L'Empereur à Campo

L'Empereur a abdiqué. Il est à la tête d'une île ridiculement petite et cependant, il ne courbe pas l'échine.

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L'Empereur à Campo

Message par général BERTRAND » 10 août 2007 11:19

Le 19 mai 1814, l'Empereur couche à Saint-Pierre-de Campo (NDLR: aujourd'hui Marina di Campo) dans la maison de Tommaso de Gregori.
(Répertoire mondial et Louise Laflandre-Linden)
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La maison existe toujours et est actuellement à usage de commerce (accessoires de pêche...) place Victor Emmanuel n° 14, près du port.
Photo septembre 2004:

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Modifié en dernier par général BERTRAND le 13 août 2007 12:29, modifié 2 fois.
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Message par général BERTRAND » 10 août 2007 11:21

Au pied de l'immeuble...

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Message par général BERTRAND » 10 août 2007 12:34

Le 20 mai, Napoléon consulte la carte de l’île en présence de Traditi, Joseph Hutré, de Lorenzini et du colonel Campbell. Son doigt distingue : au nord, Portoferraio ; vers l’ouest le Mont Giove et les deux Marciana ; à l’est Porto-Longone ; au sud, enfin, un village appelé Marina di Campo.
Nous allons le visiter…
Et le voilà parti accompagné de sa suite ordinaire. Au bout d’une heure de zigzags à travers la campagne et les montagnes, la voiture impériale pénètre dans Marina di Campo. Moins d’une demi-minute plus tard, le véhicule s’arrête sur la place de la mairie. Si petite cette placette, que le cocher et les piqueurs doivent effectuer 5 ou 6 manœuvres pour faire tourner la berline sur elle-même et la mettre en position de retour. Aucun attelage ne peut aller plus loin, un mamelon séparant le village de la mer.
Une tour de style Renaissance domine ce coteau. Pour l’atteindre un modeste sentier.
Un autochtone s’offre à conduire N. Il se nomme Tommaso de Gresori (NDLR: Gregori) et possède sur la place même une modeste demeure dans laquelle l’Empereur couchera le soir. L’escalier de cette maison débouche directement sur la chaussée. Il est en bois et ne mesure pas 50 cm de large.
Votre majesté ne peut coucher ici ! murmure Traditi.
Sans même visiter la chambre qu’on lui destine, il se dirige vers le sentier qui conduit à la tour juchée sur le mamelon. De ce promontoire, il apercevra pour la première fois la Pianosa…
(Napoléon Empereur de l'île d'Elbe, Robert Christophe, Fayard, Evreux, 1959)
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Message par CC » 13 août 2007 12:18

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Message par Joséphine » 13 août 2007 12:47

Général Bertrand,
c'est bien un morceau de canon qu'on voit au pied de l'immeuble?
Napoléon ne s'est pas battu à l'île d'Elbe. Ce canon a une histoire particulière?
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Message par général BERTRAND » 13 août 2007 15:23

Mais vous savez que toute la côte était gardée et il y avait donc des batteries un peu partout, le plus souvent désservies par des... Polonais!
Si j'ai bonne mémorie, il existe un deuxième fût près d'une petite chapelle dans la même rue...
Trop exposés aux déjections canines, dommage!
:D
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