JOSEPHINE - Le couple Beauharnais.

Pour parler ici des habitudes de l'homme Napoléon, de ses préférences et de ses aversions, mais aussi de ses proches, des familiers, des contemporains, des militaires.
Pour aborder les habitudes, les grands évènements, le mode de vie...
Pour poser vos questions sur la période du Premier Empire.

Message par Invité » 12 Sep 2006 19:50

Merci (pour la précision et le conseil :wink: )

:roserouge:
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Message par Jean-Baptiste Muiron » 12 Sep 2006 19:58

Pour le citron, je ne parlais pas du liquide vaisselle, bien sûr. :wink:
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Message par Invité » 12 Sep 2006 20:09

J'avais compris... :wink:
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Message par Frédéric Staps » 12 Sep 2006 22:07

Jean-Baptiste Muiron a écrit :Croyez-vous, chère CC, que les sentiments humains, et notamment ceux de l'amour, aient été très différents à la fin du XVIIIème (je ne parle pas des mariages arrangés ou politiques, mais des mariages 'de sentiments' comme celui de Bonaparte et de la veuve Beauharnais) ?

Toutes les recherches historiques faites dans le domaine montrent assez clairement que les conceptions relatives au mariage qui prévalaient à l'époque étaient sensiblement différentes de celles d'aujourd'hui. Même si la thèse d'Edouard Shorter (Naissance de la famille moderne, édition originale anglaise, 1975, traduction française, 1977) a été quelque peu nuancée par divers travaux ultérieurs (notamment Maurice Daumas, La tendresse amoureuse XVIe-XVIIIe siècles, 1996, Gabrielle Houbre, La discipline de l’amour. L’éducation sentimentale des filles et des garçons à l’âge du romantisme, 1997 et Agnès Walch, Histoire du couple en France, de la Renaissance à nos jours, 2003), elle reste néanmoins valable dans les grandes lignes. Depuis le XVIIIe siècle, nous sommes passés d'une société où les mariages s'établissaient d'abord et avant tout dans une optique patrimoniale et en vue de créer des alliances entre des familles à une société où l'amour est le critère premier pour faire naître une union (et la dissoudre dès le moment où l'amour disparaît).
A la fin du XVIIIe siècle, cependant, même si on peut observer les premiers signes d'une évolution en ce sens, les conceptions traditionnelles restent encore le lot de la majorité des gens.
Le mariage de Napoléon et de Joséphine n'échappe pas lui-même entièrement à la tradition malgré ce qu'ont pu écrire de nombreux auteurs plus soucieux de parer leur récit des couleurs du romantisme et d'un sentimentalisme quelque peu anachronique que d'analyse rigoureuse.
Dans le chef de Joséphine, il est assez évident que ce n'est pas le grand amour qui l'a conduite à épouser ce général. L'âge venant, elle devait trouver à se caser car elle ne pouvait plus trop se permettre de se contenter d'être la maîtresse d'un homme puissant.
Quant à Napoléon, ce ne sont pas seulement les nuits torrides passées avec cette femme qui lui faisait découvrir des plaisirs inconnus jusque-là qui l'ont amené au mariage. Le réseau de relations de l'ancienne maîtresse de Barras a plus que probablement pesé pour le pousser à officialiser une relation qui aurait pu rester illégitime s'il n'y avait pas eu d'autres intérêts en jeu. Opposer ce soi-disant "mariage de sentiments" aux autres mariages de l'époque relève une fois de plus d'une approche quelque peu mythique du personnage de Napoléon.
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Message par CC » 12 Sep 2006 23:03

Comme quoi, le réseau de relations était important et même bien vu, du moment qu'il pouvait servir les intérêts du maître.

Ensuite, il était beaucoup moins bien vu car elle aurait dû se contenter de ne regarder que son époux. :|
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Message par Luc Meaux » 13 Sep 2006 8:19

Napoléon eut une fille avec madame de Pellapra...
fille qui devint princesse de Chimay :wink:
Mais le lien de paternité est contesté par les historiens.
Voir "une fille de Napoléon" de la princesse Bibesco.

PS: ce livre fera l'objet d'un commentaire et d'une publication dans la bibliothèque, si CC veut bien :wink: :lol:
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Message par Invité » 13 Sep 2006 9:59

Vous avez raison, Pierre. Le mariage Joséphine-Napoléon servait les intérêts de l'une comme de l'autre, même s'il existait tout de même des sentiments du côté de Napoléon.
Et d'ailleurs, quel mariage! Le futur marié qui n'arrive pas, les deux futurs mariés qui trichent sur leurs âges... Un mariage à la sauvette... On est loin d'un beau mariage d'un couple amoureux... :lol:
(mais il est vrai que Joséphine a eu ensuite sa revanche avec le couronnement... :wink: )


Luc, le commentaire de ce livre m'intéresserait beaucoup.
Et je doute fort qu'il n'intéresse pas CC! :wink:


:blanche:
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Message par Luc Meaux » 13 Sep 2006 11:26

mais il est vrai que Joséphine a eu ensuite sa revanche avec le couronnement...

...et Napoléon avec la répudiation et le divorce...
Ce qui n'empêcha pas à Napoléon et Joséphine d'entretenir une amitié sincère.
Les lettres qu'ils s'échangèrent après le divorce, le prouvent.
On peut constater en les lisant, en toute indiscrétion, une complicité et une tendresse particulière...

Pierre écrit:
Dans le chef de Joséphine, il est assez évident que ce n'est pas le grand amour qui l'a conduite à épouser ce général. L'âge venant, elle devait trouver à se caser car elle ne pouvait plus trop se permettre de se contenter d'être la maîtresse d'un homme puissant.
Quant à Napoléon, ce ne sont pas seulement les nuits torrides passées avec cette femme qui lui faisait découvrir des plaisirs inconnus jusque-là qui l'ont amené au mariage. Le réseau de relations de l'ancienne maîtresse de Barras a plus que probablement pesé pour le pousser à officialiser une relation qui aurait pu rester illégitime s'il n'y avait pas eu d'autres intérêts en jeu. Opposer ce soi-disant "mariage de sentiments" aux autres mariages de l'époque relève une fois de plus d'une approche quelque peu mythique du personnage de Napoléon.


Cela reste qu'un avis, me semble-t-il, car il est difficile selon moi, de sonder le fond du coeur des gens. Que ressentaient-ils en fin de compte? nous ne le saurons jamais.
Dernière édition par Luc Meaux le 13 Sep 2006 17:59, édité 1 fois.
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Message par CC » 13 Sep 2006 12:25

Non, on ne le saura jamais. Mais Napoléon pouvait aussi envisager le cas d'avoir une relation d'amants avec Joséphine et d'envisager le mariage avec une autre. Il n'aurait pas été le premier à agir ainsi - et il l'a d'ailleurs fait lui-même plus tard. :|

On peut donc se dire que s'il en est venu au mariage, il devait y trouver aussi de l'intérêt.
Cela n'ôte d'ailleurs en rien l'attirance réelle qu'il éprouvait pour Joséphine.
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Message par CC » 13 Sep 2006 12:26

Marlène a écrit : Luc, le commentaire de ce livre m'intéresserait beaucoup.
Et je doute fort qu'il n'intéresse pas CC! :wink:


:blanche:


Bien sûr qu'il m'intéresse aussi! :ange:
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Message par CC » 13 Sep 2006 18:06

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Message par Invité » 13 Sep 2006 18:20

De rien, CC!
C'est avec plaisir...

:blanche:
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Message par Frédéric Staps » 13 Sep 2006 21:12

Luc Meaux a écrit :Cela reste qu'un avis, me semble-t-il, car il est difficile selon moi, de sonder le fond du coeur des gens. Que ressentaient-ils en fin de compte? nous ne le saurons jamais.

Que cela vous plaise ou non, l'amour n'était pas à l'époque la raison première pour laquelle on se mariait. La passion amoureuse était même perçue de manière assez négative. Ce n'est que par la suite qu'elle a été érigée en condition indispensable pour faire un bon mariage.
C'est donc cette évolution des sensibilités qui conditionne notre vision du mariage. De nos jours, un mariage qui ne serait pas fondé uniquement sur l'amour passe pour un mauvais mariage, ce qui amène à juger négativement la manière de fonctionner de nos ancêtres qui ne partageaient pas exactement ces conceptions.
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Message par Joker » 13 Sep 2006 22:12

Autrement dit, autre temps, autres moeurs. :wink:
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Message par Invité » 14 Sep 2006 15:03

C'est vrai qu'à cette époque, les mariages étaient, à quelques rares exceptions près, toujours arrangés par les familles, pour cause d'alliances et d'intérêts.
Les futurs mariés avaient rarement leur mot à dire et devaient accepter et s'adapter du mieux qu'ils le pouvaient.
Les passions amoureuses étaient donc réservées aux amants et aux maîtresses.
Peut-être est-ce pour cette raison qu'il y avait beaucoup d'adultère ?...
Ce serait assez logique... :wink:

:fleur:
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