a vu qu'une seule fois Napoléon, on se demande pourquoi il écrit que son nez était devenu crochu.

De la même façon, il est moins que certain qu'un enfant de 4 ans sache ce qu'est une houssine (personnellement, je ne savais pas ce que c'était et la lecture de la définition dans un dictionnaire "Baguette de houx ou de tout autre bois flexible" me fait sérieusement douter que cela puisse correspondre à la description qu'en fait Théophile Gautier). Il paraît donc assez peu probable que Théophile Gautier ait pu établir cette comparaison au moment où il observait Napoléon et que ce soit avec ce mot qu'il a fixé ce souvenir dans sa mémoire.

Il est enfin incertain qu'un enfant de 4 ans ait pu observer l'air effondré de nombreux maraîchers qui auraient voyagé toute la nuit et même s'il l'avait fait, il est douteux qu'à cet âge, il ait été en mesure d'établir la relation de cause à effet entre le fait d'avoir voyagé toute la nuit et d'avoir l'air effondré.

Bref, l'hypothèse du fieffé menteur reste la plus plausible et elle n'est pas du tout incompatible avec le fait que Théophile Gautier est un écrivain célèbre, les écrivains étant comme chacun sait de sales menteurs.

https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/ces-sales-menteurs-d-ecrivains-195334
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En paraphrasant Clemenceau, on pourrait dire que l'histoire militaire n'est pas de l'histoire.
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Auteur Message
Cipriani Franceschi



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Posté le: 09 Juin 2018 7:10
Sujet du message: Re: Le visage bouffi de l'Empereur
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Frédéric Staps a écrit:

Bref, l'hypothèse du fieffé menteur reste la plus plausible et elle n'est pas du tout incompatible avec le fait que Théophile Gautier est un écrivain célèbre, les écrivains étant comme chacun sait de sales menteurs.


Décidemment..... Je présume donc qu'il ne faut voir dans cette phrase que votre sens de l'humour proverbial sur les forums Shocked

il est manifeste qu'il ne faut pas y voir ici la mémoire d'un enfant de quatre ans, mais l'imagination d'un romancier bien des années plus tard Wink

un peu comme Terence Young, somme toute Very Happy
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Auteur Message
Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


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Posté le: 09 Juin 2018 9:17
Sujet du message: Re: Le visage bouffi de l'Empereur
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Cipriani Franceschi a écrit:

Décidemment..... Je présume donc qu'il ne faut voir dans cette phrase que votre sens de l'humour proverbial sur les forums Shocked

Il y a sans conteste une part d'ironie dans ma phrase (ayant participé moi-même à des tables-rondes sur le thème "Histoire et fiction"), mais en même temps, la question de la véridicité de ce qu'écrivent les romanciers est une vraie question. Faut-il croire par exemple Chateaubriand quand il fait le récit de la bataille de Waterloo qu'il aurait pu suivre pas à pas grâce aux échos de la bataille entendus à une distance de 70 km aux abords de la ville de Gand ou faut-il considérer ce récit comme une superbe création littéraire ?
Cipriani Franceschi a écrit:

il est manifeste qu'il ne faut pas y voir ici la mémoire d'un enfant de quatre ans, mais l'imagination d'un romancier bien des années plus tard Wink

Théophile Gautier écrit pourtant : "J'avais 4 ans alors, et pourtant mon souvenir m'est demeuré très précis." En écrivant cela, procède-t-il comme Umberto Eco dans la préface du Nom de la Rose où il se met en scène découvrant le manuscrit de son roman dans l'abbaye de Melk sur les bords du Danube en Autriche ou bien reconstruit-il sans s'en rendre compte des souvenirs imaginaires comme un des personnages d'un des romans de David Lodge ?
Et si le docteur Cabanes avait cité ce texte dans un livre qui se présente comme un livre d'histoire et non comme un roman, c'est bien parce qu'il voulait croire qu'il était plausible qu'un homme puisse garder un souvenir aussi précis d'une scène qu'il avait observée à l'âge de 4 ans.
Cipriani Franceschi a écrit:
un peu comme Terence Young, somme toute Very Happy

Pour Terence Young, les choses sont assez différentes. A-t-il lui-même mis par écrit le récit de sa visite ou ses visites sur la tombe de Napoléon à Westminster guidé par sa grand-mère ou s'est-il contenté d'en parler à Georges Rétif qui l'aurait noté dans son "journal" ? Le flou reste complet sur ce sujet. De la même façon, on ne sait toujours pas exactement ce que Terence Young a vraiment dit, puisque BRH n'a à ma connaissance toujours pas retranscrit le texte exact qui lui a permis d'avoir connaissance de ces visites.
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Cipriani Franceschi



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Posté le: 09 Juin 2018 22:43
Sujet du message: Re: Le visage bouffi de l'Empereur
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Frédéric Staps a écrit:
Théophile Gautier écrit pourtant : "J'avais 4 ans alors, et pourtant mon souvenir m'est demeuré très précis." En écrivant cela, procède-t-il comme Umberto Eco dans la préface du Nom de la Rose où il se met en scène découvrant le manuscrit de son roman dans l'abbaye de Melk sur les bords du Danube en Autriche ou bien reconstruit-il sans s'en rendre compte des souvenirs imaginaires comme un des personnages d'un des romans de David Lodge ?
Et si le docteur Cabanes avait cité ce texte dans un livre qui se présente comme un livre d'histoire et non comme un roman, c'est bien parce qu'il voulait croire qu'il était plausible qu'un homme puisse garder un souvenir aussi précis d'une scène qu'il avait observée à l'âge de 4 ans.


oui effectivement Confused Le docteur Cabanès écrivait des livres sérieux sur l'Histoire de la médecine notamment.... à ce titre, il s'est intéressé à Napoléon, notamment à travers deux ouvrages : "au chevet de l'Empereur" (celui de la phrase de Théophile Gautier) et "dans l'intimité de l'Empereur" Wink

à noter que l'anecdote de Théophile Gautier que rapporte Cabanés est citée dans le livre "ce que je tiens à dire" de Maurice Dreyfous, lequel prend d'ailleurs soin de souligner que Théophile Gautier n'a pas écrit cette histoire, il ne l'a jamais publiée, mais qu'il l'avait racontée à Dreyfous, lequel l'a rapportée de mémoire.... celui-ci mentionne d'ailleurs que Théophile Gautier avait moins de quatre ans heu...
Théophile Gautier lui avait raconté bien se souvenir d'avoir vu enfant les soldats étrangers entrer dans Paris en 1815... Le souvenir de l'Empereur était également resté très vivace dans son esprit Very Happy
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Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


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Posté le: 10 Juin 2018 7:22
Sujet du message: L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours...
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Cipriani Franceschi a écrit:

à noter que l'anecdote de Théophile Gautier que rapporte Cabanés est citée dans le livre "ce que je tiens à dire" de Maurice Dreyfous, lequel prend d'ailleurs soin de souligner que Théophile Gautier n'a pas écrit cette histoire, il ne l'a jamais publiée, mais qu'il l'avait racontée à Dreyfous, lequel l'a rapportée de mémoire.... celui-ci mentionne d'ailleurs que Théophile Gautier avait moins de quatre ans heu...

Oui, alors là, je comprends mieux la comparaison avec Terence Young...
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Cipriani Franceschi



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Posté le: 10 Juin 2018 8:17
Sujet du message: Re: L'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours...
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Frédéric Staps a écrit:
Oui, alors là, je comprends mieux la comparaison avec Terence Young...


En fait, je n'avais pas comparé à dessein avec Terence Young, mais il est indéniable qu'on peut y voir une analogie assez frappante....

Voilà un écrivain dont une anecdote de sa petite enfance est rapportée par un autre écrivain Wink

Le contexte de la relation de ces souvenirs est particulier, c'est celui de la défaite française de 1870... Dreyfous raconte que Théophile Gautier en était très affecté, et c'est à ce moment là qu'il s'est épanché sur ses souvenirs de Napoléon et de l'entrée des troupes alliées dans Paris en 1815... Quant à Maurice Dreyfous, son livre "ce que je tiens à dire" est paru en 1912, soit plus de 40 ans après que l'auteur ai entendu cette anecdote de la bouche de Théophile Gautier... la "chaine de transmission" est donc un peu faible, même si Dreyfous affirme rapporter aussi fidèlement possible que sa mémoire puisse lui permettre les propos de l'auteur du Capitaine Fracasse... Confused

Finalement, Rétif et BRH aurait peut-être mieux fait de citer Théophile Gautier dans leurs bouquins... cela aurait eu plus de succès auprès du public francophone Very Happy
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bastet



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Posté le: 10 Juin 2018 9:11
Sujet du message:
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Bonjour il est intéressant de suivre vos échanges et c'est là aussi que je prends conscience de la perte que fait le forum que l'on sait en ne vous comptant plus parmi ses membres pour des raisons don je ne saisis toujours pas bien la teneur non

Quant aux souvenirs tout analyste sait que leurs lacunes et leurs faiblesses se concentrent avec régularité dans des domaines perturbés par des complexes mais il peut y a voir des souvenirs qui remontent très loin dans le passé, dans la première enfance..... Rolling Eyes et qui peuvent être restés très précis.... pied
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Cipriani Franceschi



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Posté le: 10 Juin 2018 10:57
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il est d'ailleurs désolant de constater que ce sujet sur les souvenirs de Théophile Gautier, posté par Peyrusse, a été vu 50 fois sur le forum des ânes mais n'a fait l'objet d'aucun commentaire.... Shocked
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Frédéric Staps
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Posté le: 10 Juin 2018 12:20
Sujet du message:
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Cipriani Franceschi a écrit:
il est d'ailleurs désolant de constater que ce sujet sur les souvenirs de Théophile Gautier, posté par Peyrusse, a été vu 50 fois sur le forum des ânes mais n'a fait l'objet d'aucun commentaire.... Shocked

Mais si, il a fait l'objet de commentaires...


... ICI ! Laughing
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Cipriani Franceschi



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Posté le: 10 Juin 2018 22:29
Sujet du message:
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Frédéric Staps a écrit:
Cipriani Franceschi a écrit:
il est d'ailleurs désolant de constater que ce sujet sur les souvenirs de Théophile Gautier, posté par Peyrusse, a été vu 50 fois sur le forum des ânes mais n'a fait l'objet d'aucun commentaire.... Shocked

Mais si, il a fait l'objet de commentaires...


... ICI ! Laughing


Mais..... c'est pourtant vrai Wink

eh oh les copains du troupeau d'ânes ! rappliquez ici ! fou

humour
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bastet



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Posté le: 11 Juin 2018 11:55
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Puisque des souvenirs précis peuvent remonter à la deuxième ou troisième année personnellement je ne remets pas en question le souvenir de Théophile Gautier qui remonte à sa quatrième année non
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Frédéric Staps
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Posté le: 11 Juin 2018 12:56
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Je garde personnellement des souvenirs qui remontent à ces âges, qui ont une certaine précision, mais pas la même précision que celle du récit de Théophile Gautier.

La phrase suivante par exemple décrit un souvenir tout à fait surprenant pour un enfant de 4 ans :

Citation:
Il se tenait mal et avait l'air effondré d'un maraîcher qui a voyagé toute la nuit


Un enfant de 4 ans est-il en effet en mesure de se rendre compte que quelqu'un se tient mal à cheval ? Et sa comparaison avec l'air effondré d'un maraîcher est-elle bien celle qui peut venir spontanément à son esprit ?

Ce qui est éventuellement possible, c'est que ce souvenir ait été réactualisé par la suite en l'évoquant avec une autre personne qui y assistait également. Le souvenir de Théophile Gautier ne serait pas alors le simple souvenir d'un enfant de 4 ans, mais le souvenir d'un enfant de 4 ans combiné avec le souvenir d'une personne plus âgée où Théophile Gautier ne serait plus en mesure de faire la distinction entre son propre souvenir et l'apport extérieur venant de la personne avec laquelle il l'avait évoqué à un âge plus avancé.

D'autres de mes souvenirs, par contre, même s'ils sont chronologiquement possibles, sont vraisemblablement en partie inventés. Il est ainsi très peu probable que j'ai pu entendre l'annonce de l'assassinat de Kennedy au moment même où cela s'est passé (à la différence de celui de son frère), mais en même temps, j'ai dû l'apprendre assez rapidement après les faits. A la différence d'autres souvenirs qui remontent à la même époque (je me souviens m'être perdu dans un bois en partant en vacances), ce "souvenir" a été réactualisé à diverses reprises et il ne m'est donc plus possible de savoir s'il reposerait sur une réalité ou s'il s'agit d'une pure invention.
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Cipriani Franceschi



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Posté le: 11 Juin 2018 19:16
Sujet du message:
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bastet a écrit:
Bonjour il est intéressant de suivre vos échanges et c'est là aussi que je prends conscience de la perte que fait le forum que l'on sait en ne vous comptant plus parmi ses membres pour des raisons don je ne saisis toujours pas bien la teneur non


il faut croire que nous ne "cochions pas les bonnes cases" pour rester sur ce forum... Shocked

bastet a écrit:

Quant aux souvenirs tout analyste sait que leurs lacunes et leurs faiblesses se concentrent avec régularité dans des domaines perturbés par des complexes mais il peut y a voir des souvenirs qui remontent très loin dans le passé, dans la première enfance..... Rolling Eyes et qui peuvent être restés très précis.... pied


chère Bastet, vous faites appel ici à la psychanalyse, si je ne m'abuse... j'avoue en ce qui me concerne être très dubitatif sur cette démarche, surtout en tant que thérapie Confused

je crois que le souvenir le plus lointain que je conserve dans un recoin de ma mémoire est la silhouette de ma grand-mère, elle est décédée lorsque j'avais 4 ans, mais c'est un souvenir très diffus, nullement le souvenir précis d'un visage ou de paroles prononcées... oin!

et même pour les Américains sur la Lune en 69 (j'avais alors 7 ans) le souvenir que j'ai gardé des images vues à la télévision n'est pas très précis... Confused

c'est la raison pour laquelle, comme notre ami Staps, et s'agissant des souvenirs de Théophile Gautier, j'aurais tendance à penser que ceux-ci ont été réactualisés, reconstitués, à la faveur d'évocations avec une ou plusieurs tierce-personne Wink

sauf erreur, le récit de Maurice Dreyfous rapporte que l'entrée des troupes étrangères dans Paris en 1815 à laquelle Théophile Gautier aurait assistée, a fait l'objet de nombreuses évocations par ses parents au cours de la jeunesse du futur poète-écrivain.... il est possible qu'il en ait été de même pour ses souvenirs de Napoléon durant les Cent jours
salut!
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ClaudeM



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Posté le: 12 Juin 2018 20:25
Sujet du message:
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Je n'avais pas vu ce sujet, mais pour mettre mon grain de sel, j'ai des souvenirs précis, mais peu nombreux, dès l'âge de 3 ans.
Des faits bien sûr assez marquants,
et beaucoup de souvenirs à 4 ans, dont la libération chez moi, à Antony, Aout 44, la division Leclerc, les américains, j'avais 3ans 3/4...
Je ne vous bassine pas en donnant des détails, mais je pourrais le faire... Wink
salut!
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