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Les Marie-Louise
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Joker
Bouffon impérial


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Posté le: 18 Mai 2006 0:15
Sujet du message: Les Marie-Louise
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1813-1814 : l'Empire s'effondre, malgré le courage des jeunes recrues, appelées les "Marie-Louise" en l'honneur de l'Impératrice.

Les grenadiers tirèrent. Une décharge abattit les Russes qui, au galop, chargeaient le carré. Mais les enfants ne bougèrent pas ; la plupart étaient ceux qui avaient défilé neuf jours auparavant, rue de Rivoli.
"Quoi ! Qu'y a-t-il ? bondit l'Empereur ; tirez donc, mais tirez donc !"
Aucun ne bougea. Les anciens dont on voyait pointer les lourdes moustaches tirèrent une seconde fois. Alors, d'entre les blessés qui tombaient, du fond des fumées que le vent poussait en rouleaux jusqu'au cheval de Napoléon, mille têtes se dressèrent, et le régiment regarda l'Empereur en silence.
Lui frissonna... et en face de ces hommes qui, armés de fusils, ne se défendaient plus :
"Lâches ! Tirez donc ! ... Vous allez être culbutés ; tirez ! tirez ! Messieurs les chefs de bataillon !..."
Courbé sur sa selle, il empoigna un soldat :
"Epaule ! Vois ce tas de blessés... Comment t'appelles-tu ?"
Sans attendre, Napoléon leva le poing. Une décharge de boulets troua le régiment, et deux sections s'abattirent.
"Feu ! Feu ! Feu ! ..." cria l'Empereur.
Autre silence.
Blême et fou, pantelant sous le talon d'une épouvante mystique, Napoléon retrouva son cri d'Iéna :
"Soldats ! Vainqueurs du monde..."
Le régiment le regarda encore... Ce fut le coup d'oeil affolé du limonier sous le brancard, du mouton sous le couteau.
Il prit le fusil d'ntre les mains de l'enfant et répéta :
"Comment t'appelles-tu ?
- Léopold de Manneville, Sire.
- Eh bien, tu seras la honte des femmes ! Aux fuseaux !..." hurla l'Empereur.
Droit sur sa bête, il épaula un Russe, mais le coup ne partit pas. Il lança le fusil avec colère :
"A un autre ! Le tien !"
Un soldat leva le bras. L'Empereur prit l'arme, inspecta la gâchette. Une fureur lui cassait les flancs ; il jeta encore le fusil.
"Un autre ! un autre !"
On lui en tendit plusieurs. Dans le tumulte et le désordre, il les regarda et rugit :
"Pourquoi ces armes ne sont-elles pas ? ..."
A ce moment, quelqu'un tomba entre les pattes de son cheval et eut le temps de souffler :
"Je tirerais bien, mais je ne sais pas..."
D'autres voix crièrent :
"Nous n'avons fait que marcher depuis neuf jours !
- On ne nous a pas fait de théorie !"
Et d'autres voix gémirent, sans doute des morts :
"Nous ne savons pas nous défendre.
- Nous ne savons pas charger nos fusils..."
Aussitôt, sous le coup de l'horreur, la face de César se transforma, ses traits égaux se modifièrent et ses yeux parurent mourir !... Cette épouvantable réponse l'avait scellé au milieu du carré sur les quatre sabots de son cheval, et dans le rauquement des mitrailles, transfiguré par quelque atroce vision, il voulut rester ainsi en plein champ de mort, seul contre les Russes ! Il était la cible du combat, fantomatique, le sang aux jambes et sa tête de terre aux lignes de médaille paraissait dominer encore la trajectoire des bombes.
Il fût demeuré là jusqu'à la fin.
Heureusement, pour sauver les Marie-Louise, Bordesoulle et ses "potirons" venaient au galop, dans un torrent de cuirasses.
Alors, la vie lui revint au coeur ; il sembla se réveiller, ordonna la charge, culbuta les Russes, prit leurs faubourgs, entra dans Vesles aussitôt - et le soir, lorsque les "ruines" du régiment de recrues, dont trois cents étaient morts, défilèrent, soulagés, il eut un soupir, appela trente gamins, trente Marie-Louise au hasard, et les décora.

D'Esparbès, "La Légende de l'Aigle".
_________________
"Les erreurs du passé sont les faiblesses de l'avenir" (Anonyme)
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Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


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Posté le: 18 Mai 2006 10:11
Sujet du message:
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Joker a écrit:
D'Esparbès, "La Légende de l'Aigle".

Encore un bouquin qui a mal vieilli. A une époque où l'on condamne fermement l'utilisation des enfants pour participer à la guerre, un Napoléon, qui vient engueuler ces gosses qui sont en train de se faire massacrer sans vraiment réagir parce qu'ils ont une trouille bien légitime et qu'ils n'ont eu pas la formation adéquate, n'apparaît plus vraiment comme un personnage héroîque et tragique, mais comme un "fou" (le mot est de d'Esparbès lui-même) ayant perdu le sens des réalités, voire un monstre prêt à sacrifier la jeunesse de son pays parce qu'il s'accroche désespérément à un pouvoir qui lui échappe.
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CC



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Posté le: 18 Mai 2006 12:08
Sujet du message:
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Quel âge avaient ces enfants?
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Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


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Posté le: 18 Mai 2006 15:36
Sujet du message:
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D'après les informations trouvées dans le Dictionnaire Napoléon, les plus jeunes pourraient avoir 17 ans. Si je ne me trompe, les classes d'âge semblent correspondre à l'année des 20 ans des conscrits. La classe 1813 réunirait ainsi tous ceux qui seraient nés en 1793. Or c'est en janvier 1813 que le Sénat a voté les levées anticipées de la classe 1814 et peut-être aussi 1815. Il pourrait donc y avoir eu dès mars-avril 1813 des conscrits nés en décembre 1795, n'ayant donc pas atteint l'âge de 18 ans.
D'Esparbès parle cependant d'enfant, ce qui ne semble pas tout à fait adapté pour un jeune de 17 ans. Est-ce une maladresse de sa part ? N'a-t-il pas pris la peine de vérifier l'âge de ces "enfants" avant d'écrire un récit qui se voulait poignant et héroïque ? Il ne semble en tout cas pas avoir perçu le côté affreux et absurde de l'envoi à l'abattoir de ces jeunes qui n'avaient même pas reçu un minimum d'instruction pour servir à quelque chose au combat sinon à se faire massacrer en pure perte, ce qui est arrivé à 300 d'entre eux. Et les 30 médailles accordées ensuite par Napoléon paraissent une manière bien dérisoire d'essayer de gommer l'absurdité et l'horreur de la situation.
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CC



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Posté le: 18 Mai 2006 16:12
Sujet du message:
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Le pire c'est ça: les envoyer au combat sans préparation, sans même savoir se servir d'une arme!
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Auteur Message
Joker
Bouffon impérial


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Posté le: 18 Mai 2006 23:41
Sujet du message:
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C'est précisément pour son côté dérangeant que j'ai publié ce texte.
Il s'écarte de la vision traditionnelle des soldats héroïques dont la bravoure n'avait d'égal que l'esprit de sacrifice pour leur demi-dieu.
D'Esparbès dépeint des jeunes conscrits en proie à la panique en raison d'un défaut d'instruction militaire flagrant.
Ce récit m'a ému par son aspect tragique, même s'il bat en brêche l'image d'Epinal de Napoléon, souverain soucieux du bien-être de ses soldats.
Pourquoi dites-vous Pierre Desmarets que ce bouquin a mal vieilli ?
Il me semble au contraire en phase avec l'actualité en dénonçant les absurdités de la guerre et l'utilisation de jeunes inexpérimentés pour la mener.
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Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


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Posté le: 19 Mai 2006 8:33
Sujet du message:
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C'est le happy-end qui ne passe pas du tout.
d'Esparbès a écrit:
Heureusement, pour sauver les Marie-Louise, Bordesoulle et ses "potirons" venaient au galop, dans un torrent de cuirasses.

L'emploi du terme "Heureusement" est malencontreux parce que les 300 qui sont déjà morts en pure perte, personne n'aura été en mesure de les ramener à la vie.
Et puis après ce bref moment de doute qui saisit Napoléon, il redevient lui-même et gagne comme d'habitude la bataille à lui seul.
d'Esparbès a écrit:
Alors, la vie lui revint au coeur ; il sembla se réveiller, ordonna la charge, culbuta les Russes, prit leurs faubourgs, entra dans Vesles aussitôt

Quant à la conclusion, elle fait frémir.
d'Esparbès a écrit:
et le soir, lorsque les "ruines" du régiment de recrues, dont trois cents étaient morts, défilèrent, soulagés, il eut un soupir, appela trente gamins, trente Marie-Louise au hasard, et les décora.

Au lieu d'engueuler ceux qui ont envoyé les Marie-Louise au combat sans leur avoir donné l'instruction militaire minimum ou de prendre conscience qu'il ne peut pas continuer sans que des situations similaires se reproduisent, Napoléonn, comme à son habitude, distribue ses hochets au hasard comme si cela pouvait annuler les morts dont il est le premier responsable. Et manifestement, d'Esparbès applaudit. C'est en cela que ce texte a très mal vieilli.
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Joker
Bouffon impérial


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Posté le: 19 Mai 2006 23:00
Sujet du message:
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Je ne vois pas nécessairement les choses de la même façon que vous.
Selon moi, dans son récit, d'Esparbès se montre plus volontiers dénonciateur qu'adulateur et sa conclusion me semble être un réquisitoire dans lequel perce une pointe de cynisme ou d'ironie déguisée.
Je ne le vois en tout cas pas absoudre Napoléon. non
Mais il est vrai que tout un chacun peut avoir sa propre interprétation des faits et que la palette des impressions ressenties peut être de ce fait fondamentalement différente. :wink:
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fulub
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Messages: 1353

Posté le: 22 Mai 2006 14:46
Sujet du message:
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rssemblés au chef lieu de canton,les "maries louises" sont ensuite conduits à marche forcée vers le depot du régiment ou ils sont affectés.Pendant la campagne de france,certaines unités sont envoyées au feu sans avoir recu un uniforme complet,beaucoup n'ayant qu'une capote et un shako ,certains se battant avec les habits qu'ils portaient en quittant leurs foyer, .Les seuls pieces d'équipement militaire que tous recoivent sont les deux baudriers croisés sur la poitrine supportant la giberne à cartouches, le sabre court d'infanterie et la baionnette.quand aux armes ,fabriquées en hate,le marechal Marmont dira lui mm "on donne aux conscrits des fusils dont le canon éclate,dont le chien ,mal assujetti améne constament des ratés" certains ne recevront meme que des fusils de chasse ,voire des piques.
tspf
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Auteur Message
TN



Inscrit le: 19 Mai 2006
Messages: 524

Posté le: 22 Mai 2006 16:14
Sujet du message:
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Citation:
Au lieu d'engueuler ceux qui ont envoyé les Marie-Louise au combat sans leur avoir donné l'instruction militaire minimum


Ah bon ? Vous êtes sûr ?
A cette époque, je pense que Napoléon ne se faisait peut-être plus guère d'illusion sur ses subordonnés, mais une telle incurie de la part de l'administration de la guerre ou des préfets chargés de lever la conscription ne restait jamais sans réaction de la part de l'Empereur.
On ne peut pas imaginer qu'il n'ait pas dicté une note ou une lettre pour son ministre ou pour Berthier afin de savoir pourquoi aucune instruction militaire n'avait été donnée et aussi pour y remédier.

Même à ce moment, Napoléon voulait tout savoir et tout diriger dans l'Empire.
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Auteur Message
Sébastien
Pro de l'orthographe


Inscrit le: 28 Avr 2006
Messages: 433
Localisation: Belgique
Posté le: 30 Mai 2006 19:53
Sujet du message:
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Pour poursuivre ce poste, je tiens à souligner, d'après les principaux Maréchaux de l'Empire, ceux-ci auraient déclarés que l'on donne des Marie-Louise, et ils feraient de bien grandes choses, tellement leurs courages étaient grands. ( Je ne tiens malheureusement pas le texte sous la main . . .)

ils s'étaient plusieurs fois distingués . . . :wink:

http://img244.imageshack.us/img244/1508/jeunegardefrancaise8wq.jpg
La Jeune Garde.
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Auteur Message
Drouet cyril



Inscrit le: 09 Mai 2006
Messages: 647

Posté le: 30 Mai 2006 20:29
Sujet du message:
Répondre en citant

Citation:
je tiens à souligner, d'après les principaux Maréchaux de l'Empire, ceux-ci auraient déclarés que l'on donne des Marie-Louise, et ils feraient de bien grandes choses, tellement leurs courages étaient grands. ( Je ne tiens malheureusement pas le texte sous la main . . .)



Pour l'hommage au courage des Marie-Louises, on peut citer Marmont évoquant Champaubert:

"Des conscrits arrivés de la veille entrèrent en ligne, et se conduisirent, pour le courage, comme de vieux soldats. Oh ! qu'il y a d'héroïsme dans le sang français !"

Salutations respectueuses.
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Auteur Message
Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


Inscrit le: 26 Avr 2006
Messages: 1751

Posté le: 30 Mai 2006 20:37
Sujet du message:
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ThiNap a écrit:
On ne peut pas imaginer qu'il n'ait pas dicté une note ou une lettre pour son ministre ou pour Berthier afin de savoir pourquoi aucune instruction militaire n'avait été donnée et aussi pour y remédier.

Relisez ce que Fulub a écrit dans le message juste au-dessus du vôtre. Les raisons pour lesquelles on envoyait ces jeunes soldats au front sans leur donner le minimum d'instruction nécessaire sont évidentes. On n'a plus le temps. Dès la campagne d'Autriche de 1809, il y a eu un changement dans la stratégie. Alors que les campagnes précédentes avaient été menées avec des hommes aguerris au combat, ceux-ci retenus en Espagne par la sale guerre qui s'y mène font désormais défaut. Les gros effectifs des troupes sont donc appelés à suppléer le manque d'expérience des soldats, ce qui a pour conséquence qu'une bataille comme Wagram, la dernière grande victoire de Napoléon, se caractérise par des pertes humaines supérieures du côté des vainqueurs.
Après le désastre de la campagne de Russie, ce problème devient véritablement catastrophique, d'où l'anticipation des levées et l'envoi précipité des jeunes recrues au combat.
Peu avant sa mort en 1809, le maréchal Lannes avait voulu attirer l'attention de Napoléon sur ce problème, mais celui-ci était resté sourd à ses remarques. Comment s'imaginer dès lors qu'il ait pu perdre son temps à rédiger une note pour remédier à un problème qui n'avait de remède que dans la fin de la guerre ? Et d'ailleurs si Napoléon avait rédigé une telle lettre, on n'en conserverait la trace. Alors plutôt que d'affirmer qu'il est inimaginable qu'il ne l'ait pas fait, fournissez-nous le texte de cette lettre.
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Auteur Message
TN



Inscrit le: 19 Mai 2006
Messages: 524

Posté le: 01 Juin 2006 7:46
Sujet du message:
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Citation:
Alors plutôt que d'affirmer qu'il est inimaginable qu'il ne l'ait pas fait, fournissez-nous le texte de cette lettre


Au cours de sa vie, Napoléon a écrit (ou dicté, car il écrivait très très mal) environ 35.000 lettres ... rechercher cette lettre précise ne s'avère pas aussi simple à réaliser qu'à le dire.
diabolo

A défaut de trouver cette lettre, on peut penser, sans grand risque d'erreur, qu'il ait voulu savoir pourquoi la conscription ou la préparation des jeunes conscrits n'était pas conforme à ce qu'il voulait.

Il faut savoir que l'Empereur avait la facheuse habitude pour les destinataires de ses lettres, d'entrer dans le moindre détail et d'en attendre autant en retour, y compris sur l'exécution de ses ordres.

Que cette lettre ait existé ou non n'a finalement que peu d'importance. Peut-être l'a-t-il simplement dit à Berthier ? C'est fort vraisemblable, dans ce cas il faudrait éplucher la correspondance et les ordres du major général ... ce qui est un travail aussi énorme que la correspondance de Napoléon.



salut! salut! salut!
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Frédéric Staps
Réfractaire impénitent


Inscrit le: 26 Avr 2006
Messages: 1751

Posté le: 01 Juin 2006 10:53
Sujet du message:
Répondre en citant

ThiNap a écrit:
Au cours de sa vie, Napoléon a écrit (ou dicté, car il écrivait très très mal) environ 35.000 lettres ... rechercher cette lettre précise ne s'avère pas aussi simple à réaliser qu'à le dire.
diabolo

Heureusement que vous avez ajouté un smiley à la fin de votre texte pour montrer qu'il fallait en rire, car il est effectivement assez risible. N'importe qui qui a fait un peu de recherche historique (même en amateur) se rendra tout de suite compte qu'il ne faut pas parcourir les 35.000 lettres de Napoléon pour savoir si il en a écrit une à la suite de cet épisode. Il suffit de retrouver la date où il y a eu des combats à Vesles (est-ce Vesles-et-Caumont dans l'Aisne ? Le flou du texte de d'Esparbès ne nous aide guère il est vrai) et de chercher dans la correspondance de Napoléon à cette date ou dans les jours suivants s'il a écrit la lettre que vous imaginez.
ThiNap a écrit:
A défaut de trouver cette lettre, on peut penser, sans grand risque d'erreur, qu'il ait voulu savoir pourquoi la conscription ou la préparation des jeunes conscrits n'était pas conforme à ce qu'il voulait.

Croyez-vous qu'il était assez bête pour ne pas le savoir de lui-même ?
ThiNap a écrit:
Il faut savoir que l'Empereur avait la facheuse habitude pour les destinataires de ses lettres, d'entrer dans le moindre détail et d'en attendre autant en retour, y compris sur l'exécution de ses ordres.

Il y a une légère contradiction entre cette affirmation et la suite. S'il avait bien cette "fâcheuse habitude" comme vous dites et que l'on ne retrouve pas de lettre, cela laisse clairement supposer qu'il n'a pas donné d'ordres à ce sujet parce que, de toute façon, les ordres qu'il aurait pu donner auraient été en contradiction avec son besoin impératif qu'on lui fournisse de nouveaux hommes pour renforcer ses effectifs.
ThiNap a écrit:
Que cette lettre ait existé ou non n'a finalement que peu d'importance.

Cela paraît un peu léger comme réponse après avoir sermonné celui qui avait eu l'insigne audace de supposer qu'une telle lettre n'avait jamais été écrite.
ThiNap a écrit:
Peut-être l'a-t-il simplement dit à Berthier ? C'est fort vraisemblable, dans ce cas il faudrait éplucher la correspondance et les ordres du major général ... ce qui est un travail aussi énorme que la correspondance de Napoléon.

Même chose que pour la correspondance de Napoléon. En connaissant la date de l'événement, on réduit à peu de choses le travail de recherche. Mais vous jugerez sans doute cela inutile puisque, de toute façon, vous connaissez déjà la vérité sans avoir eu besoin de faire des recherches. super!
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